Discussion:
Comment la médecine est devenue une fake science au service du big pharma
(trop ancien pour répondre)
Cardinal de Hère
2020-03-25 19:04:32 UTC
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Un article intéressant qui explique que 85% de la production
scientifique en sciences médicales consiste en articles bidonnés
contenant des données fausses et relatant des phénomènes impossibles à
reproduire en laboratoire. L'article explique comment les savants sont
progressivement devenus des escrocs pondant des articles sur commande
des grands labos afin de pouvoir placer des produits souvent inutiles.
L'article fait remonter aux années 90 cette perversion de la médecine
qui s'est accompagnée d'une très forte inflation des dépenses médicales.
Il permet de comprendre aussi bien la compromission de Lévy, Buzyn et
consort que la haine rabique qui accable Raoult.

<http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/24/hydroxychloroquine-comment-la-mauvaise-science-est-devenue-u-305255.html>

Hydroxychloroquine : comment la mauvaise science est devenue une religion.

Scènes surréalistes dans l’Hexagone, avec un bras de fer entre l’IHU
Méditerranée-Infection et le gouvernement autour de la prescription
d’hydroxychloroquine contre le Covid. Dimanche, Marseille passait en
force en invoquant le serment d’Hippocrate et une question éthique
fondamentale.
par Jean-Dominique Michel, anthropologue médical et expert en santé
publique, Genève.

Conformément au serment d’Hippocrate que nous avons prêté, nous
obéissons à notre devoir de médecin. Nous faisons bénéficier à nos
patients de la meilleure prise en charge pour le diagnostic et le
traitement d’une maladie. Nous respectons les règles de l’art et les
données les plus récemment acquises de la science médicale.

Nous avons décidé :
· Pour les tous les malades fébriles qui viennent nous consulter, de
pratiquer les tests pour le diagnostic d’infection à Covid 19 ;
· Pour tous les patients infectés, dont un grand nombre peu
symptomatiques ont des lésions pulmonaires au scanner, de proposer au
plus tôt de la maladie, dès le diagnostic :
– un traitement par l’association hydroxychloroquine (200 mg x 3 par
jour pour 10 jours) + Azithromycine (500 mg le 1er jour puis 250 mg par
jour pour 5 jours de plus), dans le cadre des précautions d’usage de
cette association (avec notamment un électrocardiogramme à J0 et J2), et
hors AMM. Dans les cas de pneumonie sévère, un antibiotique à large
spectre est également associé.

Nous pensons qu’il n’est pas moral que cette association ne soit pas
inclue systématiquement dans les essais thérapeutiques concernant le
traitement de l’infection à Covid-19 en France.

Le retour de bâton (ou plutôt le coup de pied de l'âne) ne se faisait
pas attendre puisque pas plus tard que le lendemain, le ministre de la
Santé annonçait formellement son opposition à ce que les médecins de
ville fassent usage de ce traitement , réservé aux hôpitaux. Les noms
d’oiseau se mirent à fuser de plus belle. Raoult continue évidemment
d’agacer et de s’aliéner bien des soutiens en affimant par exemple qu’il
« n’en a rien à fiche de l’avis de ses collègues ou du ministère ».

Lesquels évoquent le besoin de certitude scientifique (whattever that
means, nous y viendrons) avant d’autoriser les généralistes à prescrire
l’hydroxychloroquine. Ambiance.


Science et science et même : pas science !

Ce que le public ignore, lui qui fait un peu naïvement confiance aux «
scientifiques », c’est que la recherche médicale est en crise systémique
depuis plus de 15 ans. A l’époque, John Ioannidis, un médecin né à New
York, passé ensuite par les Universités d’Athènes et Ioannina (Grèce)
puis Harvard, avait lancé un sacré pavé dans la mare sous la forme d’un
article intitulé « Why Most Published Research Findings Are False »
("Pourquoi la plupart des résultats de recherche scientifique publiés
sont faux."). Ce papier eut un succès qui ne se démentit jamais,
devenant même l'article technique le plus téléchargé en ligne de la
revue PLoS (Public Library of Sciences) Medicine Ioannidis a depuis
rejoint la prestigieuse Université de Stanford, dans la Silicon Valley,
où il exerce la fonction de directeur du Stanford Prevention Research
Center tout en co-dirigeant le Meta-Research Innovation Center.

Pour reprendre le début de son article original, il disait en fait ceci
: « on s'inquiète de plus en plus du fait que la plupart des résultats
de recherche publiés actuellement sont faux. La probabilité qu'une
affirmation de recherche soit vraie peut dépendre de la puissance et de
la partialité de l'étude, du nombre d'autres études sur la même question
et, surtout, du rapport entre les relations vraies et les relations
fausses parmi les relations étudiées dans chaque domaine scientifique. »

L’article de Ioannidis fit l’effet d’un (petit) électrochoc. Ce qui
n’était rien face aux répliques à venir…


Do you replicate ?

Dix ans plus tard, la société californienne Amgen (leader mondial de
l'industrie des biotechnologies médicales) lança une montagne dans la
mare en révélant avoir essayé de répliquer les résultats de 47 de 53
articles "phares" fondant les principaux protocoles alors utilisés
contre le cancer. L’idée de la réplicabilité est simple et de bon sens :
dans la démarche hypothético-déductive, on construit une hypothèse de
recherche théorique, puis on définit un protocole d’expérimentation
visant à la tester en vue d’obtenir des données qui en confirmeront ou
en infirmeront la pertinence.

Pour en donner une métaphore charmante, le psychologue genevois Jean
Piaget s’était intéressé, dans le cadre de son centre d’épistémologie
génétique, à la manière dont les bébés acquièrent une compréhension du
monde : Observant que nos tout-petits opèrent d’une manière en fait très
proche de la démarche empirique. Tous les parents ont pu par exemple
observer que vers l’âge de 15-18 mois, tous les bébés s’engagent dans un
curieux rituel répétitif en laissant tomber un objet (cuillère, tasse,
ballon) au sol. Quand les parents ramassent l’objet et le redonnent au
nourrisson, celui-ci recommence encore et encore d’une manière
étonnamment déterminée.

Piaget a formulé l’hypothèse que le petit humain se livre en fait à une
« expérience scientifique » en vérifiant un grand nombre de fois si le
résultat est bien toujours le même. Il fait sens que si la tasse devait
parfois tomber, parfois s’élever vers le plafond, la conclusion serait
différente que dans le cas où le résultat est bien toujours le même. Par
la reproduction des résultats, l’enfant acquiert une compréhension
empirique de la loi universelle de la gravitation.

