Post by Mara Jade SkywalkerLe camp de Drancy était largement autogéré par les Juifs.
Tes fadaises et délires, personne n'y croit, mon pauvre bourin...
Toujours aussi con, le travelo belge !
<http://blanrue.blogspot.fr/2012/07/quand-des-juifs-collaboraient-avec.html>
Près de cinquante ans après la guerre, l’Épuration se poursuit en
France et à l’étranger. Animée par Serge Klarsfeld, Simon Wiesenthal,
Élie Wiesel et un grand nombre d’organisations juives dont le Congrès
juif mondial, dirigé par Edgar Bronfman, et, en France, le Conseil
représentatif des institutions juives de France (CRIF) (…), cette
Épuration suscite encore aujourd’hui de nombreuses procédures
judiciaires à l’encontre d’individus réputés avoir commis des «crimes
contre l’humanité», c’est-à-dire, pour parler clairement, des crimes
contre les juifs. (...) Les pays les plus concernés par ce type
d’affaires sont les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, l’Autriche, la
France, l’Angleterre, l’Écosse et l’Australie. La chasse aux «collabos»,
comme on appelle ceux qui ont collaboré avec l’Allemagne
nationale-socialiste, reste ouverte mais la chasse aux «collabos» juifs,
la chasse aux «juifs bruns» reste obstinément fermée.
(…)
Il reste que, dans leur volonté de chercher partout des suspects à
traduire devant les tribunaux, les justiciers juifs s’abstiennent de
mettre en cause ce que Maurice Rajsfus a pu appeler «une véritable
internationale juive de la collaboration nécessaire [selon les Conseils
juifs] avec les nazis».
A l’exemple de Philippe Pétain et de Pierre Laval, beaucoup de
responsables juifs ont collaboré par nécessité. La France avait, avec
l’Angleterre, pris l’initiative d’entrer en guerre contre l’Allemagne;
l’Allemagne nous avait d’abord vaincus puis, deux ans plus tard, elle
appelait tous les Européens à la croisade contre le communisme
international qui, il faut bien le reconnaître, était largement
d’inspiration juive. La signature d’une convention d’armistice, la
nécessité de survivre, la pensée lancinante des Français retenus
prisonniers en Allemagne, la lutte contre le communisme et ses méthodes
terroristes, toutes ces raisons et quelques autres encore conduisaient
Pétain et Laval à pratiquer une politique faite de constantes
tractations avec plus fort que soi. De son côté, l’Union générale des
israélites de France (UGIF) cherchait, elle aussi, à composer avec les
Allemands.
Pendant l’été 1944, alors que se poursuivaient les exécutions sommaires
des «collabos», commença la saison des juges, avec une justice à
plusieurs vitesses: rapide pour la collaboration politique, lente pour
la collaboration économique, nulle pour la collaboration juive.
Pendant qu’une justice expéditive permettait de fusiller notamment des
écrivains et qu’une justice selon les normes prenait tout son temps pour
examiner le dossier des constructeurs du mur de l’Atlantique, de Gaulle
et les communistes toléraient qu’à de rarissimes exceptions près les
juifs se jugent entre eux pour faits de collaboration. Des «tribunaux
d’honneur» étaient constitués pour juger et finalement acquitter tous
les juifs. Dans ces tribunaux figuraient des juifs qui avaient passé
toute la guerre aux États-Unis ou en Suisse.
L’affaire de l’UGIF
(...)
L’Union générale des israélites de France (UGIF) fut fondée le 29
novembre 1941. L’UGIF-Nord commença à fonctionner en janvier 1942 et
l’UGIF-Sud en mai 1942. Les responsables les plus connus en furent André
Baur, Georges Edinger, Raymond Geissmann, Gaston Kahn, Raymond-Raoul
Lambert, Albert Lévy et Marcel Stora. Elle fut en rapports constants
avec la «Gestapo», c’est-à-dire, en fait, avec le Service de sûreté
allemand (notamment Theodor Dannecker et Aloïs Brunner) et avec le
Commissariat général aux questions juives établi par le gouvernement du
maréchal Pétain (avec, pour responsables successifs, notamment Xavier
Vallat et Louis Darquier de Pellepoix).
En 1943, certains responsables de l’UGIF furent internés à Drancy pour
diverses raisons, puis déportés et ne revinrent pas de déportation mais
d’autres exercèrent leurs responsabilités jusqu’à la dissolution de
l’UGIF en septembre 1944, après le départ des Allemands de Paris. En
août 1944, Georges Edinger fut interné quelques jours à Drancy comme
suspect de collaboration puis relâché.
