Discussion:
les nazis contre l'Eglise
(trop ancien pour répondre)
Camille Lefort
2004-08-17 10:32:27 UTC
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Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes, en
vue de leur substituer un culte racial, affirme l´historienne Julie
Selzer Mandel, qui a consulté des documents des services secrets des
Etats-Unis. Le"Corriere della Sera" du 4 mars 2002 donne un aperçu de
cette recherche, mettant en lumière ce qu´on appelle "la lutte entre
la croix et la swastika".

Le livre de Julie Selzer Mandel est le premier volume d´une série, et
il s´intitule: "Persécution des Eglises chrétiennes". Rappelons que
cette thèse de la volonté de supprimer les Eglises apparaît clairement
dans les discours du Führer.Les plus "religieux" ne sont pas mis au
courant.
Les responsables nazis voulaient extirper totalement le christianisme
et le remplacer par une religion raciale adaptée à leurs objectifs.
Ils croyaient pouvoir étouffer les Eglises protestante et catholique
en un temps relativement bref. Ils avaient établi un plan avant même
d´avoir pris le pouvoir.

Le plan est né des rencontres entre les chefs nazis auxquels Hitler
faisait le plus confiance: Goering, Goebbels, Rosenberg, Hess, Schemm,
Von Schirach. Des chefs moins anti-religieux comme Von Epp et Von
Papen n´ont probablement pas été mis au courant". C´est ainsi que
commencent les volumineux dossiers des services d´espionnage des
Etats-Unis de la seconde guerre mondiale (OSS) en vue du procès de
Nuremberg, sous la direction de William Donovan ("Wild Bill"),
fondateur de l´Office of Strategic Services (OSS), mort en 1959. Il
s´agit de 148 volumes conservés à la Cornell University.
Premier d´une série, Julie Selzer Mandel a publié le premier volume.
La thèse du livre est que Hitler avait décidé de supprimer les Eglises
et de mettre en place un néo-paganisme d´Etat exaltant la supériorité
de la race aryenne.

"Sur les relations entre le nazisme et les Eglises protestante et
catholique les jugements les plus opposés ont été exprimés", remarque
le Corriere qui ajoute: "Donovan - considéré par les media de l´époque
comme " les yeux et les oreilles du président Roosevelt " - en dessine
un cadre conflictuel.


Les dossiers de William Donovan, lui-même catholique, rassemblent de
nombreux documents sur le néo-paganisme nazi, en particulier des films
de rites ancestraux nocturnes en particulier pour les jeunes, à la
lumière de torches, avec force symboles et formules "magiques" et
allusion aux anciennes divinités de la mythologie germanique, à
commencer par Wotan (Odin), honoré par les chefs nazis.
Selon le Corriere toujours, l´un des piliers de cette "persécution des
Eglises" et du retour au paganisme était Baldur von Schirach, chef des
jeunesses hitlériennes.

Les "Odinistes" d´aujourd´hui protestent. Les disciples de
Wotan-Odin, encore présents, de l´Allemagne à l´Australie, ont
protesté à la publication du livre précise le quotidien italien,
défendant Hitler d´avoir déterré les vieilles idoles germaniques.
"Odin est mort" aurait déclaré Rosenberg. Et Von Schirach voulait
rassurer les familles: on n´allait pas pousser les jeunes à dresser
des autels dans les forêts. Les "odinistes" citent un passage de "
Mein Kampf " critiquant le paganisme du passé. Effectivement, Hitler
se moquait de ces cultes anciens. Mais ils étaient pris au sérieux par
des Rosenberg ou des Himmler.

La destruction du christianisme, objectif caché

C´est de Von Schirach que part Donovan pour montrer que "la
destruction du christianisme a été un élément clef du projet nazi de
conquête mondiale". En 1934, le chef des jeunesses hitlériennes
déclarait en effet que cette destruction "est explicitement reconnue
comme un objectif de notre mouvement, même s'il ne peut pas être
exprimé officiellement".
Les évêques allemands refusent les sacrements aux nazis.
Selon Donovan, Hitler voulait manipuler les Eglises dans un premier
temps, comptant sur leur "caractère conservateur" pour obtenir leur
soutien "pour la patrie et contre le communisme". Mais il était en
même temps conscient que les Eglises "n´auraient pas approuvé le
racisme, la guerre et l´asservissement à l´Etat", et se préparait à
les anéantir plus tard. Donovan souligne aussi que jusqu´à 1933, les
rapports étaient tendus : " En stigmatisant le nazisme comme
anti-chrétien, les évêques allemands refusèrent les sacrements aux
nazis et interdirent aux fidèles de les fréquenter ".
Or, en 1933, Hitler arrive au pouvoir, mais de façon "légitime", et le
paysage change lorsque l´ennemi représente l´Etat.

Un concordat imposé

Rappelons que c´est Hitler qui a voulu le concordat. La responsabilité
d´un refus serait retombée sur le Saint-Siège. Pendant les
tractations, pour faire pression sur l´Eglise, Hitler a fait jeter en
prison quatre-vingt douze prêtres catholiques, fermer neuf journaux
catholiques, et perquisitionner des dizaines de cercles de jeunes
proches de l´Eglise. D´autre part, un concordat n´est pas un traité
d´amitié mais un document juridique pour gérer les relations entre
l´Eglise et l´Etat dans une Nation et une situation donnée. Avant le
concordat imposé par Hitler, les Occidentaux avait signé avec le Reich
le "Pacte des Quatre nations (France, Grande-Bretagne, Italie,
Allemagne), le 7 juin 1933. " Histoire du Christianisme Magazine - n°9
" cite les documents du Foreign Office témoignant de l´état d´esprit
du nonce Pacelli au moment au concordat. Sans illusion, il disait en
substance à un diplomate britannique "Hitler ne violera peut-être pas
tous les points du concordat en même temps".


Les bus de la mort

"Mit brennender Sorge", un tournant

Pour Donovan, le bras de fer entre les Eglises et le Reich prend une
tournure décisive en 1937. La campagne, écrit-il, commença par une
encyclique de Pie XI distribuée clandestinement ( " Mit brennender
Sorge ", condamnant l´idéologie nazie, dont la rédaction finale est
due à Pacelli, futur Pie XII ). L´encyclique, commente Donovan,
dénonce les violations du concordat en avertissant que " dès le début,
les intrigues d´Hitler ont visé exclusivement à une guerre
d´extermination ". Donovan montre que le message a été bien reçu par
Hitler: il a répondu par "une répression graduelle et sans pitié"
contre les chrétiens, continue le Corriere. Le quotidien cite le cas
du pasteur Martin Niemoller, arrêté et traîné en justice. Le procès
l´ayant lavé de toute accusation, il fut cependant déporté par la
Gestapo dans un camp de concentration dont il ne sortit qu´à la fin de
la guerre. On sait qu´Hitler faisait enfermer à Dachau des milliers de
prêtres catholiques dont il faisait un objet de chantage pour les
évêques et le pape: des mesures de rétorsion suivaient les
protestations de la hiérarchie. Des évêques et des prêtres étaient
menacés et attaqués. Le quotidien italien cite cette déclaration du
maire de Baden, Robert Wagner: "Que le Vatican ne se fasse pas
d´illusion, sur la création de martyrs. Nous ne leur donnerons pas
satisfaction. Nous aurons des criminels, pas des martyrs".


Dachau : crematorium

Des martyrs, pas des criminels

Un oracle que l´histoire a démenti: Jean-Paul II a béatifié et
canonisé comme martyrs des victimes de la persécution nazie, en
Allemagne et en Pologne, prêtres, religieuses et religieux, et laïcs
de différentes conditions. Rappelons que dès septembre 1939,
c´est-à-dire de l´entrée des troupes du IIIe Reich en Pologne, des
prêtres catholiques ont été arrêtés et déportés selon une progression
continue. Des centaines d´entre eux ont servi, à Dachau, à des
expériences criminelles de la part de médecins nazis. Pour ne donner
qu´un exemple, 108 martyrs polonais du nazisme ont été béatifiés par
Jean-Paul II à Varsovie le 13 juin 1999.

Les protestants "pris en otage"

Donovan, explique la même source, donne la liste des étapes de "la
dissolution du christianisme" à travers les lois sur la religion en
Allemagne à partir de 1935, avec une sorte de "prise d´otage" des
Protestants non seulement en Allemagne, mais dans les pays occupés,
comme la Norvège, en les soumettant à une "administration contrôlée".
Les dossiers Donovan cite des dizaines de cas "d´intimidation de
l´Eglise catholique". Le Corriere retient la dévastation du bureau de
Mgr Stroll, à Rottenbourg, ou l´expulsion de l´évêque de Fribourg en
Brisgau de son diocèse avec accusation de haute trahison et
confiscation de toutes ses lettres pastorales adressées publiquement
aux fidèles.
Avec la déclaration de guerre, la persécution devient féroce, indique
Donovan: "le pasteur Dietrich Bonhoeffer est pendu pour complot contre
l´Etat, et des dizaines de prêtres catholiques finissent en camps de
concentration".
CITE DU VATICAN, mardi 5 mars 2002
[ Archives des Etats-Unis ]



Elles ne connaissaient pas leur destination...

Une repentance tardive de l'Holocauste:

Sous le titre « Nous nous souvenons. - Une réflexion sur la Shoah
», le Vatican a publié, le 16 mars 1998, une déclaration d'une
importance capitale. Ce texte émanait de la Commission vaticane pour
les relations avec le judaïsme.
Alors même que s'achevait le procès de M. Maurice Papon, ancien
secrétaire général de la préfecture de la Gironde sous l'Occupation,
finalement condamné pour complicité de crimes contre l'humanité, le
grand rabbin de France, M. Joseph Sitruk, a tenu à marquer
l'importance de la déclaration du Vatican sur le génocide des juifs.
Il en a souligné trois conceptions clés : « L'appel aux chrétiens pour
une prise de conscience, la reconnaissance de la spécificité de la
Shoah et la culture antijudaïque diffusée par l'Eglise. »
[commentaire de ma part : l'antijudaïsme n'est pas l'antisémitisme]


Un horrible génocide

La Shoah est présentée par le pape comme un « crime », une « tache
indélébile de l'histoire du siècle ». Le document du 16 mars, à son
tour, parle de « cet horrible génocide » qui ne peut laisser personne
indifférent et surtout pas l'Eglise, « en raison de ses liens étroits
de parenté spirituelle avec le peuple juif, et de son souvenir des
injustices du passé ». Mais les années passées à élaborer ce texte
laissent deviner combien il a été difficile à tous les responsables de
l'Eglise de s'entendre avant de réussir à lui donner une portée
universelle. Car il n'a pas dû être facile de convaincre, en outre,
les épiscopats d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique latine d'entrer en
repentance - la teshouva des juifs - pour un événement du passé, situé
au coeur de l'Europe.
Ici et là, la déclaration du 16 mars évoque d'ailleurs la
difficulté pour les contemporains de l'événement de se représenter
l'horreur en train de s'accomplir. Comme l'avait écrit antérieurement
Saul Friedländer : « Si les nazis ne gardèrent pas le silence sur les
exécutions de chefs SA ou sur d'autres opposants politiques (...),
leur attitude concernant les juifs ne fut pas la même : l'impossible
fut tenté pour occulter les faits. »
Aux yeux des nazis, l'extermination des juifs représentait une
mission secrète et sacrée, dont Himmler pouvait dire à ses généraux en
1943 : « Elle est une page de gloire jamais écrite, et qui ne sera
jamais écrite, de notre histoire. (...) Notre tâche est d'accomplir
les besognes les plus dures et, en même temps, de garder pour
nous-mêmes ce que nous sommes seuls aptes à comprendre »



La libération arriva toujours trop tard

Ayant souligné la singularité de la Shoah, l'Eglise ne cherche pas
à passer sous silence d'autres persécutions désastreuses : le génocide
des Arméniens, la tragédie de l'Ukraine dans les années 30, le
génocide des Gitans, sans oublier de « semblables tragédies »,
résultats d'idées racistes, en Amérique, en Afrique, dans les Balkans,
ni les morts du Cambodge, de la Chine et de l'Union soviétique. Elle
ose même s'aventurer dans l'actualité la plus brûlante en parlant du «
drame du Proche-Orient, dont les composantes sont bien connues ». Les
ravages de l'intégrisme musulman ne sont cependant pas nommés, ni
d'ailleurs les effets destructeurs d'une certaine idéologie
ultrasioniste.

Four crématoire

Confrontation historique

Tous les commentateurs l'ont bien saisi : la déclaration vaticane
utilise deux concepts clés pour parler de cette confrontation
historique entre juifs et chrétiens : l'antijudaïsme et
l'antisémitisme. Le premier a été présent, plus ou moins fortement,
tout au long de l'histoire. Il est à distinguer d'un antisémitisme que
l'Eglise, comme telle, n'a pas voulu promouvoir. Mais la persécution
des juifs par les nazis n'a-t-elle pas été « facilitée » par « les
préjugés enracinés dans des esprits et des coeurs chrétiens » ? Il
paraît clair que la filiation de l'un à l'autre est plus forte que le
texte ne semble le dire.
Le document précise cependant, à juste titre, que la montée des
nationalismes dans l'Europe du XIXe siècle a été contemporaine de
l'apparition de théories fumeuses sur l'inégalité des races. L'Eglise
catholique a toujours lutté officiellement contre ces affirmations, en
particulier avec Pie XI. Les papes les ont condamnées, au nom de
l'égalité des hommes et des peuples devant Dieu, en invoquant toujours
l'unité du genre humain.

Hitler au pouvoir

L'antisémitisme est devenu particulièrement mortel quand il s'est
imposé comme idéologie officielle avec l'arrivée d'Adolf Hitler au
pouvoir, en 1933, et l'application, par les moyens de la violence
politique, des principes de Mein Kampf, qui distinguait le peuple des
« Seigneurs » et celui des « esclaves ».



Arrivée au camp : tatouage de numérotation :
dépersonnalisation totale !

Le document parle du paganisme de cet Etat nazi qui avait pris
racine en dehors du christianisme, dont il n'hésita pas, finalement, à
persécuter aussi les fidèles, comme ont pu le constater les déportés
au camp de Dachau.
La déclaration rappelle quelques grands noms dans le monde
catholique ayant élevé la voix contre cette perversion
politico-religieuse. Elle évoque ainsi le courage de nombreux
chrétiens anonymes. On ne peut juger, est-il dit en substance, « qu'au
cas par cas ».
Mais le texte du Vatican reste finalement discret sur les
responsabilités de la hiérarchie catholique et sur le « silence » du
pape Pie XII (1939-1958), ce qui explique la violence de certaines
réactions juives.
Il faut redire que Pie XII était sûrement l'une des personnes les
mieux informées de la situation mondiale. On accuse le Vatican de
garder des secrets sur son attitude, dans des archives qui ont été
récemment ouvertes, mais seulement jusqu'à l'année 1922. Une
commission d'historiens religieux a cependant travaillé sur le fond et
affirme ne pas avoir trouvé de révélations qu'on aurait cherché à
celer. On sait seulement qu'il y eut débat entre les instances
romaines pour savoir si le pape devait élever la voix. Il est vrai que
les archives allemandes, elles, sont ouvertes et qu'on n'y a pas
trouvé trace de correspondance entre l'appareil nazi et le pape Pie
XII, ce qui peut aussi bien renforcer la thèse du silence que
souligner la non-compromission de Pie XII dans des marchandages avec
Hitler et ses séides.