On comprend comment tout la fiabilité d’un résultat de recherche
implique sa reproductibilité. Le « test » de Amgen, publié en 2016 dans
le prestigieuse revue « Science » fit désordre : des 53 expériences
reproduites, les chercheurs ne purent retrouver les mêmes résultats que
pour… 7 d’entre elles !

Si, vous avez bien lu.


Not right.

Ce que le magazine Quartz résuma ainsi : « Quelque chose est pourri dans
l'état de la recherche biomédicale. Tous ceux qui travaillent dans ce
domaine le savent à un certain niveau. Nous applaudissons les
présentations de nos collègues lors de conférences, en espérant qu'ils
nous feront preuve de la même courtoisie, mais nous savons dans notre
cœur que la majorité, voire la grande majorité de nos affirmations en
matière de recherche sont fausses. »

Nous n’entrerons pas dans les détails des questions épistémologiques que
cela pose, nous contentant d’indiquer au long de cet article les
meilleures références pour les lecteurs qui auraient envie d’explorer
par eux-mêmes les tenants et aboutissants de cette inconfortable réalité.

Pour tous ceux qui comme vous et moi avons un profond respect pour la
médecine, les conclusions sont assez terribles. Malgré l’intégrité
indiscutable de l’immense majorité des médecins, ils sont en quelque
sorte pris en otage d’un domaine (la bio-médecine pseudoscientifique) en
réalité sinistré dans une mesure comparable à celle de ses indiscutables
succès. Des pointages menés dans d’autres champs disciplinaires
retrouvent majoritairement l’existence de tels biais conduisant à des
résultats peu ou insuffisamment reproductibles. En psychologie
expérimentale, on est un peu mieux, soit à 50% de reproductibilité
globale des études publiées. Un taux significativement plus élevé,
faisant de la psychologie (souvent dénigrée par les médecins) une
discipline bien plus « scientifique que la leur ! Avec la biomédecine,
on est en quelque sorte dans le cas de figure d’être priés d’accorder
notre confiance à une compagnie d’aviation dont l’affirmation de sa
compétence à faire voler un avion d’un aéroport A à un aéroport B se
vérifiait dans entre 15% et au mieux 30% des cas ? Vous trouveriez ça
choquant ?! Et refuseriez peut-être de monter à bord ? Bienvenue dans
l’univers compliqué de la médecine prétendument « scientifique ».


Tentatives de réaction.

La communauté médicale a bien essayé de réagir, il faut le dire sans
grand succès. En 2013, le Dr Richard Smith, rédacteur en chef du British
Medical Journal, osa publier un éditorial sans ambiguité reprenant les
critiques de Ioannidis : “ La plupart des études scientifiques sont
erronées, et elles le sont parce que les scientifiques s'intéressent au
financement et à leurs carrières plutôt qu'à la vérité.” Dans le même
prestigieux journal, en 2014, il persistait : « La recherche médicale,
toujours un scandale ».

En 2015, son collègue du Lancet, Richard Horton, publia une troublante
confession dans un éditorial en ligne suite à une présentation
gouvernementale au sujet de laquelle la plus stricte confidentialité
avait été demandé au groupe select de participants :

"Beaucoup de ce qui est publié est incorrect". Je ne suis pas autorisé
à dire qui a fait cette remarque car on nous a demandé de respecter les
règles de Chatham House. On nous a également demandé de ne pas prendre
de photos de diapositives. Ceux qui travaillaient pour des agences
gouvernementales ont plaidé pour que leurs commentaires restent
particulièrement non cités, puisque les prochaines élections
britanniques signifient qu'ils vivent dans le "purdah" - un état glacial
où de sévères restrictions à la liberté d'expression sont imposées à
toute personne employée par le gouvernement. Pourquoi ce souci
paranoïaque du secret et de la non-imputation ? Parce que ce symposium
sur la reproductibilité et la fiabilité de la recherche biomédicale, qui
s'est tenu au Wellcome Trust à Londres la semaine dernière, a abordé
l'une des questions les plus sensibles de la science actuelle : l'idée
que quelque chose a fondamentalement mal tourné avec l'une de nos plus
grandes créations humaines.

Affligée par des études portant sur des échantillons de petite taille,
des effets minuscules, des analyses exploratoires non valables et des
conflits d'intérêts flottants, ainsi que par une obsession à poursuivre
des tendances à la mode d'importance douteuse, la science a pris un
virage vers l'obscurité. Comme l'a dit un participant, "les mauvaises
méthodes donnent des mauvais résultats". L'Académie des sciences
médicales, le Conseil de la recherche médicale et le Conseil de la
recherche en biotechnologie et en sciences biologiques ont désormais mis
leur poids en termes de réputation au service d'une enquête sur ces
pratiques de recherche douteuses. L'endémicité apparente des mauvais
comportements en matière de recherche est alarmante.

Dans leur quête d'une histoire convaincante, les scientifiques sculptent
trop souvent des données pour établir leur théorie préférée du monde. Ou
bien ils remettent en cause des hypothèses pour fixer leurs données. Les
rédacteurs en chef des revues scientifiques méritent eux aussi leur part
de critiques. Nous aidons et encourageons les pires comportements.
Notre acceptation du facteur d'impact alimente une compétition malsaine
pour gagner une place dans quelques revues sélectionnées. Notre amour
du significatif pollue la littérature avec de nombreux contes de fées
statistiques. Nous rejetons les confirmations importantes. Les revues
ne sont pas les seuls mécréants. Les universités sont dans une lutte
perpétuelle pour l'argent et le talent, des finalités qui favorisent des
mesures réductrices, comme la publication à fort impact. Les procédures
d'évaluation nationales, telles que le cadre d'excellence pour la
recherche, encouragent les mauvaises pratiques. Et les scientifiques, y
compris leurs plus hauts responsables, ne font pas grand-chose pour
modifier une culture de la recherche qui frise parfois la mauvaise
conduite. »

Le lecteur familier de la pensée complexe aura reconnu la description
d’un problème systémique. Qui est une conséquence directe de la
perversion propre à la démarche dite « evidence-based » qu’on traduit
abusivement de manière courante par « fondée sur les preuves ». Dans un
papier publié en 2014 dans le Journal of Evaluation in Clinical Practice
sous le titre : « Comment la médecine basée sur des preuves échoue en
raison d'essais biaisés et d'une publication sélective », Susanna
Every-Palmer et Jeremy Howick expliquaient ceci :

« La médecine fondée sur les preuves (EBM) a été annoncée au début des
années 1990 comme un "nouveau paradigme" pour améliorer les soins aux
patients. Pourtant, il n'y a actuellement que peu de preuves que la «
médecine fondée sur les preuves » ait atteint son objectif. Depuis son
introduction, les coûts des soins de santé ont augmenté alors que l'on
manque toujours de preuves de qualité suggérant que la médecine EBM a
entraîné des gains substantiels en matière de santé au niveau de la
population (…) nous suggérons que le potentiel de la médecine fondée sur
les écosystèmes pour améliorer les soins de santé des patients a été
contrecarré par des biais dans le choix des hypothèses testées, la
manipulation de la conception des études et une publication sélective.
Les preuves de ces failles sont les plus claires dans les études
financées par l'industrie. Nous pensons que l'acceptation aveugle par
l'EBM des "preuves" produites par l'industrie revient à laisser les
politiciens compter leurs propres votes. Étant donné que la plupart des
études d'intervention sont financées par l'industrie, il s'agit d'un
problème sérieux pour la base de données globale. Les décisions
cliniques fondées sur ces preuves risquent d'être mal informées, les
patients recevant des traitements moins efficaces, moins nocifs ou plus
coûteux. »


What the heck ?!