On pouvait – et on peut encore – reprocher à l’UGIF d’avoir contrôlé la
population juive de France pour le compte des Allemands, d’avoir incité
les juifs à l’obéissance aux lois allemandes et de Vichy, d’avoir
coopéré à la préparation des rafles (sans en prévenir les intéressés) et
d’avoir, en particulier, aidé les Allemands à se saisir des enfants
juifs qui étaient hébergés dans des homes placés sous son contrôle (ce
fut le cas, par exemple, pour les enfants d’Izieu).
A la date du 9 février 1943, l’effectif de l’UGIF-Nord comptait, à elle
seule, neuf cent dix-neuf employés; parmi les diverses catégories de
personnel appointées en zone nord se trouvaient... vingt huissiers. En
1942, l’UGIF possédait des bureaux en quatorze villes de la zone nord,
dont Paris, et en vingt-sept villes de la zone sud, dont Vichy. Il
fallait également compter, à Paris et en banlieue, quelques dizaines
d’établissements à caractère social (cantines, ouvroirs, dispensaires,
écoles, patronages, etc.) et, en zone sud, de nombreux homes d’enfants
et des fermes-écoles, particulièrement dans la Creuse.
Les fonds, considérables, provenaient, pour la zone nord, principalement
des biens confisqués aux juifs par les autorités allemandes ou
françaises et, pour la zone sud, principalement de l’argent distribué,
en pleine guerre, par le fameux American Jewish Joint Distribution
Committee. Plus connu sous le nom de «Joint» (Joseph Schwartz à Lisbonne
et Saly Mayer à Berne), ce comité distribua, pendant toute la guerre,
avec l’assentiment des Allemands, de considérables sommes d’argent aux
juifs, y compris aux juifs de Berlin en 1944 et il envoya des colis
aussi bien dans des camps de concentration que dans des ghettos. Le «
Joint » avait été fondé en 1914 par le banquier Felix Warburg. L’UGIF
reçut également des subsides de l’État français et bénéficia de l’aide
du syndicat des banques françaises. Ce fut le cas, par exemple, à la
suite d’une sanction financière d’un milliard de francs imposée par les
Allemands à cause d’une série de graves attentats perpétrés contre des
membres de la Wehrmacht : l’UGIF obtint un prêt qui lui permit de ne pas
taxer les juifs et de ne pas recourir à son propre argent; en fin de
compte, elle ne versa aux Allemands que le quart du prêt et conserva par
devers elle le reste de l’argent. Après la Libération, l’affaire de
l’UGIF sera étouffée et le procès public évité. Un jury d’honneur se
réunira sous la présidence de Léon Meiss, président du CRIF. Il
acquittera les accusés en première instance et en appel. Les pièces du
procès n’ont jamais été publiées. Personne ne sait ce que sont devenus
les sept cent cinquante mille francs que s’est appropriés l’UGIF: le
CRIF se les est-il, à son tour, appropriés ?
(...)
L’affaire du consistoire central
Le Consistoire central des israélites de France, fondé en 1808, quitta
Paris pour Lyon en 1940. Il refusa d’abord toute représentation au sein
de l’UGIF et voulut sauvegarder son indépendance et la maîtrise de ses
propres fonds. Il conserva des liens privilégiés avec l’Aumônerie
générale israélite et le grand rabbinat. Son président, Jacques
Helbronner, entretint des rapports suivis avec le maréchal Pétain qu’il
rencontra à vingt-sept reprises et en qui il voyait le « père de la
patrie ». Il fut arrêté par les Allemands le 19 octobre 1943 pour des
raisons obscures; il fut déporté et ne revint pas de déportation. Son
successeur fut Léon Meiss (1896-1966) qui fonda le CRIF en 1944. Le
Consistoire multiplia, bien sûr, interventions et protestations en
faveur des juifs mais tint jusqu’au bout à observer une attitude
légaliste qui, à bien des Français non juifs, devait valoir, pour
«collaboration avec l’ennemi», l’exécution sommaire, la potence ou la
prison. On lui attribue parfois une protestation datée du 25 août 1942
mais ce texte, que publie S. Klarsfeld dans son Mémorial de la
déportation des juifs de France (d’après des documents du CDJC de
Paris), est hautement suspect; il ne porte, en particulier, ni en-tête,
ni signature; il s’agit d’un texte dactylographié anonyme et
manifestement incomplet.
Les archives du Consistoire central sont actuellement soustraites à la
communication pour la période postérieure à 1937. Il faudrait,
semble-t-il, attendre l’an 2037 pour les voir ouvrir aux chercheurs.