Barrer la route au " danger bolchevique "

Pie XII, juriste de formation, connaissait bien l'Allemagne (il
avait été nonce en Bavière) et ne voulait pas que les catholiques
allemands soient pris en otage en cas de représailles. Il est des pays
d'Europe, comme la Hollande, où des proclamations fortes de
l'épiscopat en faveur des juifs ont accéléré les persécutions au lieu
de les freiner. En outre, nul ne doit ignorer que la préoccupation
essentielle de Pie XII était d'abord de barrer la route au « danger
bolchevique », qui lui paraissait plus terrible encore que la « peste
brune».
Quant à la hiérarchie catholique, il est juste de dire qu'elle a
commis parfois des « dérapages », comme le reconnaît le texte français
du 30 septembre 1997. Un exemple au moins est resté célèbre : il
concerne l'attitude du cardinal Theodore Innitzer, archevêque de
Vienne. Au lendemain de l'Anschluss et de l'entrée des Allemands en
Autriche (12 mars 1938), ce dernier rend visite à Hitler et, le 15
mars, il adresse quelques directives au clergé catholique et aux
fidèles de l'archidiocèse de Vienne et du Burgenland : « Ceux qui ont
charge d'âmes et les fidèles, est-il dit au point 1, se rangeront sans
condition derrière le grand Etat allemand et le Führer, car la lutte
historique contre la criminelle illusion du bolchevisme et pour la
sécurité de la vie allemande, pour le travail et le pain, pour la
puissance et l'honneur du Reich et pour l'unité de la nation allemande
est visiblement accompagnée de la bénédiction de la Providence. »

L'Autriche

Le 27 mars suivant, une déclaration collective de l'épiscopat
d'Autriche, datée du 18 mars, pour soutenir le camp du « oui » au
rattachement de l'Autriche à l'Allemagne, est lue « dans toutes les
Eglises du territoire autrichien » : « (...) Nous reconnaissons avec
joie que le mouvement national-socialiste a fait et fait encore oeuvre
éminente dans le domaine de la construction nationale et économique
comme aussi dans le domaine de la politique sociale pour le Reich et
la nation allemande, et notamment pour les couches les plus pauvres de
la population... Au jour du plébiscite, il va sans dire que c'est pour
nous un devoir national, en tant qu'Allemands, de nous déclarer pour
le Reich allemand, et nous attendons également de tous les chrétiens
croyants qu'ils sauront ce qu'il doivent à leur nation. »
Le 1er avril 1938, le cardinal Innitzer exprima au cardinal
Bertram, président de la Conférence des évêques allemands réunie à
Fulda, l'espoir que ces derniers se rallieraient à la déclaration de
l'épiscopat autrichien sur le plébiscite (les Autrichiens se
prononcèrent finalement à 99,73 % en faveur du rattachement...). Au
bas de ce message, la signature du primat autrichien était précédée
d'un « Und Heil Hitler ! », écrit de sa main, qui scandalisera.



Exécution par pendaison

Le 2 avril, le quotidien L'Osservatore romano, organe du Vatican,
précise : « Nous sommes autorisés à communiquer [que la déclaration de
l'épiscopat autrichien] a été rédigée et souscrite sans aucune entente
préalable ou approbation postérieure du Saint-Siège, et sous l'unique
responsabilité du même épiscopat »

Vatican II

Ces temps sont révolus depuis que l'Eglise, au concile Vatican II,
a fait une déclaration que rappelle le présent document du 16 mars
1998 : « L'Eglise (...), attentive à son patrimoine commun avec les
juifs et poussée par l'amour spirituel de l'Evangile et non par des
considérations politiques, regrette vivement la haine, les
persécutions et les manifestations d'antisémitisme dirigées contre les
juifs en tout temps et de toute source. »
Le document romain du 16 mars 1998 insiste sur le fait que ce
regard critique sur le passé, même s'il est imparfait, doit être
tourné vers le futur, se faire memoria futuri. Selon ses propres mots,
Jésus était un descendant de David ; Marie et les Apôtres
appartenaient au peuple juif. Les juifs sont les « frères aînés » des
chrétiens, et, selon saint Paul, ils sont « la racine d'un arbre dont
les chrétiens sont les branches ».
Comment la branche pourrait-elle se couper de la racine qui la
porte ? Ces relectures théologiques et scripturaires s'imposent
désormais, avec retard et non sans certaines réticences, dans l'Eglise
catholique. Elles sont le meilleur garant des nouvelles conduites que
l'Eglise veut s'imposer dans ses relations avec le monde juif,
traumatisé par le déroulement de la Shoah en terre européenne et
chrétienne.
CubaLibre
2004-08-17 11:00:38 UTC
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Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !

Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé d'un si précieux allié.
--
CubaLibre
http://www.centre-ernesto-che-guevara.org/
SOMUA
2004-08-17 14:09:48 UTC
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Post by CubaLibre
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !
Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé d'un si précieux allié.
pas d'accord

si on prend par exemple le cas de la france

peu de de prélats ce sont commis dans la collaboration, les rares
exemples Msgr de Luppé par exemple ( aumonier général de la milice puis
de la waffen SS )

la plupart des prètres comme la population francaise ont été attentistes
nombreux d'entre eux ont été impliqué dans les réseaux de resistances
après la guerre certains ex-miliciens catholiques intégristes ont eté
protégé certes mais de la à en tirer un ligne générale

en ce qui concerne le pape voyez vous même ce qu'en dise certains juifs

Pie XII un juste selon un rabbin américain

A l'attention de celles et ceux qui ne lisent pas l'anglais et qui, par
conséquent, n'ont pu prendre connaissance du contenu de l'article du
rabbin D. Dalin ("Pius XII and the Jews") que je viens de poster à la
liste, voici un résumé en langue française qui est dû à l'agence de
presse catholique CIP, de Bruxelles :

Un rabbin demande que Pie XII soit proclamé "juste"

New York, 21 février 2001 (CIP)

Le rabbin David Dalin, de New York, demande que Pie XII soit
officiellement reconnu comme un "juste". Avec celle de l'écrivain
Antonio Gaspari, avec son ouvrage "Les juifs sauvés par Pie
XII" paru le 16 février, la voix du rabbin américain vient au secours du
pape Pacelli, accusé par certains de complicité passive avec le régime
nazi durant le seconde guerre mondiale.

"Dans le Talmud, il est écrit : "Qui sauve une vie, sauve le monde
entier", eh bien, plus que tout autre au XXe siècle, Pie XII a respecté
ce principe. Aucun autre pape n'a été aussi magnanime avec les juifs.
Toute la génération des survivants de l'Holocauste témoigne que Pie XII
a été authentiquement et profondément un juste." C'est par ces paroles
que se conclut un long article du rabbin David Dalin dans la revue "The
Weekly Standard". Dalin écrit encore :
"Contrairement à ce qu'a écrit John Cornwell, selon lequel Pie XII
aurait été le 'pape de Hitler', je crois que le pape Pacelli a été le
plus grand soutien des juifs".

L'un des livres de Dalin, "Religion and State in the American Jewish
Experience", a été déclaré l'un des meilleurs travaux académiques en
1998. Il a donné différentes conférences sur les
rapports entre Juifs et chrétiens au Hartford Trinity College, à
l'université George Washington et au Queens College de New York. Il
soutien que les nombreux livres publié sur Pie XII
récemment manifestent une incom­préhension sur la façon dont Pie XII
s'est opposé au nazisme et de ce qu'il a fait pour sauver des Juifs de
la Shoah. Il cite à ce propos des faits, des documents, des déclarations
et divers ouvrages.

"Pie XII, écrit-il, fut l'une des personnalités les plus critiques
envers le nazisme. Sur 44 discours que Pacelli a prononcés en Allemagne
entre 1917 et 1929, 40 dénoncent les dangers
imminents de l'idéologie nazie. En mars 1935, dans une lettre ouverte à
l'évêque de Cologne, il appelle les nazis "faux prophètes à l'orgueil de
Lucifer". La même année, dans un discours à Lourdes, il dénonçait les
idéologies "possédées par la superstition de la race et du sang". Sa
première encyclique en tant que pape, "Summi pontificatus" de 1939,
était si clairement
anti-raciste que les avions alliés en lâchèrent des milliers de copies
sur l'Allemagne pour y nourrir un sentiment anti-raciste".

A ceux qui reprochent à Pie XII de n'avoir pas parlé assez fort contre
le nazisme, Dalin rapporte les propos de Marcus Melchior, grand rabbin
du Danemark, qui a survécu à la Shoah :
"Si le pape avait parlé, Hitler aurait massacré beaucoup plus que six
millions de juifs et peut-être 10 millions de catholiques". Il rapporte
aussi ceux du procureur Kempner, représentant les États-Unis au procès
de Nuremberg : "Toute action de propagande inspirée par l'Église
catholique contre Hitler aurait été un suicide ou aurait porté à
l'exécution de beaucoup plus de juifs et de catholiques".

À propos de l'aide apportée aux Juifs, le rabbin Dalin rappelle : "Au
cours des mois où Rome a été occupée par les nazis, Pie XII a donné pour
instruction au clergé de sauver des Juifs par
tous les moyens. Le cardinal Boetto de Gênes en sauva à lui seul au
moins 800. L'évêque d'Assise, 300. Lorsqu'on a remis au cardinal
Palazzini la médaille des "justes" pour avoir sauvé des Juifs au
séminaire romain, il affirmait : "Le mérite en revient entièrement à Pie
XII qui a ordonné de faire tout ce qui était possible pour sauver des
Juifs de la persécution."
L'aide apportée par le pape Pacelli était si connue qu'en 1955, à
l'occasion des célébrations du 10e anniversaire de la Libération,
l'Union des Communautés Israélites proclamait le 17 avril
"Jour de gratitude" pour l'assistance fournée par le pape durant la guerre."
Sh@lom
2004-08-17 14:32:26 UTC
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Merci de nous avoir fait partagé cette article SOMUA
Tres intéressant
Post by SOMUA
pas d'accord
si on prend par exemple le cas de la france
peu de de prélats ce sont commis dans la collaboration, les rares
exemples Msgr de Luppé par exemple ( aumonier général de la milice puis
de la waffen SS )
la plupart des prètres comme la population francaise ont été attentistes
nombreux d'entre eux ont été impliqué dans les réseaux de resistances
après la guerre certains ex-miliciens catholiques intégristes ont eté
protégé certes mais de la à en tirer un ligne générale
en ce qui concerne le pape voyez vous même ce qu'en dise certains juifs
Pie XII un juste selon un rabbin américain
A l'attention de celles et ceux qui ne lisent pas l'anglais et qui, par
conséquent, n'ont pu prendre connaissance du contenu de l'article du
rabbin D. Dalin ("Pius XII and the Jews") que je viens de poster à la
liste, voici un résumé en langue française qui est dû à l'agence de
Un rabbin demande que Pie XII soit proclamé "juste"
New York, 21 février 2001 (CIP)
Le rabbin David Dalin, de New York, demande que Pie XII soit
officiellement reconnu comme un "juste". Avec celle de l'écrivain
Antonio Gaspari, avec son ouvrage "Les juifs sauvés par Pie
XII" paru le 16 février, la voix du rabbin américain vient au secours du
pape Pacelli, accusé par certains de complicité passive avec le régime
nazi durant le seconde guerre mondiale.
"Dans le Talmud, il est écrit : "Qui sauve une vie, sauve le monde
entier", eh bien, plus que tout autre au XXe siècle, Pie XII a respecté
ce principe. Aucun autre pape n'a été aussi magnanime avec les juifs.
Toute la génération des survivants de l'Holocauste témoigne que Pie XII
a été authentiquement et profondément un juste." C'est par ces paroles
que se conclut un long article du rabbin David Dalin dans la revue "The
"Contrairement à ce qu'a écrit John Cornwell, selon lequel Pie XII
aurait été le 'pape de Hitler', je crois que le pape Pacelli a été le
plus grand soutien des juifs".
L'un des livres de Dalin, "Religion and State in the American Jewish
Experience", a été déclaré l'un des meilleurs travaux académiques en
1998. Il a donné différentes conférences sur les
rapports entre Juifs et chrétiens au Hartford Trinity College, à
l'université George Washington et au Queens College de New York. Il
soutien que les nombreux livres publié sur Pie XII
récemment manifestent une incom­préhension sur la façon dont Pie XII
s'est opposé au nazisme et de ce qu'il a fait pour sauver des Juifs de
la Shoah. Il cite à ce propos des faits, des documents, des déclarations
et divers ouvrages.
"Pie XII, écrit-il, fut l'une des personnalités les plus critiques
envers le nazisme. Sur 44 discours que Pacelli a prononcés en Allemagne
entre 1917 et 1929, 40 dénoncent les dangers
imminents de l'idéologie nazie. En mars 1935, dans une lettre ouverte à
l'évêque de Cologne, il appelle les nazis "faux prophètes à l'orgueil de
Lucifer". La même année, dans un discours à Lourdes, il dénonçait les
idéologies "possédées par la superstition de la race et du sang". Sa
première encyclique en tant que pape, "Summi pontificatus" de 1939,
était si clairement
anti-raciste que les avions alliés en lâchèrent des milliers de copies
sur l'Allemagne pour y nourrir un sentiment anti-raciste".
A ceux qui reprochent à Pie XII de n'avoir pas parlé assez fort contre
le nazisme, Dalin rapporte les propos de Marcus Melchior, grand rabbin
"Si le pape avait parlé, Hitler aurait massacré beaucoup plus que six
millions de juifs et peut-être 10 millions de catholiques". Il rapporte
aussi ceux du procureur Kempner, représentant les États-Unis au procès
de Nuremberg : "Toute action de propagande inspirée par l'Église
catholique contre Hitler aurait été un suicide ou aurait porté à
l'exécution de beaucoup plus de juifs et de catholiques".
À propos de l'aide apportée aux Juifs, le rabbin Dalin rappelle : "Au
cours des mois où Rome a été occupée par les nazis, Pie XII a donné pour
instruction au clergé de sauver des Juifs par
tous les moyens. Le cardinal Boetto de Gênes en sauva à lui seul au
moins 800. L'évêque d'Assise, 300. Lorsqu'on a remis au cardinal
Palazzini la médaille des "justes" pour avoir sauvé des Juifs au
séminaire romain, il affirmait : "Le mérite en revient entièrement à Pie
XII qui a ordonné de faire tout ce qui était possible pour sauver des
Juifs de la persécution."
L'aide apportée par le pape Pacelli était si connue qu'en 1955, à
l'occasion des célébrations du 10e anniversaire de la Libération,
l'Union des Communautés Israélites proclamait le 17 avril
"Jour de gratitude" pour l'assistance fournée par le pape durant la guerre."
R.V. Gronoff
2004-08-17 18:05:51 UTC
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Post by SOMUA
Post by CubaLibre
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !
Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé
d'un si précieux allié.
pas d'accord
si on prend par exemple le cas de la france
peu de de prélats ce sont commis dans la collaboration, les rares
exemples Msgr de Luppé par exemple ( aumonier général de la milice puis
de la waffen SS )
la plupart des prètres comme la population francaise ont été attentistes
nombreux d'entre eux ont été impliqué dans les réseaux de resistances
après la guerre certains ex-miliciens catholiques intégristes ont eté
protégé certes mais de la à en tirer un ligne générale
en ce qui concerne le pape voyez vous même ce qu'en dise certains juifs
Pie XII un juste selon un rabbin américain
Certes, mais parlez-nous donc un peu de la Croatie aussi...
Esmeralda
2004-08-18 08:51:47 UTC
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Post by SOMUA
si on prend par exemple le cas de la france
peu de de prélats ce sont commis dans la collaboration, les rares
exemples Msgr de Luppé par exemple ( aumonier général de la milice puis
de la waffen SS )
Il obtint d'ailleurs le grade de Sturmbannführer SS.
En 1947 il est condamné à 15 ans de réclusion, à l'indignité
nationale et à la confiscation des biens.
En 1950, il reçoit la bénédiction de Pie 12 alors qu'il est encore en
camp d'internement.

