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Gilets jaunes : Pénicaud demande aux entreprises un effort sur les salaires, refus net du Medef
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Gaby
2018-12-07 11:03:39 UTC
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Pour répondre à la crise, le ministre du Travail s'est tournée vers les
entreprises, leur demandant de faire un geste sur les salaires. Une
requête catégoriquement rejetée par le Medef, qui refuse d'être «bouc
émissaire d'une révolte fiscale».

A l'approche de l'acte 4 de la mobilisation des Gilets jaunes, très
redouté par le gouvernement, le ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a
essayé de trouvé un soutien auprès des entreprises, leur demandant de
faire leur part face à l'«urgence sociale absolue».

«Il faut y aller, tout le monde peut faire quelque chose, donc tout le
monde doit faire quelque chose dans cette dynamique. [...]. Il faut
partager un peu la valeur», a-t-elle appelé de ses vœux le 7 décembre
sur BFM Business, estimant que le gouvernement apportait déjà sa
contribution avec la loi Pacte, qui va selon elle permettre d'augmenter
l'intéressement et la participation, et la loi Avenir professionnel qui
vise à augmenter les salaires des femmes.

Muriel Pénicaud sur les augmentations de salaires: "j'en appelle
aux entreprises, il faut y aller. Tout le monde peut faire quelque
chose, donc tout le monde doit faire quelque chose. Il faut partager un
peu la valeur" pic.twitter.com/w7tfzrGIUb
— BFM Business (@bfmbusiness) 7 décembre 2018

«Que les grandes entreprises montrent l'exemple, et il y en a beaucoup
qui sont prêtes à le faire, qui le disent. Et il y a des branches qui
ont fait l'accompagnement des salaires ces dernières années, d'autres
moins. Je sais qu'elles sont prêtes à le faire, il faut le faire»,
a-t-elle encore martelé.

Elle a toutefois tenu à rassurer le patronat, expliquant que sa requête
n'avait rien de contraignant, le gouvernement n'ayant pas l'intention
pas légiférer sur la question : «On ne va pas imposer par la loi une
augmentation générale des salaires, ça n'a pas de sens, on détruirait
de la compétitivité et de l'emploi.»
Le Medef refuse que les entreprises deviennent le «bouc émissaire d'une
révolte fiscale»

Mais le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux n'a que très peu
goûté les propos du ministre, refusant que de voir les entreprises
stigmatisées par le gouvernement dans cette crise. «Je ne voudrais pas
que cette révolte fiscale se transforme en mettant en accusation des
entreprises qui font leur travail. On pointe du doigt les entreprises
alors que c'est un problème d'impôt», a-t-il regretté au micro de
France Inter.

«On est en train de faire des entreprises le bouc émissaire de cette
révolte fiscale», a-t-il poursuivi, plaidant pour une baisse des
dépenses publiques, afin de pouvoir baisser les impôts «de tous les
Français». «Si on se tourne vers les entreprises pour augmenter les
impôts, malheureusement le chômage va repartir à la hausse», a-t-il en
outre fait valoir.

Geoffroy Roux de Bézieux a en revanche qualifié de «bonne idée» la mise
en place d'une prime exceptionnelle de fin d'année défiscalisée à
laquelle le gouvernement s'est dit favorable, précisant que dans les
secteurs «où ça va bien on pourra faire un geste».

Le sujet, au même titre que la prime transport évoquée par le
gouvernement, devrait être abordé ce 7 décembre à l'occasion d'une
réunion entre la ministre du Travail et les organisations syndicales et
patronales. Une réunion à laquelle ne participera pas la CGT, qui a
expliqué son absence par un refus de se laisser «récupérer» par le
gouvernement.

Lire aussi : La France championne des prélèvements fiscaux au sein de
l’OCDE
--

http://tinyurl.com/y9zbkzlq
Herisson grognon
2018-12-07 11:25:59 UTC
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Post by Gaby
Pour répondre à la crise, le ministre du Travail s'est tournée vers les
entreprises, leur demandant de faire un geste sur les salaires. Une
requête catégoriquement rejetée par le Medef, qui refuse d'être «bouc
émissaire d'une révolte fiscale».
A l'approche de l'acte 4 de la mobilisation des Gilets jaunes, très
redouté par le gouvernement, le ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a
essayé de trouvé un soutien auprès des entreprises, leur demandant de
faire leur part face à l'«urgence sociale absolue».
«Il faut y aller, tout le monde peut faire quelque chose, donc tout le
monde doit faire quelque chose dans cette dynamique. [...]. Il faut
partager un peu la valeur»,
Ah oui, juste un peu, ne surtout pas faire d'excès dans ce "partage"
décidé éventuellement et en reculant par les voleurs de richesse.

Alain





a-t-elle appelé de ses vœux le 7 décembre
Post by Gaby
sur BFM Business, estimant que le gouvernement apportait déjà sa
contribution avec la loi Pacte, qui va selon elle permettre d'augmenter
l'intéressement et la participation, et la loi Avenir professionnel qui
vise à augmenter les salaires des femmes.
Muriel Pénicaud sur les augmentations de salaires: "j'en appelle
aux entreprises, il faut y aller. Tout le monde peut faire quelque
chose, donc tout le monde doit faire quelque chose. Il faut partager un
peu la valeur" pic.twitter.com/w7tfzrGIUb
«Que les grandes entreprises montrent l'exemple, et il y en a beaucoup
qui sont prêtes à le faire, qui le disent. Et il y a des branches qui
ont fait l'accompagnement des salaires ces dernières années, d'autres
moins. Je sais qu'elles sont prêtes à le faire, il faut le faire»,
a-t-elle encore martelé.
Elle a toutefois tenu à rassurer le patronat, expliquant que sa requête
n'avait rien de contraignant, le gouvernement n'ayant pas l'intention
pas légiférer sur la question : «On ne va pas imposer par la loi une
augmentation générale des salaires, ça n'a pas de sens, on détruirait
de la compétitivité et de l'emploi.»
Le Medef refuse que les entreprises deviennent le «bouc émissaire d'une
révolte fiscale»
Mais le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux n'a que très peu
goûté les propos du ministre, refusant que de voir les entreprises
stigmatisées par le gouvernement dans cette crise. «Je ne voudrais pas
que cette révolte fiscale se transforme en mettant en accusation des
entreprises qui font leur travail. On pointe du doigt les entreprises
alors que c'est un problème d'impôt», a-t-il regretté au micro de
France Inter.
«On est en train de faire des entreprises le bouc émissaire de cette
révolte fiscale», a-t-il poursuivi, plaidant pour une baisse des
dépenses publiques, afin de pouvoir baisser les impôts «de tous les
Français». «Si on se tourne vers les entreprises pour augmenter les
impôts, malheureusement le chômage va repartir à la hausse», a-t-il en
outre fait valoir.
Geoffroy Roux de Bézieux a en revanche qualifié de «bonne idée» la mise
en place d'une prime exceptionnelle de fin d'année défiscalisée à
laquelle le gouvernement s'est dit favorable, précisant que dans les
secteurs «où ça va bien on pourra faire un geste».
Le sujet, au même titre que la prime transport évoquée par le
gouvernement, devrait être abordé ce 7 décembre à l'occasion d'une
réunion entre la ministre du Travail et les organisations syndicales et
patronales. Une réunion à laquelle ne participera pas la CGT, qui a
expliqué son absence par un refus de se laisser «récupérer» par le
gouvernement.
Lire aussi : La France championne des prélèvements fiscaux au sein de
l'OCDE
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