Elles ont été déposées aux Archives des Hauts-de-Seine (à Nanterre)
avec, peut-être, une copie à l’Université hébraïque de Jérusalem.
Maurice Moch, archiviste du Consistoire central, aurait écrit un ouvrage
sur le Consistoire central pendant les années 1939-1944 mais ce texte,
truffé de documents, nous dit-on, n’a pu encore voir le jour.
L’affaire de Drancy
En 1939, le gouvernement Daladier avait ouvert cent quatre camps
d’internement en France pour les civils allemands, y compris au stade
Yves-du-Manoir à Colombes et au stade Roland-Garros. Au Vel’ d’hiv’,
douze mille femmes allemandes et autrichiennes étaient internées. En
août 1944, des milliers de Français suspects de collaboration allaient à
leur tour être conduits au Vel’ d’hiv’ – dans des conditions, parfois,
de grande violence. Les photographies, bien connues, de «juifs parqués
au Vel’ d’hiv’» sont d’ailleurs en réalité des photographies de
«collabos», prises par l’AFP ou l’agence Keystone en août 1944. Il en va
ainsi de toutes les guerres : les ressortissants d’une puissance
belligérante hostile sont internés et l’ennemi réel ou potentiel est «
neutralisé» en attendant d’être expulsé, jugé ou relâché. Les bâtiments
de Drancy avaient été prévus, avant la guerre, pour être occupés par des
gendarmes et leurs familles; après la Libération, ils allaient servir à
l’internement de prisonniers allemands ou de «collabos». Entre- temps,
de 1941 à 1944, Drancy avait servi de camp de transfert pour la
déportation des juifs de France vers l’Est. Parmi les soixante-sept
mille juifs ainsi déportés, seuls huit mille cinq cents ont été des
Français de souche et, parmi ces derniers, figuraient des «sujets
français» (c’est-à-dire des juifs d’Algérie) et des « protégés français
» (c’est-à-dire des juifs du Maroc ou de Tunisie). On doit ces
précisions à Maurice Rajsfus dont le livre sur Drancy, un camp de
concentration très ordinaire 1941-1944 développe la thèse selon laquelle
les juifs ont une large part de responsabilité dans l’internement de
leurs coreligionnaires à Drancy, dans l’organisation et le
fonctionnement du camp et dans la préparation des convois de déportés.
L’auteur reproche avec raison à Georges Wellers et surtout à Serge
Klarsfeld d’avoir soit atténué, soit gommé des réalités déplaisantes
pour la réputation des juifs.
Progressivement, les juifs élimineront les autorités françaises et
s’empareront des leviers de commande du camp de Drancy ; ils traiteront
directement avec les AA (autorités allemandes) et il s’ensuivra une
étonnante collaboration dont Aloïs Brunner, en particulier, ne pourra
que se féliciter.
Drancy comptera successivement sept commandants juifs : le tricoteur
Asken qui sera libéré en novembre 1942 avec les grands malades; Max
Blanor ; François Montel ; Georges Kohn, de mai 1942 à juin 1943; Robert
Félix Blum; Georges Schmidt ; Oscar Reich et Emmanuel Langberg. Le
Bureau des effectifs est juif ; il établit notamment les listes de
déportation. Le personnel juif se répartit en une trentaine de services.
Une police juive et un tribunal juif s’installent. Une prison est sous
la garde et la responsabilité de juifs. Le 24 octobre 1942 sont créés
les M.S., c’est-à-dire les membres du service de surveillance. Les
cadres juifs portent un brassard blanc et les policiers juifs un
brassard rouge; trois brigades sont formées avec, pour chacune, un
brigadier et sept hommes. Ces autorités juives peuvent au besoin faire
appel aux gendarmes français qui, eux, gardent l’enceinte du camp. Des
juifs sont, par d’autres juifs, mis à l’amende ou tondus à la suite
d’une décision – affichée – du tribunal juif présidé par Pierre Masse et
Paul Léon. Ils peuvent être inscrits sur la prochaine liste de déportés.