Les exemples ne sont pas rares comme vous voudriez le faire croire, en
fait quasiment tous les prélats qui se sont exprimés l'ont fait en
faveur de la collaboration.
On peut noter parmi eux Suhard, Gerlier, Liénard etc.

"A l'une des heures les plus tragiques de notre histoire, la Providence a
donné à la France un chef autour duquel nous sommes fiers de nous
grouper."
- sermon du cardinal Gerlier, 5 octobre 1942

Les rafles et les déportations de juifs avaient commencé dès le début de
l'année. En zone sud, elles avaient commencé pendantl'été 1942, donc
bien avant ce sermon. Les Juifs y étaient obligés de porter l'étoile
jaune à partir de 6 ans (c'était d'ailleurs une pratique héritée des
catholiques).
La fierté du Cardinal Gerlier me semble bien mal placée.

On peut quand même souligner le courage de quelques prêtres comme Mgr.
de Salièges qui a tenté d'éviter des déportations.
patricia.fidi
2004-08-18 09:26:12 UTC
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Post by Esmeralda
Post by SOMUA
si on prend par exemple le cas de la france
peu de de prélats ce sont commis dans la collaboration, les rares
exemples Msgr de Luppé par exemple ( aumonier général de la milice puis
de la waffen SS )
Il obtint d'ailleurs le grade de Sturmbannführer SS.
En 1947 il est condamné à 15 ans de réclusion, à l'indignité
nationale et à la confiscation des biens.
En 1950, il reçoit la bénédiction de Pie 12 alors qu'il est encore en
camp d'internement.
Les exemples ne sont pas rares comme vous voudriez le faire croire, en
fait quasiment tous les prélats qui se sont exprimés l'ont fait en
faveur de la collaboration.
On peut noter parmi eux Suhard, Gerlier, Liénard etc.
"A l'une des heures les plus tragiques de notre histoire, la Providence a
donné à la France un chef autour duquel nous sommes fiers de nous
grouper."
- sermon du cardinal Gerlier, 5 octobre 1942
Les rafles et les déportations de juifs avaient commencé dès le début de
l'année. En zone sud, elles avaient commencé pendantl'été 1942, donc
bien avant ce sermon. Les Juifs y étaient obligés de porter l'étoile
jaune à partir de 6 ans (c'était d'ailleurs une pratique héritée des
catholiques).
La fierté du Cardinal Gerlier me semble bien mal placée.
On peut quand même souligner le courage de quelques prêtres comme Mgr.
de Salièges qui a tenté d'éviter des déportations.
Donc on comprend mieux encore l'importance de l'église qui demande pardon
pour les actes de certains... Il y a eu comme partout des hommes de
l'églises qui ont fait des choses ignobles et d'autres au péril de leur
vie.
--
Patricia FIDI - Email: cerbermail.com/?nSi2bNvM62
mrap.asso.fr - francepolitique.free.fr/PUR4.htm - minilien.com/?mY0mYf179s
Pétition: mariagehomo.org
Esmeralda
2004-08-19 05:44:52 UTC
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Post by patricia.fidi
Post by Esmeralda
On peut quand même souligner le courage de quelques prêtres comme Mgr.
de Salièges qui a tenté d'éviter des déportations.
Donc on comprend mieux encore l'importance de l'église qui demande pardon
pour les actes de certains... Il y a eu comme partout des hommes de
l'églises qui ont fait des choses ignobles et d'autres au péril de leur
vie.
Je pense que les êtres humains doivent assumer la responsabilité de
leurs actes.
Le pape n'a pas à demander ostensiblement pardon pour des actes qu'il n'a
pas commis, en revanche il serait bon qu'il regarde en face le rôle qu'a
joué l'Eglise pendant toute son histoire, il semble que cela n'ait pas
été fait, il serait également bon qu'il en tire des leçons, nous en
sommes loin.

Quand à l'auto-justification vaticane "nous nous souvenons", elle a été
diversement appréciée :
http://www.sefarad.org/publication/lm/031/macina.html

On peut voir que cette déclaration est bien en-deça de celles des
épiscopats qui ont analysé le problème de manière plus honnête et
moins confuse.
D'Iberville
2004-08-19 10:36:32 UTC
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Post by Esmeralda
Post by patricia.fidi
Post by Esmeralda
On peut quand même souligner le courage de quelques prêtres comme Mgr.
de Salièges qui a tenté d'éviter des déportations.
Donc on comprend mieux encore l'importance de l'église qui demande pardon
pour les actes de certains... Il y a eu comme partout des hommes de
l'églises qui ont fait des choses ignobles et d'autres au péril de leur
vie.
Je pense que les êtres humains doivent assumer la responsabilité de
leurs actes.
Le pape n'a pas à demander ostensiblement pardon pour des actes qu'il n'a
pas commis, en revanche il serait bon qu'il regarde en face le rôle qu'a
joué l'Eglise pendant toute son histoire, il semble que cela n'ait pas
été fait, il serait également bon qu'il en tire des leçons, nous en
sommes loin.
Remarquez, pour l'Islam, vous n'êtes même pas au début du commencement
d'en voir la possibilité ;-)
--
L'intégrale des "Saviez-vous que...", avec photos, est enfin
disponible en ligne : http://diberville.blogspot.com/
D'Iberville
2004-08-18 10:59:39 UTC
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Post by Esmeralda
Post by SOMUA
si on prend par exemple le cas de la france
peu de de prélats ce sont commis dans la collaboration, les rares
exemples Msgr de Luppé par exemple ( aumonier général de la milice puis
de la waffen SS )
Il obtint d'ailleurs le grade de Sturmbannführer SS.
De la SS Charlemagne, oui

Le 24 avril 1945, aux petites heures, le commandant de la division -
le Brigadeführer Krukenberg - reçut l'ordre de quitter son
campement de Neustrelitz pour se rendre à la Chancellerie du Reich.

Ayant réveillé Henri Fenet - le dernier chef de bataillon encore
présent - Krukenberg et une centaine de volontaires montèrent dans des
camions, accompagné de l'aumônier de la division, Monseigneur Mayol de
Lupé.

En chemin, les Français croisèrent des milliers de civils fuyant dans
le sens opposé, mais aussi nombre de soldats de la Wehrmacht qui,
goguenards ou simplement incrédules, ne cessaient de les interpeller
en leur criant qu'ils s'en allaient dans la mauvaise direction, ce
qui, pour ces hommes qui l'avaient en vérité déjà empruntée plusieurs
années auparavant, et sans espoir de retour, n'avait finalement plus
beaucoup d'importance.

Ils comptèrent parmi les ultimes défenseurs de Berlin
--
L'intégrale des "Saviez-vous que...", avec photos, est enfin
disponible en ligne : http://diberville.blogspot.com/
Esmeralda
2004-08-18 11:25:16 UTC
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Post by D'Iberville
Post by Esmeralda
Il obtint d'ailleurs le grade de Sturmbannführer SS.
De la SS Charlemagne, oui
Le 24 avril 1945, aux petites heures, le commandant de la division -
le Brigadeführer Krukenberg - reçut l'ordre de quitter son
campement de Neustrelitz pour se rendre à la Chancellerie du Reich.
(...)

Vous aurais-je rappeler le bon temps ?
D'Iberville
2004-08-18 11:18:55 UTC
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Post by Esmeralda
Post by D'Iberville
Post by Esmeralda
Il obtint d'ailleurs le grade de Sturmbannführer SS.
De la SS Charlemagne, oui
Le 24 avril 1945, aux petites heures, le commandant de la division -
le Brigadeführer Krukenberg - reçut l'ordre de quitter son
campement de Neustrelitz pour se rendre à la Chancellerie du Reich.
(...)
Vous aurais-je rappeler le bon temps ?
Non
--
L'intégrale des "Saviez-vous que...", avec photos, est enfin
disponible en ligne : http://diberville.blogspot.com/
654321
2004-08-18 12:23:02 UTC
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Post by Esmeralda
Les rafles et les déportations de juifs avaient commencé dès le début de
l'année. En zone sud, elles avaient commencé pendantl'été 1942, donc
bien avant ce sermon. Les Juifs y étaient obligés de porter l'étoile
jaune à partir de 6 ans (c'était d'ailleurs une pratique héritée des
catholiques).
Oh là là pas d'etoile jaune en zone nono
Camille Lefort
2004-08-18 16:39:07 UTC
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Post by Esmeralda
Post by SOMUA
si on prend par exemple le cas de la france
peu de de prélats ce sont commis dans la collaboration, les rares
exemples Msgr de Luppé par exemple ( aumonier général de la milice puis
de la waffen SS )
Il obtint d'ailleurs le grade de Sturmbannführer SS.
En 1947 il est condamné à 15 ans de réclusion, à l'indignité
nationale et à la confiscation des biens.
En 1950, il reçoit la bénédiction de Pie 12 alors qu'il est encore en
camp d'internement.
êtes-vous bien sûr de savoir ce que signifie, dans le langage
spirituel, "donner la bénédiction" à quelqu'un ?
Post by Esmeralda
Les exemples ne sont pas rares comme vous voudriez le faire croire, en
fait quasiment tous les prélats qui se sont exprimés l'ont fait en
faveur de la collaboration.
On peut noter parmi eux Suhard, Gerlier, Liénard etc.
C'est très facile de juger à notre époque, surtout quand on est
intellectuellement limité au point de ne pas être capable de prendre
les distances nécessaires pour émettre un jugement sérieux.
Post by Esmeralda
"A l'une des heures les plus tragiques de notre histoire, la Providence a
donné à la France un chef autour duquel nous sommes fiers de nous
grouper."
- sermon du cardinal Gerlier, 5 octobre 1942
et alors ? êtes-vous bien certaine d'avoir compris ce sermon ?
Post by Esmeralda
Les rafles et les déportations de juifs avaient commencé dès le début de
l'année. En zone sud, elles avaient commencé pendantl'été 1942, donc
bien avant ce sermon. Les Juifs y étaient obligés de porter l'étoile
jaune à partir de 6 ans (c'était d'ailleurs une pratique héritée des
catholiques).
encore un amalgame. les rafles ne sont pas le fait des catholiques.
D'ailleurs, nombreux sont les catholiques qui ont massivement sauvé
des juifs.
Post by Esmeralda
La fierté du Cardinal Gerlier me semble bien mal placée.
pas plus mal que vos propos.
Post by Esmeralda
On peut quand même souligner le courage de quelques prêtres comme Mgr.
de Salièges qui a tenté d'éviter des déportations.
il n'est guère le seul
lamaracanard
2004-08-18 21:05:28 UTC
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Post by Camille Lefort
Post by Esmeralda
Post by SOMUA
si on prend par exemple le cas de la france
peu de de prélats ce sont commis dans la collaboration, les rares
exemples Msgr de Luppé par exemple ( aumonier général de la milice puis
de la waffen SS )
Il obtint d'ailleurs le grade de Sturmbannführer SS.
En 1947 il est condamné à 15 ans de réclusion, à l'indignité
nationale et à la confiscation des biens.
En 1950, il reçoit la bénédiction de Pie 12 alors qu'il est encore en
camp d'internement.
êtes-vous bien sûr de savoir ce que signifie, dans le langage
spirituel, "donner la bénédiction" à quelqu'un ?
Post by Esmeralda
Les exemples ne sont pas rares comme vous voudriez le faire croire, en
fait quasiment tous les prélats qui se sont exprimés l'ont fait en
faveur de la collaboration.
On peut noter parmi eux Suhard, Gerlier, Liénard etc.
C'est très facile de juger à notre époque, surtout quand on est
intellectuellement limité au point de ne pas être capable de prendre
les distances nécessaires pour émettre un jugement sérieux.
Post by Esmeralda
"A l'une des heures les plus tragiques de notre histoire, la Providence a
donné à la France un chef autour duquel nous sommes fiers de nous
grouper."
- sermon du cardinal Gerlier, 5 octobre 1942
et alors ? êtes-vous bien certaine d'avoir compris ce sermon ?
Post by Esmeralda
Les rafles et les déportations de juifs avaient commencé dès le début de
l'année. En zone sud, elles avaient commencé pendantl'été 1942, donc
bien avant ce sermon. Les Juifs y étaient obligés de porter l'étoile
jaune à partir de 6 ans (c'était d'ailleurs une pratique héritée des
catholiques).
encore un amalgame. les rafles ne sont pas le fait des catholiques.
D'ailleurs, nombreux sont les catholiques qui ont massivement sauvé
des juifs.
Post by Esmeralda
La fierté du Cardinal Gerlier me semble bien mal placée.
pas plus mal que vos propos.
Post by Esmeralda
On peut quand même souligner le courage de quelques prêtres comme Mgr.
de Salièges qui a tenté d'éviter des déportations.
il n'est guère le seul
(Oui... personne n'est parfait ) Il y à eu beaucoup de petit prêtres qui on
fait partie de la résistance, et qui nous on rendus de grands services, et
d'autres grandes geules qui on préféré se cacher, et beaucoup de grands
monseigneur qui ont pactisé avec le Diable. Jésus à dit :
Dans les dernier temps il y aura des loups dans la bergerie. Il a même des
pédés. Faut pas aussi oublier de parler des curés maître d'école, dont
certains on même été déporté pour avoir caché des petits Juifs dans leur
écoles. Signer ( Un agnostique résistant ) Faut pas mélanger le genre
humain ! Y a les biens, les pas trop con, et les franchement cons. Pour ces
derniers on n'a pas encore l'antibiotique.
Esmeralda
2004-08-19 03:20:33 UTC
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Post by Camille Lefort
Post by Esmeralda
Post by SOMUA
les rares
exemples Msgr de Luppé par exemple ( aumonier général de la milice puis
de la waffen SS )
Il obtint d'ailleurs le grade de Sturmbannführer SS.
En 1947 il est condamné à 15 ans de réclusion, à l'indignité
nationale et à la confiscation des biens.
En 1950, il reçoit la bénédiction de Pie 12 alors qu'il est encore en
camp d'internement.
êtes-vous bien sûr de savoir ce que signifie, dans le langage
spirituel, "donner la bénédiction" à quelqu'un ?
Je ne suis même pas certain de savoir ce que veut dire "langage spirituel".
Post by Camille Lefort
Post by Esmeralda
"A l'une des heures les plus tragiques de notre histoire, la Providence a
donné à la France un chef autour duquel nous sommes fiers de nous
grouper."
- sermon du cardinal Gerlier, 5 octobre 1942
et alors ? êtes-vous bien certaine d'avoir compris ce sermon ?
On ne peut être certain de rien. Sans doute allez-vous l'expliquer, je
vous en serais reconnaissant.
Post by Camille Lefort
Post by Esmeralda
Les rafles et les déportations de juifs avaient commencé dès le début de
l'année. En zone sud, elles avaient commencé pendantl'été 1942, donc
bien avant ce sermon. Les Juifs y étaient obligés de porter l'étoile
jaune à partir de 6 ans (c'était d'ailleurs une pratique héritée des
catholiques).
encore un amalgame. les rafles ne sont pas le fait des catholiques.
Je n'ai pas dit cela, les personnes effectuant ces rafles n'étaient pas
particulièrement catholiques. Les rafles étaient avant tout le fait de
l'Etat Français. L'Etat Français était appuyé par la hierarchie
catholique.
Post by Camille Lefort
D'ailleurs, nombreux sont les catholiques qui ont massivement sauvé
des juifs.
Le "massivement" me semble excessivement exagéré.
Les personnes ayant sauvé des juifs n'étaient pas particulièrement
catholiques.
Post by Camille Lefort
Post by Esmeralda
On peut quand même souligner le courage de quelques prêtres comme Mgr.
de Salièges qui a tenté d'éviter des déportations.
il n'est guère le seul
Comme prélat, je n'en vois pas d'autre.
D'Iberville
2004-08-19 10:35:32 UTC
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Post by Esmeralda
Je n'ai pas dit cela, les personnes effectuant ces rafles n'étaient pas
particulièrement catholiques. Les rafles étaient avant tout le fait de
l'Etat Français. L'Etat Français était appuyé par la hierarchie
catholique.
Ben vous savez, en 1940-1945, il y avait très-très peu de raéliens, de
boudhistes et de scientologues en France...
--
L'intégrale des "Saviez-vous que...", avec photos, est enfin
disponible en ligne : http://diberville.blogspot.com/
Camille Lefort
2004-08-17 16:16:08 UTC
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Post by CubaLibre
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !
Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé d'un si précieux allié.
Ce n'est pas l'Eglise catholique qui a protégé et caché Paul Touvier :
celui-ci a été arrêté dans un prieuré intégriste, l'Eglise Elle-même
n'a rien à voir avec les schismatiques par définition (dirigés par Mgr
Lefebvre). D'ailleurs, les obsèques de Touvier ont eu lieu en l'église
Saint Nicolas du Chardonnet, qui est indépendante de l'Eglise
catholique.
Il faut être intellectuellement limité ou malhonnête - ou les deux à
la fois - pour faire de tels amalgames.