La médecine reste nimbée d’une telle aura que je me doute bien des
réactions incrédules voire contrariées que la lecture de cet article
pourra provoquer chez certains lecteurs. Nous sommes attachés à nos
médecins, des personnes dans leur immense majorité intègres et
scrupuleuses. Nous nous sentons rassurés du pouvoir technique incroyable
de la médecine contemporaine, qui peut nous déboucher des artères en
douceur, juguler en un tournemain des infections qui hier tuaient par
villes entière – la peste s’inclina définitivement devant un simple
antibiotique. On peut nous remplacer une hanche ou un genou, nous
greffer un nouveau cœur, nous plonger dans un coma artificiel, nous
maintenir en vie envers et contre tout d’une manière évidemment
vertigineuse…

Alors comment concilier ces preuves très convaincantes du pouvoir
curatif de la biomédecine et les critiques consternées désormais portées
par les plus prestigieuses revues médicales sur ses innombrables dérives
et scories ? Les propos de deux rédacteurs en chef démissionnaires du
New England Medical Journal nous éclaireront.

Le Dr Relman, en 2002, avait souligné :

"La profession médicale est achetée par l'industrie pharmaceutique, non
seulement en termes de pratique de la médecine, mais aussi en termes
d'enseignement et de recherche. Les institutions académiques de ce pays
se permettent d'être les agents rémunérés de l'industrie pharmaceutique.
Je pense que c'est honteux."

Son successeur, Marcia Angeli relevait quant à elle en 2009 :

"Il n'est tout simplement plus possible de croire une grande partie des
recherches cliniques qui sont publiées, ni de se fier au jugement de
médecins de confiance ou à des directives médicales faisant autorité. Je
ne prends aucun plaisir à cette conclusion, à laquelle je suis parvenu
lentement et à contrecœur au cours de mes deux décennies de travail de
rédactrice en chef."

Le constat est triste mais implacable. Pour paraphraser le chanteur
Renaud, qui l’avait chanté en l’an 2000 dans son style alors inimitable
« la médecine est une putain, son maquereau c’est le pharmacien ».

Je me doute que ces propos ne me feront pas que des amis. Si c’était mon
propre avis que j’exprimais ici, je comprendrais qu’on m'en voulût. Le
hic c’est que cette conclusion est en l’occurrence aussi bien celle de
la Chambre des communes britanniques que de l’Institut d’éthique Edmond
J. Saffra de l’Université de Harvard. Le cas échéant, c’est à eux que
j’invite le lecteur indigné à adresser son éventuelle fulmination...


Sooo british

Dans un fameux rapport datant de 2005 mais hélas toujours d'actualité,
la Chambre des Communes du Royaume-Uni posait un « diagnostic » sans
détours sur le maladie principale dont souffre la médecine et le
système de santé dans son ensemble aujourd’hui :

« L’industrie pharmaceutique trahit systématiquement ses responsabilités
à l’égard de la population et des institutions. Les grandes firmes se
sont de plus en plus focalisées sur le marketing, bien plus que sur la
recherche, et elles exercent une influence omniprésente et persistante,
non seulement sur la médecine et la recherche, mais sur les patients,
les médias, les administrations, les agences de régulation et les
politiques. (...) Elle s’est infiltrée dans tout le système, à tous les
niveaux. C’est elle qui définit les programmes et la pratique médicale.
Elle définit aussi les objectifs de recherche de médicaments sur
d’autres priorités que celles de la santé publique, uniquement en
fonction des marchés qu’elle peut s’ouvrir. Elle détermine non seulement
ce qui est à rechercher, mais comment le rechercher et surtout comment
les résultats en seront interprétés et publiés. Elle est maintenant hors
de tout contrôle. Ses tentacules s’infiltrent à tous les niveaux. Il
faut lui imposer de profonds changements. »

Il m’est parfois arrivé -puisque c’est mon métier d’étudier ces
réalités- de me faire soupçonner de complotisme en évoquant ces faits.
L’amusant en l’espèce est qu’il n’est même pas besoin de l’être :
l’industrie de la maladie est systémiquement corrompue et complote
autant qu'on lui en laisse le loisir !

La propagande peut être définie comme "la diffusion d'idées,
d'informations ou de rumeurs dans le but d'aider ou de nuire à une
institution, une cause ou une personne ; les idées, les faits ou les
allégations diffusés délibérément pour faire avancer sa cause ou pour
nuire à une cause opposée." Un élément important de la propagande (comme
l'expliquait Joseph Goebbels, l'odieux promoteur de la machine de
propagande nazie pendant la Seconde Guerre mondiale) est que si vous
"continuez à dire un mensonge suffisamment gros et à le répéter, les
gens finiront par le croire."

Il s'ensuit que le succès de la propagande médicale dépend de la
suppression non seulement du souci de la vérité, mais aussi de la vérité
elle-même. Le groupe qui veut promouvoir un gros mensonge doit également
"utiliser tous ses pouvoirs pour réprimer la dissidence, car la vérité
est l'ennemi mortel du mensonge."