Les juifs eux-mêmes en viennent à parler de «Milice sémitique» ou de
«Gestapolack». Quand Robert Félix Blum constituera son directoire, on
pourra dire : « Le ministère Blum II est constitué» par allusion au
ministère constitué par Léon Blum en 1936. Les permissions ou les
libérations peuvent dépendre du CDP (Chef de la police juive). On crée
des «missionnaires», c’est-à-dire un corps de juifs chargés d’aller
trouver, à l’extérieur du camp, les familles d’internés et de les
convaincre d’aller rejoindre volontairement les internés à Drancy ; ces
«missionnaires» sont aussi appelés familièrement des «rabatteurs» ou des
«piqueurs». René Bousquet, responsable de la police de Vichy, apprend la
nouvelle et s’indigne auprès d’Oberg de pareilles méthodes (...). Des
«physionomistes» juifs s’emploient à repérer des juifs; «Ost fayer ?»
(en yiddish: «As-tu du feu ?»), telle est, par exemple, la question que
pose le « physionomiste » à un juif probable ; si l’homme répond, c’est
qu’il est juif. En 1943, la Côte d’Azur est devenue le refuge de très
nombreux juifs. Les Allemands, qui redoutent de voir de pareils
ensembles d’ennemis potentiels se constituer dans une zone de plus en
plus sensible vu le développement de la guerre en Méditerranée, la
situation militaire et politique en Italie et la possibilité d’un
débarquement dans le sud de la France, décident de lancer des opérations
de police. Aloïs Brunner se fait accompagner d’Abraham Drucker, le
médecin-chef du camp de Drancy, et de spécialistes juifs chargés de
vérifier, sous les porches des immeubles, si les hommes interpellés sont
circoncis ou non (après la guerre, des médecins alliés feront se dévêtir
des suspects pour voir s’il ne s’agit pas de SS portant sous le bras la
marque de leur groupe sanguin). Brunner est à tel point satisfait de
l’administration juive du camp qu’il fait supprimer barbelés et
matraques. La vie s’organise de mieux en mieux avec d’incessantes
constructions nouvelles. A Drancy, on célèbre le culte ashkénaze et le
culte sépharade. Il y a une école, un jardin d’enfants, des ateliers. Il
y a «de l’argent dans le camp, beaucoup d’argent» (Adam Rutkowski, Le
Monde Juif, octobre-décembre 1981, p. 143).
Il importe de plaire à la «hiérarchie juive» du camp, dispensatrice de
faveurs et de sanctions. Si l’on déplaît, on risque la déportation pour
ceux qui la redoutent ou la non-déportation pour ceux qui la souhaitent.
On peut demeurer à Drancy ou en être libéré; on peut obtenir une
permission ou se faire détacher dans l’une des trois annexes où la vie
n’est pas trop rude: « Austerlitz», « Lévitan» ou « Rue Bassano» dans le
XVIe arrondissement. A l’hôpital Rotschild, il semble que la
collaboration avec les autorités allemandes ait été particulièrement
satisfaisante pour ces dernières.
Après la guerre, Oscar Reich sera condamné à mort et exécuté mais les
autres responsables de Drancy ne connaîtront guère d’ennuis avec les
nouvelles autorités françaises et les instances juives. Pour les
non-juifs, il en va tout autrement. Les gendarmes de Drancy passeront en
jugement et, pour certains d’entre eux, seront condamnés. Les policiers
français auront des comptes à rendre.
(…)
Les conseils juifs en Europe
Dès la fin de 1939, les Allemands imposèrent la création de «Conseils
juifs» pour l’administration des communautés juives de Pologne par
villes, ghettos ou provinces. Certains Conseils s’efforcèrent de
contrarier la politique allemande, mais la plupart apportèrent une
importante contribution à l’effort de guerre allemand. Elles fournirent
main-d’œuvre et produits manufacturés. Cette politique de collaboration
résolue fut suivie par le fameux Mordechaï Chaïm Rumkowski, le «roi de
Lodz», qui alla jusqu’à frapper sa propre monnaie, Jacob Gens de Vilno,
Moshe Merin de Sosnowiec en Silésie et Efraïm Barasz de Bialystok. Ces
Conseils juifs réprouvaient la lutte armée contre les Allemands et
certains allèrent jusqu’à combattre les résistants. L’Allemagne eut sa «
Représentation des juifs allemands du Reich », la France son « Union
générale des Israélites de France », la Belgique une « Association des
juifs en Belgique». La Hollande, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie
et, en Grèce, Salonique eurent leurs Conseils juifs. Ceux de Hollande,
de Slovaquie et de Hongrie furent particulièrement coopératifs. Grâce à
leur collaboration avec les Allemands, beaucoup de juifs assurèrent
largement leur subsistance; certains comme Joinovici et, surtout,
Skolnikoff bâtirent de colossales fortunes.