Le Vatican considère Hitler comme étant l'ennemi de la civilisation
chrétienne. Cela ne suffit donc pas aux yeux des gens de mauvaise foi.

Quant à la dernière question, elle figure dans le texte initial, mais
peut-être êtes vous incapable de lire un document jusqu'au bout. Vous
savez, la lecture demande un certain entraînement. C'est à l'école que
cela s'apprend.
R.V. Gronoff
2004-08-17 18:05:08 UTC
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Post by CubaLibre
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !
Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé d'un si précieux allié.
Et les Serbes ont-ils été massacrés par les oustachis croates pour autre
chose que le crime de christianisme ?
Jacqueline Devereaux
2004-08-17 19:03:47 UTC
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Post by R.V. Gronoff
Et les Serbes ont-ils été massacrés par les oustachis croates pour
autre chose que le crime de christianisme?
Serbes: orthodoxes
Croates: catholiques

--
Jacqueline "Jade" Devereaux - ***@tiscali.be
"Le FN c'est les pirates d'Asterix: Ils n'emmerdent qu'eux memes,
et une fois coulés ils preparent le prochain naufrage ;+)"
--
SOMUA
2004-08-17 19:12:23 UTC
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Post by R.V. Gronoff
Post by CubaLibre
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !
Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé
d'un si précieux allié.
Et les Serbes ont-ils été massacrés par les oustachis croates pour autre
chose que le crime de christianisme ?
les balkans

vaste programme

les curetons oustachi ont ils massacrés au nom de la foi ou au nom du
nationalisme j'avoue que ne sais pas...
UBUjean-jacques viala
2004-08-18 16:45:08 UTC
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Post by SOMUA
Post by R.V. Gronoff
Post by CubaLibre
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !
Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé
d'un si précieux allié.
Et les Serbes ont-ils été massacrés par les oustachis croates pour autre
chose que le crime de christianisme ?
les balkans
vaste programme
les curetons oustachi ont ils massacrés au nom de la foi ou au nom du
nationalisme j'avoue que ne sais pas...
c'était pas en application des géniales consignes du petit père adolf?

.
UBU

Quand le destin des hommes et des femmes se trouve lié,directement ou non,
à ces articles que l'on écrit si facilement dans le confort du bureau,
on a le devoir d'hésiter et de peser le pour et le contre.
Camus
President Helmut
2004-08-18 08:05:15 UTC
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Post by R.V. Gronoff
Post by CubaLibre
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !
Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé d'un si précieux allié.
Et les Serbes ont-ils été massacrés par les oustachis croates pour autre
chose que le crime de christianisme ?
T'es vraiment un Régis, toi.
danautoba
2004-08-17 18:59:08 UTC
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Post by CubaLibre
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !
Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé d'un si précieux allié.
Un ancien a dit : L'oisif et le paresseux, Dieu n'en veut pas. .



LES NOUVEAUX MARTYRS ORTHODOXES SERBES

Les uns ont été cruellement tourmentés ne voulant point racheter leur
vie présente afin d'en trouver une meilleure dans la résurrection. Les
autres ont souffert les moqueries et les fouets, les chaînes et les
prisons. Ils ont été lapidés, ils ont été sciés, ils ont été éprouvés
en toute manière; ils sont morts par le tranchant de l'épée [Š] étant
abandonnés, affligés, persécutés, eux dont le monde n'était pas digne.
(Hé 2, 35-38 )



Le génocide du peuple orthodoxe serbe durant la dernière guerre
mondiale, reste assez largement ignoré et lorsqu'il est reconnu comme
tel, on tente de lui donner un aspect purement politique, alors que -
les documents le prouvent - il fut la tentative d'extermination
systématique d'un peuple à cause de son appartenance à la religion
orthodoxe. Le bienheureux évêque Nicolas Velimirovic - il fut dès les
premiers jours arrêté et déporté avec le patriarche Gabriel, et en
1944 envoyé à Dachau - inscrivit de sa propre main dans le calendrier
de l'Église, à la date du 31 Août : Les 700 000 qui ont souffert pour
la foi orthodoxe des mains des croisés romains et des oustachis
pendant la deuxième guerre mondiale ce sont les Nouveaux Martyrs
Serbes.

Le 6 avril 1941, l'Allemagne nazie attaquait la Yougoslavie. Un
officier croate ayant livré aux nazis les plans des forces aériennes
yougoslaves, toute l'aviation fut détruite au sol et Ante Pavelic,
croate lui-même, incitait ses compatriotes à se joindre aux
envahisseurs : Soldats croates, servez-vous de vos armes contre les
officiers et les soldats serbes. Nous lutterons désormais aux côtés de
nos alliés, les Allemands et les Italiens.

Le 8 avril, est annoncée la formation de l'État indépendant de
Croatie, le reste de la Yougoslavie étant occupé par les nazis
allemands et les fascistes italiens, la Macédoine étant donnée à la
Bulgarie et les provinces du Nord à la Hongrie.

ll convient de rappeler que Pavelic était l'instigateur de
l'assassinat du roi Alexandre de Yougoslavie et de Louis Barthou à
Marseille et qu'il avait été de ce fait condamné à mort - par
contumace - par la justice française. Il était à la tête d'une horde
fascisto-nazie soutenue par la hiérarchie romaine et par Mgr Stepinac
archevêque de Zagreb en particulier. Le but clairement et hautement
avoué du mouvement oustachi était la lutte par tous les moyens contre
l'orthodoxie, le libéralisme, la démocratie, la franc-maçonnerie, le
judaïsme et le bolchevisme. Et de fait, une politique d'extermination
des orthodoxes commença avec la bénédiction et l'aide de la hiérarchie
et du clergé croate catholique. Avro Manhattan, britannique, membre de
la Société Royale des Auteurs Britanniques, de la Société Royale de
Littérature, autorité mondiale dans le domaine du catholicisme romain
et de sa politique, mentionne dans son ouvrage Catholic Terror Today :
la transformation de la hiérarchie catholique en une hiérarchie
oustachie de facto, eut une signification terrible.

Les Serbes de Zagreb, eurent douze heures pour quitter la ville, tout
Croate qui les cacherait, serait fusillé sur-le-champ. (ordre du
Ministère de l'Intérieur).

Les Juifs de Croatie durent porter l'étoile jaune, les orthodoxes
serbes un brassard avec la lettre P (Pravoslavac = Orthodoxe).
L'écriture cyrillique fut interdite, même sur les monuments funéraires
! L'inscription : Entrée interdite aux Serbes, aux Juifs, aux nomades
et aux chiens commença à fleurir dans tous les lieux publics.

Le 18 mai 1941, Pavelic alla offrir la couronne de Croatie au roi
d'Italie. Celui-ci la refusa et autorisa le duc de Spoleto, son neveu,
à la recevoir, sous le nom de Tomislav II. Pavelic fut ensuite reçu,
ce même jour, par Pie XII. Ce dernier reçut aussi, également en
audience privée, le futur roi, la veille de son couronnement.

Le 30 juin 1941, le ministre de la Justice et des Cultes, envoya une
lettre officielle à tous les évêques catholiques, dans laquelle le
gouvernement confirmait ce qui avait déjà été conclu avec l'archevêque
Stepinac, c'est-à-dire la poursuite d'une politique de liquidation des
élites de la population orthodoxe, ceci devant être accompli par le
refus de les accepter dans l'Église catholique. Le gouvernement
souhaite, disait la circulaire, que tous les prêtres, les enseignants
et de fait tous les intellectuels appartenant à l'Église Orthodoxe, en
plus des hommes d'affaires, des industriels, des riches paysans, ne
soient à aucun prix reçus dans l'Église catholique. Seule la
population orthodoxe pauvre doit être convertie.

Le martyre du peuple serbe orthodoxe dépasse tout ce que l'on peut
imaginer dans ses pires cauchemars. Dans les villages serbes de la
région de Bjelovar, 250 personnes furent enterrées vivantes, dans le
village d'Otecac, 331 Serbes furent massacrés avec leur prêtre, après
que celui-ci ait été torturé à mort (on coupa son fils en morceaux
devant lui, on l'obligea à réciter la prière des agonisants puis, son
fils étant mort, on lui arracha les cheveux, la barbe, on l'écorcha et
on lui creva les yeux avant de l'achever). A Kosinj, 600 Serbes furent
exterminés. Ceci seulement pendant les premiers mois de l'État
Indépendant de Croatie. L'industriel Serbe Milos Teslic, réputé pour
sa bonté, fut torturé, écorché vif, brûlé, et l'on peut voir ses
bourreaux satisfaits sur une photo "souvenir". L'un d'eux tient en sa
main le coeur de l'industriel martyrisé !

A Dvor n/Uni, le commandant oustachi est un prêtre catholique, Ante
Djuric, qui donne des instructions pour la conversion forcée et
l'élimination des récalcitrants orthodoxes. Hélas, il n'est pas un cas
isolé et nous verrons que les tortionnaires et les assassins sont
souvent des ministres du culte romain et plus particulièrement des
moines franciscains !!!

A Susnjari, près de Glina, tout le village fut massacré à l'exception
de 20 enfants, liés à des planches, approchés de meules de foin
auxquelles on bouta le feu afin qu'ils grillent par les pieds ...
Lucas Avramovic, ancien député et son fils furent crucifiés puis
brûlés dans leur propre maison à Mliniste.

En juin 1941 plus de 100 000 hommes, femmes et enfants serbes furent
tués en quelques jours ...

Le 4 mai 1941, l'archevêque orthodoxe de Banja Luka, Mgr Platon, reçut
des oustachis l'ordre de quitter immédiatement la ville. Il fit appel
à l'évêque catholique local pour qu'il intercède au près des autorités
afin de lui donner plusieurs jours pour se préparer. L'évêque
catholique donna sa parole, mais pendant la nuit six catholiques
oustachis vinrent arrêter le hiérarque.

Il fut ferré comme un cheval et dut ainsi traverser la ville. A
quelques kilomètres de là, épuisé, il s'écroula, et ses bourreaux lui
arrachèrent la barbe et allumèrent un feu sur la poitrine avant de
commencer leur boucherie à coups de hachette.

Il serait fastidieux, triste et honteux d'avoir à citer tout ce que la
barbarie oustachie fit subir au peuple orthodoxe, les églises
détruites, les conversions forcées, les fidèles rassemblées dans les
églises ensuite enflammées ! ...

La résistance découvrit en août 1941 entre Vlasenica et Kladanj, des
bébés empalés sur les lattes d'un enclos, leurs petits membres encore
tordus de douleur, tout comme des pattes d'insectes piqués sur les
épingles.