Le centre d’éthique Saffra de Harvard porte un regard sans complaisance
sur cette triste réalité :

« Au cours des 35 dernières années, les patients ont souffert d'une
épidémie largement cachée d'effets secondaires de médicaments qui ont
généralement peu de bénéfices compensatoires. L'industrie pharmaceutique
a corrompu la pratique de la médecine par son influence sur le
développement des médicaments, la manière dont ils sont testés et la
création de connaissances médicales (…) L'industrie a exigé des délais
d'examen moyens plus courts et, avec moins de temps pour examiner
minutieusement les preuves, il en est résulté une augmentation des
hospitalisations et des décès. La satisfaction des besoins des
entreprises pharmaceutiques a pris le pas sur la satisfaction des
besoins des patients. Si cette corruption des intentions réglementaires
n'est pas inversée, la situation continuera à se détériorer. Nous
proposons des suggestions pratiques, notamment : la séparation du
financement des essais cliniques de leur conduite, de leur analyse et de
leur publication ; une direction indépendante de la FDA ; le financement
public intégral de toutes les activités de la FDA ; des mesures visant à
décourager la R&D sur les médicaments ayant peu ou pas de nouveaux
avantages cliniques ; et la création d'un Conseil national de sécurité
des médicaments. »

Les éthiciens, médecins et juristes de Harvard mettent le doigt sur un
phénomène de "corruption systémique", une entreprise de manipulation
généralisée permettant de ne pas avoir besoin de soudoyer un grand
nombre de personnes. La manipulation globale permets que des foules
d'acteurs de bonne foi y participent en toute ignorance de cause.

« Aujourd'hui, les objectifs de la politique pharmaceutique et de la
pratique médicale sont souvent sapés par la corruption institutionnelle
- c'est-à-dire des pratiques répandues ou systémiques, généralement
légales, qui sapent les objectifs ou l'intégrité d'une institution.
Nous verrons que les objectifs propres de l'industrie pharmaceutique
sont souvent pervertis. En outre, le financement des campagnes
électorales et du lobbying par l'industrie pharmaceutique fausse le
processus législatif qui définit la politique pharmaceutique. Certaines
pratiques ont corrompu la recherche médicale, la production de
connaissances médicales, la pratique de la médecine, la sécurité des
médicaments et la surveillance du marketing pharmaceutique par la Food
and Drug Administration. En conséquence, les praticiens peuvent penser
qu'ils utilisent des informations fiables pour s'engager dans une
pratique médicale saine tout en se basant en réalité sur des
informations trompeuses et donc prescrire des médicaments qui sont
inutiles ou nocifs pour les patients, ou plus coûteux que des
médicaments équivalents. Dans le même temps, les patients et le public
peuvent croire que les organisations de défense des patients
représentent efficacement leurs intérêts alors que ces organisations
négligent en réalité leurs intérêts. »


Nos Chères Autorités (ça se passe comme ça chez Mac Macron ?!)

Un des aspects de la corruption systémique mise en avant par les
éthiciens de Harvard tient aux multiples conflits d’intérêt,
compromissions et liens d’influence entre les organes de régulation
gouvernementaux et l’industrie pharmaceutique. Agnès Buzyn l’avait
asséné avec une audace digne de la plus rude propagandistes en disant en
substance que puisque nul ne connaissait mieux les médicaments et les
vaccins que les pharmas, il était inquestionnable qu’ils soient
fortement présentes dans les instances de régulation étatique. La
nomination de son mari, Yves Lévy, à la tête de l’INSERM fut fortement
critiquée (même par le Lancet) en raison d’un conflit d’intérêts évident
découlant de ses liens étroits avec l’industrie vaccinale. Ceci au
moment où son ministre d’épouse imposait 11 vaccinations obligatoires,
une mesure sans précédent et sans utilité médicale convaincante pour la
plupart d’entre elles...

J’entrevois le procès qui me sera fait à le dire, on m’accusera
probablement au passage de prétendre que la terre est plate ou que les
extra-terrestres sont de retour. Il est pourtant un droit fondamental
inaliénable pour chacun qui est celui de disposer de son propre corps.
Aucun traitement -même vaccinal- ne peut être imposé hors du
consentement éclairé d’une personne. A force de propagande, Agnès Buzyn
et Yves Lévy ont réussi à faire passer cela comme étant "normal"
"nécessaire" et même « bienveillant » alors qu’il s’agit d’une violation
sans précédent de l’habeas corpus. La diabolisation de tous ceux qui -de
manière réservée ou virulente- s’opposent à l’obligation vaccinale ayant
achevé d'installer un climat de totalitarisme sanitaire qui interdit
désormais toute liberté de pensée en raison d'un impératif idéologique.
Je dis ceci indépendamment de la question de la sécurité vaccinale,
aujourd'hui dans l'ensemble (mais avec quelques bémols) solidement
établie. Mais la question de fond n’est pas là. C’est celle de la
souveraineté de chaque personne à disposer d’elle-même.

Après avoir finalement quitté l’INSERM, Lévy fut ensuite nommée par
Emmanuel Macron au Conseil d’État, en dépit de son absence de formation
juridique, ce qui souleva évidemment de nouvelles accusations de copinage !


Crime organisé ?!

Un livre écrit par un des plus rigoureux spécialiste de la validité des
recherche médicales, co-fondateur du chapitre nordique de la Revue
Cochrane, reçut en 2014 le prix de l’association médicale britannique
dans la catégorie « les bases de la médecine ».

Son titre ? « Remèdes mortels et crime organisé : Comment l'industrie
pharmaceutique a corrompu les services de santé ». Le Pr Peter
Goetzsche, choqué comme nombre de ses collègues par les scandales
sanitaires à répétition (ce qui mettra éventuellement la puce à
l’oreille des lecteurs français) en fit un décodage systémique. Le point
commun de ces différents scandales peut être résumé par la séquence
suivante :

Autorisation de mise sur le marché par une instance étatique de
régulation pétrie de conflits d’intérêts (en France, selon les
journalistes d’investigation Thierry Souccar et Isabelle Robard, sur 675
personnes siégeant à l’Agence française de sécurité sanitaire des
produits de santé (nom du service à l’époque du Mediator), près de 415
personnes (donc 62,4 %) déclarent avoir des intérêts dans l'industrie
pharmaceutique, cosmétique ou autre.
Cette mise sur le marché est obtenue par le groupe pharmaceutique
en toute connaissance de cause d’effets dangereux ou létaux, qu’elle
omet délibérément de déclarer
Des professeurs en médecine renommés sont au besoin payés pour nier
tout lien de causalité entre des pertes et dommages et le médicament
consommé. Certains par exemple ont touché $50'000.- par expertise
(rédigées par les pharmas elles-mêmes) pour nier l’implication de
certains médicaments dans des suicide de jeunes, alors même que les
pharmas connaissaient parfaitement un effet d’augmentation des cas de
suicide dans cette population.
Lorsque le scandale éclate, la molécule toxique est retirée, mais
non sans avoir au passage rapporté un énorme pactole. Le Vioxx ainsi a
rapporté à Merck 11 milliards de dollars pendant le temps de sa
commercialisation.
Le régulateur inflige une « amende » pour mauvaise conduite à la
pharma repentante, qui reste peanuts au regard du blé engrangé ($950
millions face donc à 11 milliards pour le Vioxx) et bien sûr, aucun
responsable ne va en prison malgré les centaines ou milliers de
personnes tuées au passage.