Sionisme et national-socialisme
Sionisme et national-socialisme avaient assez de points communs pour
être dénoncés par les communistes, les trotskystes et certains milieux
arabes comme des frères, même si, souvent, ces frères allaient se
comporter en frères ennemis.
Dès août 1933, l’Agence juive pour la Palestine et les autorités du IIIe
Reich concluaient discrètement le « Pacte de transfert » (« Haavara
Agreement » ou « Transfer Agreement ») qui permettait de sauver
l’économie allemande mise en péril par la décision de boycottage des
marchandises allemandes prise par les organisations juives mondiales en
mars 1933. Ce pacte facilitait l’émigration de juifs allemands en
Palestine. La législation allemande antérieure à l’arrivée de Hitler au
pouvoir interdisait le transfert de capitaux à l’étranger, mais Hitler
contourna cette interdiction et permit aux juifs d’exporter
d’importantes sommes vers la Palestine et cela jusqu’à peu de mois après
le commencement de la guerre de 1939.
Pendant la guerre, les contacts entre certains milieux sionistes et les
Allemands persistèrent. En 1941, l’Irgun (Organisation militaire
nationale) ou « Groupe Stern» ou « Lehi» alla jusqu’à proposer une
alliance militaire à l’Allemagne contre la Grande-Bretagne. Un émissaire
rencontra à Beyrouth le diplomate Otto Werner von Hentig mais l’offre
fut déclinée, peut-être parce que l’Allemagne ne voulait pas «se prêter
à une manœuvre tendant à permettre aux juifs de chasser le noble et
vaillant peuple arabe de sa mère- patrie, la Palestine ». Shamir (…) fit
partie du Lehi au moins à partir de 1944 et, à cette époque, consacra
toutes ses forces à la lutte contre la Grande-Bretagne (qui exerçait un
protectorat sur la Palestine) et non contre l’Allemagne. En novembre
1944, ce groupe assassina au Caire Lord Moyne, ministre d’État
britannique pour le Moyen-Orient. La lutte contre l’armée britannique
prit les formes habituelles du terrorisme: les juifs allèrent jusqu’à
faire enlever, fouetter et pendre des militaires britanniques.
L’explosion de l’hôtel King David, dû au même groupe terroriste juif,
causa quatre-vingt-onze morts.
(…)
La paille et la poutre
Au terme de l’affreuse boucherie de 1939-1945, on se demande qui pouvait
s’ériger en juge et faire la leçon aux autres. Les Alliés comptaient
tant d’horreurs à leur actif (en particulier, Katyn, «le Goulag»,
Dresde, Hiroshima et la déportation de millions d’Allemands) qu’il
fallait beaucoup d’impudence pour instituer la parodie judiciaire de
Nuremberg. Les démocraties mènent la guerre de façon aussi cruelle que
les dictatures, et même plus cruellement encore quand elles disposent
d’une économie plus puissante. En ce demi-siècle de guerre, aucune force
militaire n’a tué plus d’enfants que l’US Air Force, bras armé de la
démocratie américaine: en Allemagne, en France, dans toute l’Europe
occupée par les Allemands, au Japon, en Corée, en Indochine, en Irak, au
Guatemala et ailleurs encore. Des puissances coloniales comme la France,
la Grande- Bretagne, les États-Unis et, à sa façon, l’URSS auraient dû
s’abstenir d’accuser l’Allemagne et le Japon.
Les juifs, c’est-à-dire l’État d’Israël ainsi que les organisations
juives ou les individualités qui prétendent parler au nom des juifs,
seraient bien inspirés de cesser leurs campagnes de haine contre les
vaincus de la seconde guerre mondiale.
(…)
Somme toute, mieux aurait valu qu’à la Libération, tous les magistrats
français eussent été conduits à pouvoir prendre exemple sur leur
collègue, le président Léon Meiss, et donc à passer l’éponge.
N’avions-nous pas l’exemple de Churchill qui, à part quelques discrètes
sanctions administratives, se refusa à toute mesure de répression à
l’égard de ses compatriotes des îles anglo-normandes, qui, pendant près
de cinq ans, avaient coopéré avec les Allemands sans leur opposer de
résistance armée ?
La France aurait pu s’engager dans la voie de la réconciliation générale
des Français... Pour la rédaction de cet article, j’ai tenu à me limiter
essentiellement aux informations fournies par l’Encyclopedia of the
Holocaust, ainsi que par les ouvrages suivants de Maurice Rajsfus : Des
Juifs dans la Collaboration. I – L’UGIF 1941-1944, II –Une Terre promise
? 1941-1944 et Drancy – Un camp de concentration très ordinaire 1941-1944.