L'horreur ne semble pas avoir de limites. Le journaliste et écrivain
italien Malaparte en reportage chez Ante Pavelic le voyait jouer avec
des objets gluants dans une corbeille. Il lui demanda de quoi il
s'agissait et le monstre ignoble lui répondit que c'étaient des yeux
de Serbes orthodoxes que ses fidèles oustachis lui avaient envoyé. Il
n'était pas rare en effet pour ces zélés serviteurs de la Nouvelle
Croisade de se faire des colliers avec les yeux ou les langues des
orthodoxes qu'ils tuaient.

Ce qui est le plus troublant, c'est en effet cet esprit de Guerre
Sainte ou de Nouvelle Croisade que le clergé romain et sa hiérarchie
de Croatie proclamèrent ouvertement, oralement et par écrit dans leurs
diverses publications.

Jusqu'à maintenant, mes frères, disait le père Mate Mogus, de la
Province de Lika, nous avons [nous catholiques] travaillé pour notre
religion catholique avec la croix et le missel; le jour est venu de
travailler à présent avec le revolver et le fusil.

Jusqu'à présent, Dieu a parlé par les encycliques papales ...

Et ... Ils ont fermé leurs oreilles... Maintenant Dieu a décidé
d'utiliser d'autres méthodes. Il préparera des missions, des missions
européennes. Des missions mondiales. Elles seront soutenues non par
les prêtres, mais par les chefs des armées, conduits par Hitler. Les
sermons seront entendus à l'aide des canons, des fusils, des tanks,
des bombes. Le langage de ces sermons sera international (Prêtre Petar
Pajic, dans l'organe de l'archevêché de Sarajevo).

La Veliko Krizarsko Bratstvo (Grande Fraternité des Croisés) voit en
Pavelic une sorte d'archange envoyé par la Providence. Le Hrvatski
Glasnik (La Voix Croate), journal de l'Action Catholique, énonce
clairement l'avantage, pour l'État Croate et son Église, du nouvel
état de fait :

C'est tout d'abord l'élimination de l'influence néfaste de
l'orthodoxie et du byzantinisme sur le peuple croate, survenue après
la rupture des relations entre Croates et Serbes, qui représente par
elle-même un des plus grands avantages éthiques de notre nouvelle
situation.

En 1942, Mgr Stepinac est nommé par Pavelic aumônier principal des
forces oustachies. Il était ainsi remercié du Te Deum qu'il avait fait
célébrer quelques mois plus tôt pour remercier Dieu et lui demander de
bénir le Poglavnik Ante Pavelic. L''archevêque Ivan Saric, n'avait-il
pas montré la voie aux fidèles avant son chef, en publiant une ode au
Poglavnik qui est un crachat sur la Face du Christ, dans cette ode
délétère, il célèbre Dieu, les Croates et l'oustachi magnifique
(Pavelic).

L'archevêque Stepinac savait ce qui se passait avec les Serbes
orthodoxes, il savait que des prêtres et des moines tuaient et
torturaient ou avaient accepté de diriger des camps de concentration.
Il ne fit rien contre.

A la radio de Londres, le 16 février 1942, un Croate, Veceslav Vilder
sauva l'honneur de ses concitoyens et exposa au monde l'infamie du
prélat :

Et maintenant autour de ce Stepinac, les pires atrocités se commettent
... le sang fraternel coule en ruisseaux... Les orthodoxes sont
convertis de force au catholicisme, et nous n'entendons pas la voix de
l'archevêque Stepinac prêchant la révolte. Mais nous lisons qu'il
participe à des parades fascistes et nazies. Et ce qui est pire encore
: l'évêque de Zagreb, Salis-Sevis, dans son discours de nouvel an, a
directement glorifié Pavelic, et l'archevêque Stepinac n'a pas repris
son évêque... et un autre archevêque catholique, Saric, à Sarajevo, a
composé le 24 décembre [ ! ], toute une longue ode à Pavelic.

Ce que ce brave et authentique patriote yougoslave ignorait c'est
l'étendue de cette collaboration et son horreur.

Le moine franciscain et prêtre Miroslav Filipovic, dirigea, aidé du
père Zvonko Brekalo, du père Lipovac et du père Culina, le Camp de
Concentration de Jasenovac où périrent 40 000 hommes, femmes et
enfants. Ce prêtre tua de ses propres mains un enfant orthodoxe serbe
dans le village de Drakulic, afin de montrer l'exemple à son bataillon
d'oustachis. En un seul jour, suivant son exemple, 1500 orthodoxes
serbes furent assassinés. Le prêtre Z. Bronkalo fut décoré par Pavelic
lui-même de l'Ordre du Roi Zvonimir. En 1942, ce camp contenait
jusqu'à 20 000 enfants orthodoxes, 12 000 d'entre eux furent tués de
sang froid. Après la guerre, un pieux catholique croate, Ante Urban,
accusé d'avoir tué des centaines d'enfants, déclara que l'accusation
était un pur mensonge puisqu'il n'en avait tué que 63 personnellement
!

Le prêtre Grga Blazevic était second du Camp de Concentration de
Bosanki-Novi. Mgr Dionis Juricev n'avait-il pas béni à l'avance ces
prêtres tortionnaires quand à Staza il avait annoncé que tous les
Serbes qui refusaient de se convertir au catholicisme devaient être
mis à mort, parce que ce n'est plus aujourd'hui péché de tuer un
enfant de sept ans, si cet enfant s'oppose à un mouvement oustachi.

Ante Klaric, moine franciscain de Tramosnica, déclara dans un sermon :
Vous êtes de vieilles femmes et vous devriez vous mettre et jupons,
parce que vous n'avez pas encore tué un seul Serbe ! Si vous n'avez
pas tous d'armes servez-vous de haches, de faucilles, et, n'importe où
vous rencontrez un Serbe, coupez-lui la gorge.

Le prêtre Sirecko Peric, du monastère de Gorica près de Livno appelait
lui aussi au massacre en ces termes : Tuez tous les Serbes. Tuez
d'abord ma soeur qui est mariée à un Serbe et puis ensuite tous les
Serbes. Quand vous aurez fini ce travail, venez à l'Église, je vous
confesserai et je vous libérerai du péché.

De temps en temps ces étranges disciples de François d'Assise
organisaient des concours d'égorgement d'orthodoxes. Le champion
incontesté de ce divertissement pieux fut un membre de l'organisation
militaro-religieuse des Krizari (Les Croisés), étudiant du collège
franciscain de Siroki Brijeg; il égorgea dans la nuit du 29 août 1942
1360 personnes, fut nommé roi des égorgeurs et reçut une montre en or,
un service en argent, un cochon de lait rôti et une bouteille de vin.

Le camp de Jasenovac, dirigé par le prêtre franciscain Miroslav
Filipovic, était équipé de fours de briqueterie. Ils servirent à
brûler vifs certains des détenus. Dès 1942, les enfants- Juifs en
majorité - y furent brûlés. Les cendres des cadavres servaient à
fabriquer du savon !

Il est triste de devoir dire que les catholiques croates restèrent la
plupart du temps muets devant les horreurs perpétrées par leurs
coreligionnaires. Ce furent certains Musulmans qui protestèrent contre
les persécutions des Serbes orthodoxes et des Juifs et qui leur
offrirent assistance ! (d'autres musulmans étaient alliés aux hordes
oustachies et certains eurent leurs propres divisions de SS aux côtés
des nazis ...)

Prenez les armes contre les bourreaux oustachis, ouvrez les portes de
vos foyers aux Serbes persécutés et sauvez leurs enfants et leurs
biens. Le fauve oustachi avide de sang, s'est dressé aujourd'hui
contre les Serbes, mais demain, ce sera votre tour.

(Omer Kajmakovic )

Un seul évêque croate, Mgr Aloïs Misic condamna ce qui se passait dans
son diocèse, par une lettre circulaire où il disait la sainte Église
ne veut et ne pourra pas absoudre ni libérer de leurs péchés tous ceux
qui, contrairement aux Lois divines, assassinent, anéantissent ou
s'approprient les biens d'autrui..

Un seul prêtre de Zagreb fit un sermon contre les persécutions, le
père Josip Loncar. Il fut arrêté et condamné à mort, sa peine étant
commuée en travaux forcés à perpétuité ensuite. On aimerait que la
liste soit plus longue... On souhaiterait que Mgr Stepinac, le chef
suprême des catholiques croates, ait fait entendre sa voix. On
voudrait que le Vatican soit intervenu...

Le docteur Zelimir Mazuranic, Croate catholique et ancien président du
Sénat de Yougoslavie, se suicida parce qu'il ne pouvait plus vivre
dans un état de criminels.

Le Docteur Prvislav Glizogono, catholique croate, ancien ministre,
écrivit à Mgr Stepinac en 1942 pour demander au prélat la condamnation
la plus rigoureuse des prêtres qui, sans égard pour leur soutane et
leur sacerdoce, ont participé, de quelque manière que ce fût, aux
méfaits des oustachis - et cela sans considération de leur rang dans
la hiérarchie religieuse.

Il ne reçut nulle réponse... Mgr Stepinac ne prit jamais aucune
sanction contre ceux qui, après tout, étaient comme lui, les zélotes
de la nouvelle croisade contre l'orthodoxie.

Les catholiques de Slovénie rachetèrent leurs confrères de Croatie.
Ils écrivirent à l'archevêque catholique de Belgrade en le priant de
bien vouloir transmettre au Saint Siège un mémoire, dont nous
extrayons cette phrase : "Dans l'État Indépendant de Croatie, tous les
évêques et prêtres orthodoxes ont été soit tués, soit emprisonnés ou
internés dans des camps de concentration, leurs églises et couvents
détruits, leurs biens confisqués." Il n'y eut pas de réponse.

Beaucoup d'enfants serbes orthodoxes dont les parents avaient été
martyrisés, furent incorporés à la masse croate grâce à la société
Caritas contrôlée par l'archevêché de Zagreb; ils ne furent jamais
rendus à leur nation.

Dans l'État Croate, environ 300 églises orthodoxes furent détruites,
d'autres furent transformées en églises catholiques, d'autres
transformées en latrines, d'autres en étables ou en abattoirs.

Selon les estimations, il y eut environ 750 000 à 800 000 Serbes
orthodoxes massacrés en Croatie, parmi eux environ 182 membres du
clergé.

Le Vatican resta muet tout au long de la guerre et après celle-ci sur
la boucherie croate de ses oustachis, clercs franciscains, jésuites ou
d'autres ordres.

Une seule et unique voix à Rome protesta contre l'extermination du
peuple serbe orthodoxe : celle du cardinal Tisserant qui dans une
conversation privée avec le docteur Rusinovic, ambassadeur des
oustachis à Rome, lui fit part de son désaccord. Dans son rapport au
ministre des Affaires Étrangères de l'État Croate, le 6 Mars 1942,
celui-ci mentionne ce que lui a dit le prélat :

J'ai appris, lui a dit Mgr Tisserant, qu'un prêtre Simic, a pris la
tête d'un groupe d'hommes armés qui ont détruit des églises
orthodoxes. Je tiens également de source sûre que les frères
franciscains de Bosnie-Herzégovine se sont conduits d'une façon
lamentable. De telles actions ne sauraient être commises par des
hommes civilisés et cultivés, et encore moins par des prêtres.

Ceci était une conversation privée. Il n'y eut jamais de condamnation
formelle ou ex cathedra du génocide perpétré par les oustachis, par la
hiérarchie latine, par le pape de Rome ou par ses cardinaux.

Ante Pavelic, grâce à des complicités ecclésiastiques put s'enfuir
avec les richesses volées aux orthodoxes, aux Juifs et aux musulmans.
Avec lui 4 000 de ses séides purent gagner des pays catholiques
d'accueil. Certains furent cachés en Autriche. On dit que Mgr Garic
mourut à Fribourg en Suisse, Mgr Saric s'en alla à Madrid dans un
monastère. Ante Pavelic était toujours déguisé en soutane ! dans les
couvents de St-Gilgen en Autriche. Toujours en soutane, il gagna Rome
où sous le nom de Pater Gomez ou Pater Benarez, il se cacha dans un
couvent. Lorsque les services secrets yougoslaves retrouvèrent ses
traces, il se réfugia, - c'est un journaliste italien qui l'affirme
pour l'avoir rencontré et interviewé - à Castelgandolfo, résidence
d'été des papes. Il passa ensuite en Argentine grâce au clergé romain.
Il avait alors un passeport délivré par la Croix-Rouge Internationale
! Il résida à Buenos Aires sous le nom de Pál Aranyos. Il s'établit
ensuite à Madrid où en 1959, il mourut muni des sacrements de l'Église
et après avoir reçu la bénédiction du bon pape Jean XXIII : il tenait
dans sa main le rosaire que lui avait offert Pie XII lors de sa visite
au Vatican.

Certains furent capturés par les Alliés et emprisonnés, mais
cependant, ... ce fut en masse que la pègre oustachie sortit des camps
de concentration alliés, revêtus souvent, comme Pavelic, d'une
soutane...

Mgr Stepinac arrêté fut condamné à 16 ans de prison. La machine de
guerre vaticane fut mise en branle, la désinformation battit son
plein, le soutien des bourreaux oustachis fut présente comme le
défenseur de la chrétienté. C'était le début de la guerre froide...
Puis la Yougoslavie communiste en crise politique avec l'URSS, se
rapprocha légèrement de l'Ouest, Mgr Stepinac fut remis en
semi-liberté pendant l'hiver 1951 et en 1953 il fut fait cardinal !
(Nous formons pour vous des voeux paternels, cher fils qui avez acquis
tant de mérites, lui écrivit Pie XII ! ) Cette récompense du pape
suivait de peu la dignité de Grand Croix avec Étoile que le Poglavnik
Pavelic venait d'attribuer à Mgr Stepinac pour services rendus à
l'État Croate en tant qu'archevêque de Zagreb !