Le lecteur un peu curieux du monde aura probablement des assonances qui
lui seront venues à l’esprit. On retrouve ce pattern dans tous les
secteurs de l’industrie qui devenue aujourd’hui largement criminelle.
C’est qu’ont fait les constructeurs automobiles allemands en truquant
les logiciels d’évaluation embarqués de la pollution -provoquant des
milliers de décès prématurés en Europe année après année. Ou Boeing en
mettant sur le marché un nouvel avion qu’ils savaient défaillant -crash
! Ou Monsanto et ses faux papiers scientifiques, ses fausses
associations de paysans amoureux de pesticides et son catalogue de
produits toxiques, dont bien sûr le glyphosate. Si vous avez utilisé une
poêle en Téflon au cours de votre vie, saviez-vous qu’il s’agit d’une
substance toxique lorsqu’elle surchauffe ? Dupont de Nemours a été
condamné en 2016 à 671 millions de dollars à cause d’une fuite de
produits toxiques nécessaires à sa fabrication empoisonnant durablement
la population. Quant à la crise des subprimes, produit elle aussi d’une
logique criminelle, elle n’a conduit aucun criminel en col blanc devant
la justice pendant que des milliers et des milliers d’innocents se
retrouvaient à la rue ou en subissaient l’impact délétère de multiples
manières.


Le roi est nu ?!

Voici comment Richard Smith présenta l’ouvrage primé de Goetzsche dans
le British Medical Journal :

Il doit y avoir beaucoup de gens qui tremblent lorsqu'ils entendent que
Peter Gøtzsche va parler lors d'une réunion ou lorsqu'ils voient son nom
sur la liste du contenu d'un journal. Il est comme le jeune garçon qui
non seulement a pu voir que le roi était nu, mais n’a pas non plus
hésité à le dire. La plupart d'entre nous ne peuvent pas voir que le roi
est nu ou ne l'annonceront pas quand nous verrons sa nudité, c'est
pourquoi nous avons grandement besoin de personnes comme Peter. Ce n'est
pas un intriguant ou un dissimulateur, et il a un goût certain pour les
mots forts et les métaphores colorées. Certaines personnes, peut-être
beaucoup, pourraient être rebutées par l'insistance de Peter à comparer
l'industrie pharmaceutique à la mafia, mais ceux qui se détournent du
livre manqueront une occasion importante de comprendre quelque chose
d'important sur le monde.

Il est en effet effrayant de voir combien de similitudes il y a entre
cette industrie et la mafia. La mafia gagne des sommes d'argent
obscènes, tout comme cette industrie. Les effets secondaires du crime
organisé sont des meurtres et des morts, et les effets secondaires sont
les mêmes dans cette industrie. La mafia corrompt les politiciens et
autres, tout comme l'industrie de la drogue...

L'industrie a certainement été victime du ministère américain de la
justice à de nombreuses reprises dans des affaires où des entreprises
ont été condamnées à des milliards d'amendes. Peter décrit en détail les
dix principales affaires, mais il y en a beaucoup d'autres. Il est
également vrai qu'elles ont récidivé, calculant peut-être qu'il y a de
gros profits à faire en bafouant la loi et en payant les amendes. Les
amendes peuvent être considérées comme "le coût des affaires", comme le
fait de devoir payer le chauffage, la lumière et le loyer.

Beaucoup de gens sont tués par l'industrie, beaucoup plus que par la
mafia. En effet, des centaines de milliers de personnes sont tuées
chaque année par des médicaments sur ordonnance. Nombreux sont ceux qui
considèrent cela comme presque inévitable, car ces médicaments sont
utilisés pour traiter des maladies qui tuent elles-mêmes. Mais un
contre-argument est que les bénéfices des médicaments sont exagérés,
souvent à cause de graves distorsions des preuves qui se cachent
derrière les médicaments, un "crime" que l'on peut attribuer en toute
confiance à l'industrie.

Et, comme pour la mafia, malheur à ceux qui dénoncent ou témoignent
contre l'industrie. Peter raconte plusieurs histoires de dénonciateurs
traqués.


La médecine n’est pas une science. Pour une simple raison : elle ne peut
pas l’être (mais à peu près tout le monde fait semblant de l'ignorer) !

La recherche scientifique donc, est très largement faisandée et mal
fichue au point d’en être globalement douteuse. La vraie raison, vous ne
l’entendrez jamais mentionnée : c’est simplement que la médecine n’est
pas une science. C’est une question épistémologique un peu trop complexe
pour être développé ici, mais pour faire simple : elle ne dispose des
caractéristiques autoréférentielles propres aux disciplines
scientifiques (puisque ses cadres de références sont d’autres sciences,
comme la biologie, la physique et la chimie, mais aussi la psychologie,
la sociologie, l’anthropologie ou la noologie).

Les méthodologies de l’Evidence-Based Medicine ont fait saliver une
génération de médecins qui espéraient s’élever vers le Ciel grâce à
cette nouvelle religion. Mais le propre de la démarche
hypothético-déductive, c’est le réductionnisme. On en vient à imaginer
pouvoir rétrécir une personne humaine dans toute sa complexité à une
simple liste de variables biologiques -ce qui aujourd’hui est tout ce
que certains médecins savent encore faire.

Qu’une variable biologique puisse donner une information utile sur une
situation clinique, bien sûr, mais la médecine, fondamentalement, est
avant tout une praxis, soit à la fois un art et une science. Si l’EBM
vient en soutien de cette réalité, c’est bien. Mais quand elle se fait
plus grosse que le bœuf, c’est le patient qui explose.

Du fait de ces boursouflures, confusions et compromissions, la médecine
est aujourd’hui à risque de perdre son sens et son âme. La « mauvaise »
médecine (mauvais diagnostics, mauvais traitements, médicaments
toxiques) est devenue aujourd’hui aux États-Unis la troisième cause de
mortalité après les maladies cardiovasculaires et les cancers.

Les médecins le savent et l’admettent en privé : ils sont conscients de
ne plus pouvoir accorder confiance aux études financées par les pharmas,
auxquels appartiennent d’ailleurs toutes les grandes revues «
scientifiques » qui en constituent en quelque sorte le service marketing.

L’enseignement médical est lui aussi « sous influence », devenant une
zone de « non-droit ».