Les réactions rapportées de Mgr Tisserant montrent bien que le Vatican
connaissait parfaitement la situation. Le pape ne pouvait donc pas
l'ignorer, d'autant plus qu'elle avait provoqué dans l'ensemble de
l'opinion publique mondiale une véritable consternation. De toutes
façons le délégué apostolique à Zagreb, l'abbé Marcone, ne pouvait pas
ne pas être au courant; il en était tous les jours le témoin averti :
massacres en masse de la population serbe et juive, assassinats de
prêtres et d'évêques orthodoxes, camp de la mort; conversions forcées
d'orthodoxes au catholicisme, pillages et destruction d'églises
orthodoxes et de synagogues, confiscation de leurs biens. Il avait vu
tout cela. En sa qualité de légat apostolique, n'envoyait-il pas
régulièrement au Saint Siège des rapports sur ce qu'il avait constaté.
Comment expliquer le silence de Pie XII ? Avait-il pris le parti de se
taire sous l'influence de l'aile droite de la Curie romaine qui
sympathisait avec les fascistes, ou bien redoutait-il au cas où il
aurait fait entendre sa voix, les représailles d'Hitler ? Si le pape
avait crié son indignation, le dictateur allemand aurait-il riposté en
persécutant les catholiques ? Cette hypothèse ne semble pas devoir
être retenue parce que les crimes de Pavelic étaient différents de
ceux d'Hitler. Une condamnation pontificale urbi et orbi des crimes du
régime oustachi aurait été bien accueillie à Berlin qui avait besoin
de paix et d'ordre en Croatie. [Il convient de noter que les nazis et
les fascistes italiens eux-mêmes furent épouvantés par les crimes
oustachis à plusieurs reprises !!!] D'autre part, la hiérarchie
catholique croate aurait certainement refusé son soutien à Pavelic
dont le pouvoir aurait été condamné à mort dès le début. La vérité du
silence du pape est ailleurs. C'est le journal suisse Basler
Nachrichten qui, dans un de ses numéros de 1942, soulève un coin de
rideau sur cette question troublante, bien qu'il ne l'aborde qu'au
sujet de la Russie : "Une des questions que pose l'action allemande en
Russie et qui intéresse le Vatican au plus haut degré, c'est
l'évangélisation de la population de ce pays."

C'était donc la conversion des orthodoxes au catholicisme, que ce fût
en Russie ou en Croatie, qui intéressait le pape. En ce qui concerne
la Russie notamment, le Vatican avait conclu, suivant les "Messages de
guerre de Pie XII au monde" (Spes), un accord avec Berlin à ce sujet,
accord l'autorisant à envoyer des missionnaires catholiques dans la
Russie occupée.

Dans son étude The realignment of Europe, Arnold Toynbee, historien et
philosophe anglais, écrit à propos de ce génocide : Des centaines de
milliers de Serbes ont été massacrés par les oustachis de Pavelic, et
des prêtres catholiques ont été impliqués dans ces assassinats. La
hiérarchie catholique ne s'est jamais élevée contre ces forfaits et
certains évêques sont allés jusqu'à faire l'éloge du régime institué
par Pavelic. Des milliers de Serbes ont échappé à la mort en se
convertissant au catholicisme, ce qui leur conférait automatiquement
le statut national croate et annulait leur statut national serbe, le
seul moyen de distinguer un Serbe d'un Croate étant la religion.
Stepinac n'a pas protesté contre ces conversions massives et n'a
jamais donné d'instructions à ses prêtres d'avoir à les refuser.

Il va sans dire que les conversions forcées furent suivies d'un retour
à l'orthodoxie dès que la soldatesque oustachio-franciscaine fut
privée de son pouvoir...

Le ravin dans lequel furent jetés 86 000 martyrs de l'orthodoxie à
Jadovno est aujourd'hui un lieu de pèlerinage de la Serbie orthodoxe :
les reliques de ces martyrs y dégagent un parfum ...

Pourquoi parler de ces événements si lointains dans le temps ?

Pour que soient vénérés nos frères serbes orthodoxes, martyrs de notre
sainte Église : peu d'orthodoxes en effet connaissent ce génocide du
peuple serbe.

Pour que le génocide entamé depuis plusieurs années au Kossovo nous
réveille lui aussi : un hebdomadaire catholique suisse - L'Écho
illustré - réussit la performance de publier il y a quelques semaines
un reportage sur les Albanais du Kossovo persécutés (?) par l'état
yougoslave, sans mentionner l'exode terrible des Serbes, les églises
brûlées aujourd'hui, le patriarcat de Pec incendié, les religieuses
violées, les prêtres assassinés... et les persécutions que ces
Albanais infligent impunément aux orthodoxes qui quittent en masse
leur pays !

Il y a quelques années, le souverain actuel du Vatican proposa comme
modèle de l'unité des chrétiens et comme leur saint patron en quelque
sorte, l'ignoble persécuteur d'orthodoxes Joasaph Konsevic qui fut
canonisé sans doute pour ses crimes inexpiables envers l'orthodoxie.
Il est des rumeurs qui courent maintenant sur la possible canonisation
du répugnant bourreau de nos frères serbes orthodoxes que fut
l'immonde Stepinac.

Ne serait-ce que pour cela, nous ne devons pas oublier. Pardonner,
oui. Oublier, jamais !

Traduction de Claude Lopez

Extrait de la revue " Le Pèlerin russe" de 1892

PS.En espérant vous avoir aidé ?

Kara
danautoba
2004-08-17 20:10:11 UTC
Permalink
Post by CubaLibre
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !
Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé d'un si précieux allié.
-Martin Bormann,condamné à mort,devient le Père Martin.

-Marcel Déat se camoufle en frère franciscain.Déat au "Russicum"il
reçoit une bénédiction spéciale de Pie XII qui le cache à Castel
Gandolfo.

-Darnand,protégé du Sint-Père,utilise les services de change du
Vatikan.

-Pie XII intervient en faveur des criminels de guerre japonais.

-Un revenant: Ante Pavelic.L'homme "Au vigts kilos d'yeux humains"
goûte un repos bien gagné en Argentine.

-L'Assistance Pontificale ne se borne pas aux vivant:Le corps de
Mussolini caché dans le couvent de l'Angelicum,à Milan. Le Saint-Père
"reconnaîtra les siens"

Documentation: René Thirifys

Lire aussi "Les pages noirs du christianisme"
www.christianisme.ch

Kara
654321
2004-08-18 12:30:57 UTC
Permalink
Post by danautoba
Post by CubaLibre
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !
Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé d'un si précieux allié.
-Martin Bormann,condamné à mort,devient le Père Martin.
Mort à Berlin en mai 1945 pres d'une gare ,on a retrouvé son
squelette il y a quelques années
Thom
2004-08-17 22:35:30 UTC
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Post by CubaLibre
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes,
Couic !
Rappel nous la position du Vatican de l'époque, ou s'est caché le milicien
Paul Touvier, puis ensuite, pourquoi les nazis se seraient débarrassé d'un si précieux allié.
que dire de la complicité active du vatican cherchant a extirper les
crimunels de guerre nazis de leur sort legitime: la pendaison!!...
je crois que le vatican avait mis sur pied un reseau elaboré qui a
permis aux pires assassins des camps de la mort..de pouvoir echapper a
leur juste sort en se refugiant en amerique latine, qui, je le
souligne etait largement influencé par l'eglise catholique (qui
s'imissait depuis la conquete espagnol, dans toutes les affaires des
etats en question)...

la complicité active du vatican ne fait aucun doute:
http://www.amnistia.net/news/articles/fascdoss/routnazi/routnazi.htm
http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=420
http://www.anti-rev.org/textes/Devienne98a/index.html
http://www.col.fr/judeotheque/archive.web/Quand%20l'Eglise%20disait%20Amen.htm
http://solidariteetprogres.online.fr/Campagnes/Tension.html

la destruction de l'eglise catholique par les nazis n'est qu'une
tentative de manipulation pour cacher la verité!...l'eglise, cette
hypocrite, cynique,perfide, utilise le double language en fonction de
ses interets...
elle peut dire le contraire de ce qu'elle fait. Biensur, tout le monde
croyant que ce qu'elle dit c'est ce qu'elle fait, helas...
encore une autre preuve: la compromission avec la loge maconique P2
dans l'affaire de la bankerout de la banque ambrosiano ne prouve
qu'une chose:
le vatican n'a plus rien de chretien mais est capable de s'allier avec
ses anciens "enemis" pour des histoires de fric...et pour eliminer le
mashiah qui declencherait la disparition du "saint siege"...la
solution finale a sans doute rendu service a "rome" pour les "chances"
que les nazis eliminent le mashiah au passage dans les camps de
concentration...de la a dire que le vatican a clairement voulu ca...ca
reste a prouver mais rien est impossible.

le vatican n'est qu'un repere de crapules de la pire espece et bien
des enquetes actuellement en cours aux etat unis revelent des choses
inavouables pour un etat qui cherche a tous prix a se donner une image
des plus seduisante.

thom
Xharkin
2004-08-18 00:31:40 UTC
Permalink
Post by Thom
le vatican n'est qu'un repere de crapules de la pire espece et
bien des enquetes actuellement en cours aux etat unis revelent
des choses inavouables pour un etat qui cherche a tous prix a
se donner une image des plus seduisante.
Le Vatican n'est plus que l'ombre de lui-même. Vous vous
acharnez sur une Eglise catholique apostolique romaine bien mal
en point. Mais c'est la vie, vae victis.
patricia.fidi
2004-08-18 09:23:34 UTC
Permalink
Post by Xharkin
Post by Thom
le vatican n'est qu'un repere de crapules de la pire espece et
bien des enquetes actuellement en cours aux etat unis revelent
des choses inavouables pour un etat qui cherche a tous prix a
se donner une image des plus seduisante.
Le Vatican n'est plus que l'ombre de lui-même. Vous vous
acharnez sur une Eglise catholique apostolique romaine bien mal
en point. Mais c'est la vie, vae victis.
parce que vous êtes de quelle église
ou...
quelle église vous semble plus réelle que Rome ?
--
Patricia FIDI - Email: cerbermail.com/?nSi2bNvM62
mrap.asso.fr - francepolitique.free.fr/PUR4.htm - minilien.com/?mY0mYf179s
Pétition: mariagehomo.org
Xharkin
2004-08-18 19:32:03 UTC
Permalink
Post by patricia.fidi
Post by Xharkin
Le Vatican n'est plus que l'ombre de lui-même. Vous vous
acharnez sur une Eglise catholique apostolique romaine bien
mal en point. Mais c'est la vie, vae victis.
parce que vous êtes de quelle église
Eglise catholique apostolique romaine.
Tendance Opus Dei. ;-)
Post by patricia.fidi
ou...
quelle église vous semble plus réelle que Rome ?
Il n'y a pas d'Eglise plus réelle et plus sainte que l'Eglise
Romaine.
D'Iberville
2004-08-18 11:00:34 UTC
Permalink
Post by Xharkin
Post by Thom
le vatican n'est qu'un repere de crapules de la pire espece et
bien des enquetes actuellement en cours aux etat unis revelent
des choses inavouables pour un etat qui cherche a tous prix a
se donner une image des plus seduisante.
Le Vatican n'est plus que l'ombre de lui-même. Vous vous
acharnez sur une Eglise catholique apostolique romaine bien mal
en point. Mais c'est la vie, vae victis.
Et ce sera bientôt l'Islam qui prendra la place : la Nature a horreur
du vide...
--
L'intégrale des "Saviez-vous que...", avec photos, est enfin
disponible en ligne : http://diberville.blogspot.com/
Esmeralda
2004-08-18 11:26:22 UTC
Permalink
la Nature a horreur du vide...
Vous êtes pourtant toujours là.
D'Iberville
2004-08-18 11:20:10 UTC
Permalink
Post by Esmeralda
la Nature a horreur du vide...
Vous êtes pourtant toujours là.
Mais après vous
--
L'intégrale des "Saviez-vous que...", avec photos, est enfin
disponible en ligne : http://diberville.blogspot.com/
Chap
2004-08-18 11:04:22 UTC
Permalink
Post by D'Iberville
Post by Xharkin
Post by Thom
le vatican n'est qu'un repere de crapules de la pire espece et
bien des enquetes actuellement en cours aux etat unis revelent
des choses inavouables pour un etat qui cherche a tous prix a
se donner une image des plus seduisante.
Le Vatican n'est plus que l'ombre de lui-même. Vous vous
acharnez sur une Eglise catholique apostolique romaine bien mal
en point. Mais c'est la vie, vae victis.
Et ce sera bientôt l'Islam qui prendra la place : la Nature a horreur
du vide...
Pourtant on a vraiment cru à l'athéisme et au libéralisme :/

Chap
Xharkin
2004-08-18 19:47:36 UTC
Permalink
Post by Chap
Post by D'Iberville
Et ce sera bientôt l'Islam qui prendra la place : la Nature a
horreur du vide...
Pourtant on a vraiment cru à l'athéisme et au libéralisme :/
Le libéralisme marche bien, c'est l'athéisme qui pose un
problème.
sham
2004-08-18 19:57:28 UTC
Permalink
Post by Xharkin
Le libéralisme marche bien, c'est l'athéisme qui pose un
problème.
Il pose surtout un problème aux crédules, et à ceux qui font de la
crédulité leur business.
Olivier Pasco
2004-08-18 21:46:43 UTC
Permalink
c'est l'athéisme qui pose un problème.
Lequel ?
Xharkin
2004-08-18 21:58:17 UTC
Permalink
Post by Olivier Pasco
c'est l'athéisme qui pose un problème.
Lequel ?
L'athéisme n'est qu'un vide, et la nature a horreur du vide.
jmh
2004-08-18 22:05:05 UTC
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Post by Xharkin
Post by Olivier Pasco
c'est l'athéisme qui pose un problème.
Lequel ?
L'athéisme n'est qu'un vide, et la nature a horreur du vide.
Alors pourquoi a t elle pourvu les socialiste d'un crane ??

jmh
R.V. Gronoff
2004-08-18 22:29:55 UTC
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Post by jmh
Post by Xharkin
Post by Olivier Pasco
c'est l'athéisme qui pose un problème.
Lequel ?
L'athéisme n'est qu'un vide, et la nature a horreur du vide.
Alors pourquoi a t elle pourvu les socialiste d'un crane ??
Pour ranger leurs sandwiches dedans ?