Comme le disait Hamlet : « Il y a quelque chose de pourri au Royaume de
Danemark ! »

Ces réalités c’est évidemment mon métier de les connaître. Ce qui me
surprend toujours (au bout de 30 ans de recherche), c’est de continuer à
constater combien peu de gens font l’effort de chercher à savoir ce
qu’il en est. Tous les éléments que j’avance ici sont aisément
accessibles et émanent des meilleures sources. Il faut croire que dans
une oligarchie de fait (parce qu’idéologique), le déni est trop fort
pour que les citoyennes et citoyens osent -encore- ouvrir les yeux.

Sans doute la crise du Covid va-t-elle remettre quelques pendules à
l’heure. On y découvrira comment une élite a vendu à des intérêts
industriels corrompus la santé et la sécurité de la population. Je sais,
le constat fait mal. Mais rien n’est plus dangereux que de refuser de
voir la réalité telle qu’elle est.


Et l’hydroxychloroquine dans tout ça ?

On y vient ! J’ai partagé dans mes précédents billets mon intérêt pour
les initiatives de Raoult. Pour les raisons suivantes :

D’abord, il s’agit d’une démarche pleinement empirique, et donc
médicale aux sens réel et noble. Les idéologues de la « Médecine
scientifique » détestent cette idée, Raoult lui rappelle que c’est bien
cela le paradigme authentique de la clinique. On entend toutes sortes de
choses au sujet des « faiblesses méthodologiques » de son essai clinique
à Marseille. Venant de la part de sectateurs qui cautionnent massivement
la destructivité de la biomédecine mercantile, et ferment les yeux sur
les faiblesses épistémologiques sévères des protocoles de recherche dont
ils se gargarisent, ce n’est pas juste pas recevable. Je me permets
vraiment d'insister : ce que les pourfendeurs de Raoult ignorent ou
feignent d'ignorer, c'est qu'il assume une démarche empirique qui est
celle de la vraie médecine, depuis toujours ! C'est comme ça qu'on a
utilisé la chloroquine avec succès contre le palud et que tous les
médicaments anciens ont été mis sur le marché. Je n'ai évidemment rien
contre les études bien faites, et comprends d'une certaine manière la
validité des critiques formelles adressées à son essai clinique. Il ne
se situe toutefois pas dans la même perspective épistémique. Cette
contestation conduisant à faire courir un risque majeur à des centaines
voir des milliers de personnes. Un peu comme dans l'histoire de ce type
qui laissa brûler sa maison quand on lui eut expliqué que la couleur
réglementaire des extincteurs était le rouge, alors que le sien était
hélas de couleur verte...

Ensuite, il convient de rappeler qu’en période d’urgence, on trouve
toujours d'un côté ceux qui savent de quoi ils parlent et qui agissent
et de l'autre les hordes d'ignorants qui disent n’importe quoi en
trouvant que l'urgence est de ne surtout pas agir si l’idée ne vient pas
d’eux ou tant qu'il ne leur arrive rien ! L’expérience clinique de
Marseille-Infection devrait inciter, je le dis comme je le pense, les
tristes sires à se taire, sauf à avoir une expérience clinique
comparable avec l’hydroxychloroquine et ses indications
anti-infectieuses (sur les bactéries intracellulaires, les parasites et
les virus) que Raoult et ses équipes. Ceci devrait prendre soin de cela...

La posture indéfendable des responsables politiques français et des
gardiens du temple « scientifique » est de prendre le risque de laisser
mourir des centaines de personnes pour ne surtout pas prescrire une
substance dont l’on n’est pas « absolument certain » de son effet, alors
même qu’elle est parfaitement maîtrisée. Ce qui pose un grave problème
éthique. L’éthique, contrairement à la morale, est un arbitrage entre
des valeurs contradictoires qui s’opposent les unes aux autres. La
démonstration empirique de la capacité d’une molécule (par exemple comme
ici) à curer la charge virale et produire une amélioration clinique est
bien sûr un principe important. Mais comme l’est tout autant le principe
de non-malfaisance bien compris : l’hydroxychloroquine est une substance
très sûre, prise par des centaines de millions de personnes depuis des
décennies. Alors que le risque de péjoration du tableau clinique de
personnes non-traitées, en particulier celles appartenant à un groupe à
risque, est susceptible d'avoir des conséquences potentiellement
fatales. Enfin, la non-assistance à personne en danger (et même la mise
en danger par omission de la vie d’autrui), venant de la part
d’autorités politiques et sanitaires, reflète de manière vertigineuse la
déliquescence des valeurs et le moralisme autojustifié qui prévalent.
Agnès Buzyn a classé en urgence l'hydroxychloroquine au tableau des
"substances vénéneuses". D'une part, je n'aime pas tirer sur les
ambulances, cette dame se trouvant aujourd'hui avec une plainte pénale
aux fesses. Mais je vais plus loin : je comprends son souci face au
risque d'automédication sauvage à large échelle. Toutefois, je pense que
c'est en prenant des mesures méprisantes de l'intelligenve des
médecins-généralistes et dogmatiques comme on le fait aujourd'hui qu'on
tend le ressort pour de tels risques. Rappelons que, non, contrairement
au choeur de Cassandres que l'on entend, le profil de risque de
l'hydroxychloroquine prescrite sous surveillance médicale (et un
électrocardiogramme à J0 et J2) en fait un des médicaments les plus sûrs
qui soient. Les avis contraires exprimés en boucle sur les médias
confinent au pur mensonge.

Depuis que j’explore les territoires abondants de ma discipline,
j’ai toujours observé la même réalité : les vrais scientifiques, quel
que soit leur champ disciplinaire, sont toujours des personnes
vaillantes, ouvertes d’esprit, curieuses, humbles, déterminées et
sachant au besoin s’affranchir des règles inutiles. Dans le sillage de
ces grandes personnalités, on trouve ensuite des hordes de suiveurs sans
talent et qui se tiennent pour sortis de la cuisse de Jupiter. Ils
forment le bataillon noir des « intégristes », confondant science et
religion et injectant dans leur pratique de la première le même
cléricalisme imbécile qui afflige la Curie romaine. Puis, en-dessous, la
masse invisibles des chercheuses et chercheurs de bonne volonté,
invisibles, sous-payés, abondamment maltraités par les dynamiques
malsaines de leurs institutions.

Entre ne rien faire avec des intrigants ou foncer avec les meilleurs
experts, mon choix est clair.

Ce n’est pas celui du gouvernement français hélas. Invoquer la science
-cet article je l’espère l’aura montré- relève de la malhonnêteté
intellectuelle. Au moment où la biomédecine poursuivait, portée par les
réservoirs d'intégrité de ses praticiens, son douloureux inventaire des
tares systémiques qui l'affligent, c'est un bien sale coup porté tant à
son intelligence qu'à ses valeurs fondamentales.
German
2020-03-25 19:14:19 UTC
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c'est fou le système social français !

c'est dingue et génial quand même de pouvoir
se faire soigner pour pas cher !

ok les entreprises multiplient par 5 le prix
d'achat, les paies sont en adéquation de ce 5
fois sans frais...ok les retraites sont parties
en couille...mais bon vivre longtemps, être nombreux,
8 milliards...un pays comme la France chaque année !

ouais c'est cool la France !

je ne sais pas ce que j'aurais plus faire sans les
additifs alimentaires, et sans le système !

alors merci ! ouais merci aux patrons, merci aux
salariés consommateurs...merci aux fonctionnaires
qui ont voué leur vie à géré tout ce merdier!

encore merci !
--
Très amicalement à toutes et à tous,

German

***@gmail.com (enlever le nospam_ )

http://www.jsaasoon.org
Calebarre
2020-03-25 21:49:24 UTC
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 c'est fou le système social français !
c'est dingue et génial quand même de pouvoir
se faire soigner pour pas cher !
ok les entreprises multiplient par 5 le prix
d'achat, les paies sont en adéquation de ce 5
fois sans frais...ok les retraites sont parties
en couille...mais bon vivre longtemps, être nombreux,
8 milliards...un pays comme la France chaque année !
ouais c'est cool la France !
je ne sais pas ce que j'aurais plus faire sans les
additifs alimentaires, et sans le système !
alors merci ! ouais merci aux patrons, merci aux
salariés consommateurs...merci aux fonctionnaires
qui ont voué leur vie à géré tout ce merdier!
encore merci !
tu vas rater ton année, tu vas rater ta scolarité, tu vas rater ta
carrière, tu viens de rater ta vie.

--
German
2020-03-26 11:37:15 UTC
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Post by Calebarre
  c'est fou le système social français !
c'est dingue et génial quand même de pouvoir
se faire soigner pour pas cher !
ok les entreprises multiplient par 5 le prix
d'achat, les paies sont en adéquation de ce 5
fois sans frais...ok les retraites sont parties
en couille...mais bon vivre longtemps, être nombreux,
8 milliards...un pays comme la France chaque année !
ouais c'est cool la France !
je ne sais pas ce que j'aurais plus faire sans les
additifs alimentaires, et sans le système !
alors merci ! ouais merci aux patrons, merci aux
salariés consommateurs...merci aux fonctionnaires
qui ont voué leur vie à géré tout ce merdier!
encore merci !
tu vas rater ton année, tu vas rater ta scolarité, tu vas rater ta
carrière, tu viens de rater ta vie.
dans le bouddhisme on s'accorde pour dire que la conscience primordiale
est comme un oignon, elle a des couches, dont celle du karma.

ce ne n'est pas plus une question qui est sujette à spéculations.

le culte économie, ou ésotérique, ce truc qui a monopolisé les
différences, encadré les natures, a dérapé pour afficher des
effets pervers à mourir de rire.
--
Très amicalement à toutes et à tous,

German

***@gmail.com (enlever le nospam_ )

http://www.jsaasoon.org
Joe Rodriguez, CMP
2020-03-25 19:26:58 UTC
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Post by Cardinal de Hère
Un article intéressant qui explique que 85% de la production
scientifique en sciences médicales consiste en articles bidonnés
contenant des données fausses et relatant des phénomènes impossibles à
reproduire en laboratoire. L'article explique comment les savants sont
progressivement devenus des escrocs pondant des articles sur commande
des grands labos afin de pouvoir placer des produits souvent inutiles.
L'article fait remonter aux années 90 cette perversion de la médecine
qui s'est accompagnée d'une très forte inflation des dépenses médicales.
Il permet de comprendre aussi bien la compromission de Lévy, Buzyn et
consort que la haine rabique qui accable Raoult.
<http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/24/hydroxychloroquine-comment-la-mauvaise-science-est-devenue-u-305255.html>
Hydroxychloroquine : comment la mauvaise science est devenue une religion.
Bon article qui remet les pendules à l'heure.
--

CMP : chevalier du Mérite palmipède
luciole135
2020-03-25 21:17:41 UTC
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Post by Joe Rodriguez, CMP
Post by Cardinal de Hère
Un article intéressant qui explique que 85% de la production
scientifique en sciences médicales consiste en articles bidonnés
contenant des données fausses et relatant des phénomènes impossibles
à reproduire en laboratoire. L'article explique comment les savants
sont progressivement devenus des escrocs pondant des articles sur
commande des grands labos afin de pouvoir placer des produits souvent
inutiles. L'article fait remonter aux années 90 cette perversion de
la médecine qui s'est accompagnée d'une très forte inflation des
dépenses médicales. Il permet de comprendre aussi bien la
compromission de Lévy, Buzyn et consort que la haine rabique qui
accable Raoult.
<http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/24/hydroxychloroquine-comment-la-mauvaise-science-est-devenue-u-305255.html>
Hydroxychloroquine : comment la mauvaise science est devenue une religion.
Bon article qui remet les pendules à l'heure.
Ici une vidéo où Roland Gori explique comment les chercheurs sont
https://blogs.mediapart.fr/edition/de-la-parole-aux-actes/article/170316/levaluation-comme-seul-critere-de-la-valeur-roland-gori
Il en parle à partir de 10'38

Je cite « les publications scientifiques sont faites pour être publiées
pas pour être lues »
« Il faut repenser le concept de la valeur, ce qui compte aujourd'hui,
ce n'est pas le courage, la vertu, c'est ce que cela rapporte »
Ici il explique les effets pervers de la gouvernance par les indicateurs
(Loi de Goodhart) « Lorsqu'une mesure devient une cible, une norme, elle
cesse d'être une bonne mesure » à 30'23" :
http://youtu.be/bKuBe-4aSu0