Et puis tous les socialistes ne sont pas athées (Jaurès, par exemple).
jmh
2004-08-19 05:41:41 UTC
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Post by R.V. Gronoff
Post by jmh
Post by Xharkin
Post by Olivier Pasco
c'est l'athéisme qui pose un problème.
Lequel ?
L'athéisme n'est qu'un vide, et la nature a horreur du vide.
Alors pourquoi a t elle pourvu les socialiste d'un crane ??
Pour ranger leurs sandwiches dedans ?
Parce qu'en plus, ca mange ces gens la

jmh
.
Olivier Pasco
2004-08-18 22:12:28 UTC
Permalink
Post by Xharkin
Post by Olivier Pasco
c'est l'athéisme qui pose un problème.
Lequel ?
L'athéisme n'est qu'un vide,
Non, c'est une idee.
Post by Xharkin
et la nature a horreur du vide.
Et pierre qui roule ne fait pas le printemps. Et sinon, quel probleme
l'atheisme poserait-il donc ?
Xharkin
2004-08-18 23:51:47 UTC
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Post by Olivier Pasco
Post by Xharkin
Post by Olivier Pasco
c'est l'athéisme qui pose un problème.
Lequel ?
L'athéisme n'est qu'un vide,
Non, c'est une idee.
Post by Xharkin
et la nature a horreur du vide.
Et pierre qui roule ne fait pas le printemps. Et sinon, quel
probleme l'atheisme poserait-il donc ?
Puisque vous n'avez pas compris, vous le découvrirez bien assez
tôt.
Olivier Pasco
2004-08-19 01:24:55 UTC
Permalink
Post by Xharkin
Puisque vous n'avez pas compris, vous le découvrirez bien assez
tôt.
Puisque vous avez compris, vous devriez pouvoir m'expliquer. En quoi
l'atheisme serait-il donc un probleme ? Pour l'instent je commence a
croire que vous n'en savez rien mais que ca vous fait juste plaisir de
denigrer gratuitement...
Xharkin
2004-08-19 01:58:00 UTC
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Post by Olivier Pasco
Post by Xharkin
Puisque vous n'avez pas compris, vous le découvrirez bien
assez tôt.
Puisque vous avez compris, vous devriez pouvoir m'expliquer.
En quoi l'atheisme serait-il donc un probleme ? Pour l'instent
je commence a croire que vous n'en savez rien mais que ca vous
fait juste plaisir de denigrer gratuitement...
Laissez tomber.
Olivier Pasco
2004-08-19 16:15:44 UTC
Permalink
Post by Xharkin
Pour l'instent je commence a croire que vous n'en savez rien mais que
ca vous fait juste plaisir de denigrer gratuitement...
Laissez tomber.
Serais-je tombe juste ?
Esmeralda
2004-08-19 05:48:19 UTC
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Post by Xharkin
L'athéisme n'est qu'un vide, et la nature a horreur du vide.
Chacun voit midi à sa porte.
R.V. Gronoff
2004-08-18 22:29:01 UTC
Permalink
Post by Xharkin
Le libéralisme marche bien,
Surtout pour les patrons, les rentiers et les bouriscoteurs.
Steel Dragon
2004-08-18 12:29:15 UTC
Permalink
(........)
Et ce sera bientôt l'Islam qui prendra la place : la Nature a horreur
du vide...
Meuh non, rassurez-vous, on arrive.
--
S. D.
-----------------
Tribu TOTEG - clan Berceau des Foulques
http://www.toteg.com/ (en anglais)
http://www.toteg.com/internationaltoc.html (en français)
http://groups.yahoo.com/group/toteg-fr/
DTCBP
2004-08-18 12:37:17 UTC
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Post by D'Iberville
Post by Xharkin
Post by Thom
le vatican n'est qu'un repere de crapules de la pire espece et
bien des enquetes actuellement en cours aux etat unis revelent
des choses inavouables pour un etat qui cherche a tous prix a
se donner une image des plus seduisante.
Le Vatican n'est plus que l'ombre de lui-même. Vous vous
acharnez sur une Eglise catholique apostolique romaine bien mal
en point. Mais c'est la vie, vae victis.
Et ce sera bientôt l'Islam qui prendra la place : la Nature a horreur
du vide...
Ce forum en est un magnifique contre-exemple.
Olivier Pasco
2004-08-17 16:06:44 UTC
Permalink
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes [...]
Il parait qu'ils en auraient eu contre les juifs aussi...
R.V. Gronoff
2004-08-17 20:21:55 UTC
Permalink
http://users.skynet.be/eglisedem/catholisisme/oustachis.htm
Eole
2004-08-18 08:32:51 UTC
Permalink
Post by R.V. Gronoff
http://users.skynet.be/eglisedem/catholisisme/oustachis.htm
Comme je l'ai dit dans un précédent message, il est important de
parler de ces horreurs ; en outre maintenant que la situation dans les
Balkans semble stabilisée, on pourra prendre un certain recul face à
l'évocation du régimie criminel des Oustachis.

Mais il n'est pas suffisant de raconter les crimes perpétrés par ce
régime. Il faudrait chercher à expliquer comment une "bande de voyous"
a pu mettre de son côté assez d'excéutants pour les perpétrer, quel
était leur mobile idéologique, et enfin pourquoi un tel déchaînement
de violence, était-il prévisible dans les mois ou les années qui ont
précédé l'invasion de la Yougoslavie par Hitler ?

D'autre part je ne suis pas d'accord pour mettre l'accent sur le
facteur religieux. Faire la chasse aux orthodoxes c'était faire la
chasse aux Serbes parce que, par définition, la confession catholique
ou orthodoxe est la seule chose qui permette de différencier les deux
peuples. La chasse aux juifs et aux tziganes, c'est dans la continuité
du nazisme. Et n'oublions pas que les musulmans de Bosnie, eux, furent
promus "fleur de la nation croate".
julien vancraenbroeck
2004-08-18 17:02:22 UTC
Permalink
Post by Eole
Post by R.V. Gronoff
http://users.skynet.be/eglisedem/catholisisme/oustachis.htm
Comme je l'ai dit dans un précédent message, il est important de
parler de ces horreurs ; en outre maintenant que la situation dans les
Balkans semble stabilisée, on pourra prendre un certain recul face à
l'évocation du régimie criminel des Oustachis.
Mais il n'est pas suffisant de raconter les crimes perpétrés par ce
régime. Il faudrait chercher à expliquer comment une "bande de voyous"
a pu mettre de son côté assez d'excéutants pour les perpétrer, quel
était leur mobile idéologique, et enfin pourquoi un tel déchaînement
de violence, était-il prévisible dans les mois ou les années qui ont
précédé l'invasion de la Yougoslavie par Hitler ?
D'autre part je ne suis pas d'accord pour mettre l'accent sur le
facteur religieux. Faire la chasse aux orthodoxes c'était faire la
chasse aux Serbes parce que, par définition, la confession catholique
ou orthodoxe est la seule chose qui permette de différencier les deux
peuples. La chasse aux juifs et aux tziganes, c'est dans la continuité
du nazisme. Et n'oublions pas que les musulmans de Bosnie, eux, furent
promus "fleur de la nation croate".
========================================
Des musulmans promus "fleur de la nation croate" ?
Cela m'étonnerais, les croates étant catholiques.
Il y a là un paradoxe que j'aimerais bien comprendre.
Cordialement.
Julien
Eole
2004-08-18 17:46:28 UTC
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Post by julien vancraenbroeck
Post by Eole
Post by R.V. Gronoff
http://users.skynet.be/eglisedem/catholisisme/oustachis.htm
Comme je l'ai dit dans un précédent message, il est important de
parler de ces horreurs ; en outre maintenant que la situation dans les
Balkans semble stabilisée, on pourra prendre un certain recul face à
l'évocation du régimie criminel des Oustachis.
Mais il n'est pas suffisant de raconter les crimes perpétrés par ce
régime. Il faudrait chercher à expliquer comment une "bande de voyous"
a pu mettre de son côté assez d'excéutants pour les perpétrer, quel
était leur mobile idéologique, et enfin pourquoi un tel déchaînement
de violence, était-il prévisible dans les mois ou les années qui ont
précédé l'invasion de la Yougoslavie par Hitler ?
D'autre part je ne suis pas d'accord pour mettre l'accent sur le
facteur religieux. Faire la chasse aux orthodoxes c'était faire la
chasse aux Serbes parce que, par définition, la confession catholique
ou orthodoxe est la seule chose qui permette de différencier les deux
peuples. La chasse aux juifs et aux tziganes, c'est dans la continuité
du nazisme. Et n'oublions pas que les musulmans de Bosnie, eux, furent
promus "fleur de la nation croate".
========================================
Des musulmans promus "fleur de la nation croate" ?
Cela m'étonnerais, les croates étant catholiques.
(Ce n'était bien sûr pas une attaque contre les musulmans de
Bosnie-Herzégovine ; merci de ne pas me compter parmi les stratèges virtuels
qui hantent céans)

"Les musulmans y [dans les nations croate et serbe] trouvent difficilement
leur place. Le régime oustachi les considérait comme la "fleur de la nation
croate" (Paul Garde, "Vie et mort de la Yougoslavie", p. 186)

"Cet État indépendant croate absorbe alors la Bosnie-Herzégovine en son
sein, proclame les populations musulmanes "Croates de confession islamique""
(Xavier Bougarel, "Bosnie, anatomie d'un conflit", pp. 34-35)
Post by julien vancraenbroeck
Il y a là un paradoxe que j'aimerais bien comprendre.
Vous lisez le passé avec des lunettes d'aujourd'hui. Je viens de découvrir
une réponse ici:

http://minilien.com/?jbZSK9njBV

Mais surtout, de façon plus générale, l'extrême-droite de l'époque n'était
pas hostile envers le monde musulman. Hitler reçut bien le grand mufti de
Jérusalem.
Le monde musulman n'était pas en concurrence avec les puissances de l'Axe.
J'ignore quelle place assignait Hitler aux Arabes dans son "Mein Kampf" mais
ils ne s'en tiraient sans doute pas trop mal, si j'ose dire.
--
"Il est absolument caractéristique qu'aucun des pays qui ont été annexés par
la France de 1792 à 1812 n'ait le moindre désir de retourner sous les ailes
de l'aigle. On s'est approprié les fruits de la première révolution
française, mais on n'a pas eu le c¦ur de supporter la rigoureuse
centralisation administrative, le système préfectoral, l'infaillibilité des
Apôtres de la Civilisation envoyés de Paris". (Friedrich ENGELS)
R.V. Gronoff
2004-08-18 22:34:07 UTC
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Post by Eole
Post by julien vancraenbroeck
Post by Eole
Post by R.V. Gronoff
http://users.skynet.be/eglisedem/catholisisme/oustachis.htm
Comme je l'ai dit dans un précédent message, il est important de
parler de ces horreurs ; en outre maintenant que la situation dans les
Balkans semble stabilisée, on pourra prendre un certain recul face à
l'évocation du régimie criminel des Oustachis.
Mais il n'est pas suffisant de raconter les crimes perpétrés par ce
régime. Il faudrait chercher à expliquer comment une "bande de voyous"
a pu mettre de son côté assez d'excéutants pour les perpétrer, quel
était leur mobile idéologique, et enfin pourquoi un tel déchaînement
de violence, était-il prévisible dans les mois ou les années qui ont
précédé l'invasion de la Yougoslavie par Hitler ?
D'autre part je ne suis pas d'accord pour mettre l'accent sur le
facteur religieux. Faire la chasse aux orthodoxes c'était faire la
chasse aux Serbes parce que, par définition, la confession catholique
ou orthodoxe est la seule chose qui permette de différencier les deux
peuples. La chasse aux juifs et aux tziganes, c'est dans la continuité
du nazisme. Et n'oublions pas que les musulmans de Bosnie, eux, furent
promus "fleur de la nation croate".
========================================
Des musulmans promus "fleur de la nation croate" ?
Cela m'étonnerais, les croates étant catholiques.
(Ce n'était bien sûr pas une attaque contre les musulmans de
Bosnie-Herzégovine ; merci de ne pas me compter parmi les stratèges virtuels
qui hantent céans)
"Les musulmans y [dans les nations croate et serbe] trouvent difficilement
leur place. Le régime oustachi les considérait comme la "fleur de la nation
croate" (Paul Garde, "Vie et mort de la Yougoslavie", p. 186)
"Cet État indépendant croate absorbe alors la Bosnie-Herzégovine en son
sein, proclame les populations musulmanes "Croates de confession islamique""
(Xavier Bougarel, "Bosnie, anatomie d'un conflit", pp. 34-35)
Post by julien vancraenbroeck
Il y a là un paradoxe que j'aimerais bien comprendre.
Vous lisez le passé avec des lunettes d'aujourd'hui. Je viens de découvrir
http://minilien.com/?jbZSK9njBV
Mais surtout, de façon plus générale, l'extrême-droite de l'époque n'était
pas hostile envers le monde musulman. Hitler reçut bien le grand mufti de
Jérusalem.
Le monde musulman n'était pas en concurrence avec les puissances de l'Axe.
J'ignore quelle place assignait Hitler aux Arabes dans son "Mein Kampf" mais
ils ne s'en tiraient sans doute pas trop mal, si j'ose dire.
N'oublions pas non plus l'Albanie, pays musulman ouvertement nazi durant
la guerre:

"En 1925, Ahmet Zogu s'empara du pouvoir, puis se fit proclamer roi en
1928. L'Italie fasciste, qui exerçait une influence politique et
économique croissante sur l'Albanie, l'envahit à nouveau en avril 1939.
Victor-Emmanuel III d’Italie fut aussitôt proclamé roi d’Albanie. Lors
de la Deuxième Guerre mondiale, l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste
recréèrent la «Grande Albanie», regroupant l’Albanie, la Macédoine
occidentale, le Kosovo et l’Épire grecque. L’Allemagne mit même sur pied
une division SS albanaise employée à «nettoyer» les Serbes du
territoire. Mais à la Libération, le maréchal Tito avait déjà reconquis
le Kosovo et la Macédoine, qui redevinrent «yougoslaves»."