https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Goodhart
--
La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de
la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient
pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au
divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.
Aldous Huxley
Duzz'
2020-03-25 21:46:39 UTC
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Post by luciole135
Ici une vidéo où Roland Gori explique comment les chercheurs sont
https://blogs.mediapart.fr/edition/de-la-parole-aux-actes/article/170316/levaluation-comme-seul-critere-de-la-valeur-roland-gori
Il en parle à partir de 10'38
http://youtu.be/bKuBe-4aSu0
Je cite « les publications scientifiques sont faites pour être publiées
pas pour être lues »
« Il faut repenser le concept de la valeur, ce qui compte aujourd'hui,
ce n'est pas le courage, la vertu, c'est ce que cela rapporte »
Ici il explique les effets pervers de la gouvernance par les indicateurs
(Loi de Goodhart) « Lorsqu'une mesure devient une cible, une norme, elle
http://youtu.be/bKuBe-4aSu0
https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Goodhart
Vous voulez dire que le classement du professeur Raoult en tête des
experts mondiaux, n'est que le résultat d'une manipulation par des
indicateurs ?
luciole135
2020-03-25 21:57:02 UTC
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Post by Duzz'
Post by luciole135
Ici une vidéo où Roland Gori explique comment les chercheurs sont
https://blogs.mediapart.fr/edition/de-la-parole-aux-actes/article/170316/levaluation-comme-seul-critere-de-la-valeur-roland-gori
Il en parle à partir de 10'38
http://youtu.be/bKuBe-4aSu0
Je cite « les publications scientifiques sont faites pour être
publiées pas pour être lues »
« Il faut repenser le concept de la valeur, ce qui compte
aujourd'hui, ce n'est pas le courage, la vertu, c'est ce que cela
rapporte »
Ici il explique les effets pervers de la gouvernance par les
indicateurs (Loi de Goodhart) « Lorsqu'une mesure devient une cible,
http://youtu.be/bKuBe-4aSu0
https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Goodhart
Vous voulez dire que le classement du professeur Raoult en tête des
experts mondiaux, n'est que le résultat d'une manipulation par des
indicateurs ?
C'est le cas de l'évaluation de tous les chercheurs, Raoult y compris.
--
La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de
la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient
pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au
divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.
Aldous Huxley
Duzz'
2020-03-25 22:00:23 UTC
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Post by luciole135
Post by Duzz'
Vous voulez dire que le classement du professeur Raoult en tête des
experts mondiaux, n'est que le résultat d'une manipulation par des
indicateurs ?
C'est le cas de l'évaluation de tous les chercheurs, Raoult y compris.
Ce constat vous a conduit à manger combien de chapeaux ?
luciole135
2020-03-25 22:01:52 UTC
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Post by Duzz'
Post by luciole135
Post by Duzz'
Vous voulez dire que le classement du professeur Raoult en tête des
experts mondiaux, n'est que le résultat d'une manipulation par des
indicateurs ?
C'est le cas de l'évaluation de tous les chercheurs, Raoult y compris.
Ce constat vous a conduit à manger combien de chapeaux ?
Aucun, pourquoi devrai-je manger des chapeaux ?
--
La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de
la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient
pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au
divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.
Aldous Huxley
Duzz'
2020-03-25 22:08:02 UTC
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Post by luciole135
Post by Duzz'
Post by luciole135
Post by Duzz'
Vous voulez dire que le classement du professeur Raoult en tête des
experts mondiaux, n'est que le résultat d'une manipulation par des
indicateurs ?
C'est le cas de l'évaluation de tous les chercheurs, Raoult y compris.
Ce constat vous a conduit à manger combien de chapeaux ?
Aucun, pourquoi devrai-je manger des chapeaux ?
Parce que :
<https://www.expressio.fr/expressions/manger-son-chapeau>
luciole135
2020-03-25 22:11:41 UTC
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Post by Duzz'
Post by luciole135
Post by Duzz'
Post by luciole135
Post by Duzz'
Vous voulez dire que le classement du professeur Raoult en tête des
experts mondiaux, n'est que le résultat d'une manipulation par des
indicateurs ?
C'est le cas de l'évaluation de tous les chercheurs, Raoult y compris.
Ce constat vous a conduit à manger combien de chapeaux ?
Aucun, pourquoi devrai-je manger des chapeaux ?
<https://www.expressio.fr/expressions/manger-son-chapeau>
Et donc ?
--
La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de
la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient
pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au
divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.
Aldous Huxley
Joe Rodriguez, CMP
2020-03-25 22:12:54 UTC
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Post by Duzz'
Post by luciole135
Post by Duzz'
Vous voulez dire que le classement du professeur Raoult en tête des
experts mondiaux, n'est que le résultat d'une manipulation par des
indicateurs ?
C'est le cas de l'évaluation de tous les chercheurs, Raoult y compris.
Ce constat vous a conduit à manger combien de chapeaux ?
Les chapeaux ne seront bientôt plus disponibles à la vente sans ordonnance.
--
http://youtu.be/krErY7ORb2U
CMP : chevalier du Mérite palmipède
jmh
2020-03-26 06:32:06 UTC
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Je cite « les publications scientifiques sont faites pour être publiées pas
pour être lues »
Tout comme les posts sur fsp
--
jmh: Docteur en politique nationale et internationale, professeur h.c.
mult, titulaire d'une chaire de politologie au Café du Commerce
MAIxxxx
2020-03-25 21:37:33 UTC
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Post by Cardinal de Hère
Un article intéressant qui explique que 85% de la production
scientifique en sciences médicales consiste en articles bidonnés
contenant des données fausses et relatant des phénomènes impossibles à
reproduire en laboratoire. L'article explique comment les savants sont
progressivement devenus des escrocs pondant des articles sur commande
des grands labos afin de pouvoir placer des produits souvent inutiles.
L'article fait remonter aux années 90 cette perversion de la médecine
qui s'est accompagnée d'une très forte inflation des dépenses médicales.
Il permet de comprendre aussi bien la compromission de Lévy, Buzyn et
consort que la haine rabique qui accable Raoult.
[snip]

En conclusion, je dirais qu'il faut traiter les patients symptomatiques
du coronavirus avec l'hydroxychloroquine + L'antibio qui va avec parce
qu'on n'a *rien du tout* d'autre sous la main et qu'on ne risque pas
grand chose dans les cas désespérés de toute façon.
Dans le passé on a utilisé un tas de remèdes qui ne faisaient pas
grand'chose contre les maladies qu'ils étaient sensés soigner et bien
nocifs. Ici, il y a urgence, et il faut faire vite.
Quant aux "protocoles" l'article est clair sur le sujet. Si le "primum
non nocere" est acquis, c'est un peu criminel de jeter aux orties les
études de mr Raoult.

Se soigner avec le paracétamol comme recommandé, ce n'est pas plus
exotique qu'avec la novakine/chloroquine qui est aussi un truc qu'on
peut prendre quand on a la fièvre, et qui n'est pas un AINS. Ça ne mange
pas de pain.

PS : je suis une personne à risque et je n'ai pas envie d'être sacrifié
à l'économie comme le préconise le vice gouverneur du texas tout récemment.
Post by Cardinal de Hère
https://www.cnews.fr/monde/2020-03-24/coronavirus-le-vice-gouverneur-du-texas-estime-que-les-personnes-agees-devraient-se?fbclid=IwAR2ofFvBUy4P3dampvYo-aEniBdV56CFfj2QYDmWlZPE4G05ga3vDJ7bE3U
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