Extrait de: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/albanie_1infor-demo.htm
Le_Mulet
2004-08-19 07:21:16 UTC
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Post by R.V. Gronoff
Post by Eole
Post by julien vancraenbroeck
Post by Eole
Post by R.V. Gronoff
http://users.skynet.be/eglisedem/catholisisme/oustachis.htm
Comme je l'ai dit dans un précédent message, il est important de
parler de ces horreurs ; en outre maintenant que la situation dans les
Balkans semble stabilisée, on pourra prendre un certain recul face à
l'évocation du régimie criminel des Oustachis.
Mais il n'est pas suffisant de raconter les crimes perpétrés par ce
régime. Il faudrait chercher à expliquer comment une "bande de voyous"
a pu mettre de son côté assez d'excéutants pour les perpétrer, quel
était leur mobile idéologique, et enfin pourquoi un tel déchaînement
de violence, était-il prévisible dans les mois ou les années qui ont
précédé l'invasion de la Yougoslavie par Hitler ?
D'autre part je ne suis pas d'accord pour mettre l'accent sur le
facteur religieux. Faire la chasse aux orthodoxes c'était faire la
chasse aux Serbes parce que, par définition, la confession catholique
ou orthodoxe est la seule chose qui permette de différencier les deux
peuples. La chasse aux juifs et aux tziganes, c'est dans la continuité
du nazisme. Et n'oublions pas que les musulmans de Bosnie, eux, furent
promus "fleur de la nation croate".
========================================
Des musulmans promus "fleur de la nation croate" ?
Cela m'étonnerais, les croates étant catholiques.
(Ce n'était bien sûr pas une attaque contre les musulmans de
Bosnie-Herzégovine ; merci de ne pas me compter parmi les stratèges virtuels
qui hantent céans)
"Les musulmans y [dans les nations croate et serbe] trouvent
difficilement
Post by R.V. Gronoff
Post by Eole
leur place. Le régime oustachi les considérait comme la "fleur de la nation
croate" (Paul Garde, "Vie et mort de la Yougoslavie", p. 186)
"Cet État indépendant croate absorbe alors la Bosnie-Herzégovine en son
sein, proclame les populations musulmanes "Croates de confession islamique""
(Xavier Bougarel, "Bosnie, anatomie d'un conflit", pp. 34-35)
Post by julien vancraenbroeck
Il y a là un paradoxe que j'aimerais bien comprendre.
Vous lisez le passé avec des lunettes d'aujourd'hui. Je viens de découvrir
http://minilien.com/?jbZSK9njBV
Mais surtout, de façon plus générale, l'extrême-droite de l'époque n'était
pas hostile envers le monde musulman. Hitler reçut bien le grand mufti de
Jérusalem.
Le monde musulman n'était pas en concurrence avec les puissances de l'Axe.
J'ignore quelle place assignait Hitler aux Arabes dans son "Mein Kampf" mais
ils ne s'en tiraient sans doute pas trop mal, si j'ose dire.
N'oublions pas non plus l'Albanie, pays musulman ouvertement nazi durant
"En 1925, Ahmet Zogu s'empara du pouvoir, puis se fit proclamer roi en
1928. L'Italie fasciste, qui exerçait une influence politique et
économique croissante sur l'Albanie, l'envahit à nouveau en avril 1939.
Victor-Emmanuel III d’Italie fut aussitôt proclamé roi d’Albanie. Lors
de la Deuxième Guerre mondiale, l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste
recréèrent la «Grande Albanie», regroupant l’Albanie, la Macédoine
occidentale, le Kosovo et l’Épire grecque. L’Allemagne mit même sur pied
une division SS albanaise employée à «nettoyer» les Serbes du
territoire. Mais à la Libération, le maréchal Tito avait déjà reconquis
le Kosovo et la Macédoine, qui redevinrent «yougoslaves»."
Extrait de: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/albanie_1infor-demo.htm
Pour contrecarrer les alliés implantés dans le pourtour méditerranéen, les
nazis essayaient d'avoir de bons rapports avec les représentants de la
religion musulmane, de ce fait on peut dénombrer plusieurs révoltes et
complots (des soldats et aviateurs égyptiens on étaient impliqués pendant
les heures fastes de Rommel), je ne sais pas si l'extrême droite francaise
recherchait la même chose mais j'ai un doute, peut être peut on répondre
cette interrogation ?
Voir aussi les évènements en Irak, cette ébauche d'intervention allemande
qui impliqua la France dans une bataille fratricide avec les anglais.
Hitler a parlé de la religion musulmane avec déférence plusieurs fois mais
ça devait être purement politique, n'ayant pas lu la prose de ce monsieur je
reste un ignare sur ses pensées mais j'assume, mea culpa :)

Le _Mulet, ignare mais heureux car simple d'esprit :)
Eòle / Éole
2004-08-19 08:50:28 UTC
Permalink
Post by Le_Mulet
Hitler a parlé de la religion musulmane avec déférence plusieurs fois mais
ça devait être purement politique, n'ayant pas lu la prose de ce monsieur je
reste un ignare sur ses pensées mais j'assume, mea culpa :)
Vous parlez de son seul et unique roman, M. K. ? Je l'avais emprunté à la
B.U. mais je n'avais pas pu aller au-delà des vingt premières pages ; c'est
mal écrit, confus, la psychologie des personnages y est taillée à coups de
serpe, ça manque de suspense.
--
"The answer is blowing in the wind" (Bod Dylan)
Le_Mulet
2004-08-19 09:11:06 UTC
Permalink
Post by Eòle / Éole
Post by Le_Mulet
Hitler a parlé de la religion musulmane avec déférence plusieurs fois mais
ça devait être purement politique, n'ayant pas lu la prose de ce monsieur je
reste un ignare sur ses pensées mais j'assume, mea culpa :)
Vous parlez de son seul et unique roman, M. K. ? Je l'avais emprunté à la
B.U. mais je n'avais pas pu aller au-delà des vingt premières pages ; c'est
mal écrit, confus, la psychologie des personnages y est taillée à coups de
serpe, ça manque de suspense.
--
"The answer is blowing in the wind" (Bod Dylan)
J'avais aperçu une version diffusée sur le net, c'etait assez immonde, dans
le style et les pensées. Je me suis arrêté bien avant la page 20, je suis
moins patient que vous ;)

Je suis une vrai tête de mulet quand je bloque... :)

Le_Mulet
Eòle / Éole
2004-08-19 08:51:07 UTC
Permalink
Post by R.V. Gronoff
N'oublions pas non plus l'Albanie, pays musulman ouvertement nazi durant
Ouvertement annexé par l'Italie surtout, non ? quand même ?
--
"The answer is blowing in the wind" (Bod Dylan)
danautoba
2004-08-18 19:52:05 UTC
Permalink
Post by Eole
Post by R.V. Gronoff
http://users.skynet.be/eglisedem/catholisisme/oustachis.htm
Comme je l'ai dit dans un précédent message, il est important de
parler de ces horreurs ; en outre maintenant que la situation dans les
Balkans semble stabilisée, on pourra prendre un certain recul face à
l'évocation du régimie criminel des Oustachis.
Mais il n'est pas suffisant de raconter les crimes perpétrés par ce
régime. Il faudrait chercher à expliquer comment une "bande de voyous"
a pu mettre de son côté assez d'excéutants pour les perpétrer, quel
était leur mobile idéologique, et enfin pourquoi un tel déchaînement
de violence, était-il prévisible dans les mois ou les années qui ont
précédé l'invasion de la Yougoslavie par Hitler ?
D'autre part je ne suis pas d'accord pour mettre l'accent sur le
facteur religieux. Faire la chasse aux orthodoxes c'était faire la
chasse aux Serbes parce que, par définition, la confession catholique
ou orthodoxe est la seule chose qui permette de différencier les deux
peuples. La chasse aux juifs et aux tziganes, c'est dans la continuité
du nazisme. Et n'oublions pas que les musulmans de Bosnie, eux, furent
promus "fleur de la nation croate".
Si, le facteur religieux à joué un grand rôle, Monsieur Gronoff à
raison...
Kara





Partie 1



PROPOS ENCYCLOPÉDIQUES 21 -1

ASSASSINS AU NOM DE DIEU par Hervé Laurière

Préface de Jean Perrigault

AUX MARTYRS

En plein vingtième siècle, une bande de tueurs professionnels a
réussi à constituer un gouvernement et à l'imposer à une nation. Il
ne s'agit pas des nazis allemands, ni des fascistes italiens, mais
d'un groupe d'individus à leur dévotion et à leur solde, les Oustachis
croates, qui supplicièrent le peuple serbe pendant quatre ans (de 1941
à 1945) et transformèrent son pays en un cimetière de martyrs.

Des centaines de milliers de victimes, férocement torturées,
écorchées vives, éventrées, pendues, décapitées ou hachées en menus
morceaux, tel est le bilan de leur monstrueuse sauvagerie.

Après avoir assassiné un roi qu'on leur avait perfidement enseigné
à haïr, ils s'efforçaient de dénationaliser, d'extirper de la terre
croate, où ils avaient autant qu'eux le droit de vivre, tous ses
sujets appartenant à l'indomptable et fière race serbe, ainsi que les
Tziganes et les Juifs.

Toutes les méthodes leur furent bonnes, depuis l'extermination
raciale systématique qu'on a appelée le génocide, jusqu'à une atroce
guerre de religion auprès de laquelle l'Inquisition ne semble rien.

Car les Oustachis et leur principal chef, le sinistre Anté
Pavelitch -- que le Tribunal d'Aix-en-Provence condamna à mort, par
contumace, pour sa participation à l'assassinat du roi Alexandre Ier
de Yougoslovie, à Marseille, en 1934 -- eurent l'audace de se
proclamer bons catholiques et de donner à choisir entre la conversion
et la mort aux membres de l'Église orthodoxe que sont les Serbes. En
réalité, ils ne cherchaient qu'à faire disparaître de la Croatie tous
les éléments orthodoxes serbes.

On n'expliquera, sans doute, que très difficilement l'aberration
qui poussa de trop nombreux prêtres catholiques, et principalement des
moines, tous Croates, à devenir les complices actifs de ces monstres.
Peut-être certains esprits eussent-ils admis que de fougueux abbés
profitassent du climat et de la confusion politiques pour faire du
prosélytisme auprès des orthodoxes et tenter de gagner à leur
confession de nouveaux fidèles. Mais aucune nation civilisée n'a
jamais fait accompagner par des bandits armés ses missionnaires
chargés de propager le christianisme -- cette religion de la bonté et
de la douceur -- même parmi les derniers primitifs et cannibales de
l'Afrique noire ou de la Polynésie. Et aussi parce qu'il n'est pas de
ministre de Dieu, digne de ce nom, à accepter de porter sur sa soutane
une autre arme que le Crucifix.

Il a donc fallu attendre l'ère oustachie pour que l'historien eut
la douleur de découvrir des prêtres déguisés en vulgaires égorgeurs.

Que le monde religieux ne s'émeuve pourtant pas du titre de cet
ouvrage: "Assassins au nom de Dieu". Certes, des ecclésiastiques
croates se sont ensanglanté les mains, mais, désobéissant ainsi à la



Propos 21 -2

loi divine qui a dit: "Tu ne tueras pas", ne se sont-ils pas rejetés
eux-mêmes du sein de l'Église catholique apostolique et romaine?

Hervé Laurière, dans ces pages vraiment tragiques, a d'ailleurs su
faire une discrimination heureuse autant que nécessaire entre ces
cruels convertisseurs, qu'égarèrent certainement le fanatisme allié au
racisme et à une exécrable doctrine politique, entre ces faux Croisés
et la grande masse du Clergé catholique qui a compté, en France et
ailleurs, tant d'apôtres altruistes et sublimes, tant de magnifiques
héros pendant les dures années de la Résistance. Il a tenu à rendre à
leur noble caractère l'hommage qui lui est dû.

Au demeurant, son livre révèle des faits abominables, presque tous
tenus dans l'ombre jusqu'à ce jour pour des raisons que mieux vaut ne
pas essayer encore d'approfondir. Il constitue un réquisitoire
implacable, étayé par des témoignages irréfutables et terrifiants, que
son auteur a le courage d'apporter à la barre du Monde civilisé qui,
par une étrange faiblesse, n'a pas châtié nombre des principaux
coupables.

On apprendra, en effet, non sans stupeur, qu'il ne manque pas
d'Oustachis -- et des pires, laïques et religieux, leur chef en tête
-à jouir toujours paisiblement et cyniquement, en Europe ou en
Amérique, des rapines dont ils accompagnaient presque toujours leurs
crimes. Une aussi scandaleuse impunité est un défi à la conscience
mondiale. Elle tourne en dérision la Convention adoptée, en novembre
1948, par l'Assemblée générale des Nations Unies pour la "Répression
du crime de génocide". Jean PERRIGAULT.

CHAPITRE PREMIER

LA CONSPIRATION CONTRE LA PAIX EUROPÉENNE

Les forces destructives à l'oeuvre

L'assassinat du roi Alexandre

Quand, en 1918, après la victoire des Alliés, fut constitué le
Royaume uni des Serbes, des Croates et des Slovènes, certaines de ses
provinces, entre autres la Croatie, venaient d'être reprises à
l'Autriche-Hongrie.

Le gouvernement central de Belgrade eut donc de sérieuses raisons
de manifester quelque méfiance envers l'ancienne noblesse féodale
austro-hongroise et de ne pas incorporer dans la jeune armée
yougoslave quelques officiers ex-ennemis. Contraints à une retraite
forcée, nombre de ceux-ci entreprirent aussitôt de saboter le nouvel
État. Tel fut le cas, entre autres, de plusieurs anciens officiers,
parmi lesquels on cite le général Sarkotitch, et les colonels
Percevitch et Adam Duitch. À la tête de ces séparatistes s'est placé
Anté Pavelitch, un avocat de Zagreb.

Sans nous étendre sur leurs activités pendant les dix premières
années de l'entre-deux-guerres, disons seulement qu'ils crurent sage
de se réfugier en Autriche dès que, le 6 janvier 1929, le roi
Alexandre Ier eut constitué un tribunal spécial pour la protection de
l'État contre les activités subversives des séparatistes, terroristes
et autres ennemis du Royaume.



Propos 21 -3

Nul n'ignore aujourd'hui le plan que Pavelitch avait déjà conçu. S'il
ne réussit à le réaliser qu'en octobre 1934, c'est qu'il ne lui
fallait pas moins de cinq ans pour s'assurer tous les concours
nécessaires à l'accomplissement de son crime. Mais, hanté par l'idée
de le commettre, il commença à recruter ses complices sans tarder.

Il existait justement, à cette époque, en Bulgarie, un groupement
terroriste anti-yougoslave, l'Organisation révolutionnaire intérieure
macédonienne (en abrégé O.R.I.M., ou encore V.R.M.O.), dont le siège,
connu de tout le monde, était 17, rue Positano, à Sofia.

Vieux gang, composé de bandits professionnels, l'O.R.I.M.
commettait des séries d'attentats et perpétrait des assassinats à
travers la Serbie -- plus particulièrement la Serbie du Sud -- sous le
prétexte de protester contre le traité de Neuily. Elle prétendait, en
effet, audacieusement, que les anciens territoires turcs, libérés par
les Serbes en 1913 et 1918, étaient peuplés d'une majorité de
Bulgares.

Ivan Karadjoff, Strahil Razvigoroff, Boris Bouneff, tels étaient
les noms de quelques-uns de ces chefs qu'éclipsait tous Ivan
Mihaïloff, dit Vantcha, un ancien étudiant en droit qui avait de
mauvais poumons, une tête caprine et une âme de tortionnaire.

Mis tout de même hors la loi, depuis 1922, par le gouvernement
bulgare, à la demande de Belgrade, Mihaïloff, sans crainte d'être
arrêté, partageait son temps entre la Bulgarie, l'Autriche, la Hongrie
et l'Italie. La Bulgarie le voyait un mois à Sofia, un autre à
Pétritch, un troisième à Gorna-Djoumaïa, un quatrième Kustendil ou à
Banjska. À Vienne et à Budapest, ses apparitions étaient plus rares.
Cependant, la capitale autrichienne entendit parler de lui, le soir
qu'en plein Opéra sa femme, Mentcha Kornitchova, tua d'un coup de
revolver le chef révolutionnaire Panitza qui convoitait la place de
son époux.

Cette place, il faut le dire, était bonne. Car, si Vantcha
Mihaïloff fréquentait également l'Italie, c'était pour y toucher
quelques millions de lires, la subvention que Mussolini accordait
annuellement au gang de l'O R.I M.

Mais revenons à 1929. Le 20 avril de cette année, Vantcha, que la
police bulgare se garde toujours bien d'arrêter, passa le printemps
chez son beau-père, M. Kornitchoff, dans une villa non loin de Sofia.

C'est là que Anté Pavelitch lui rend visite. Vous devinez ce
qu'ils ont à se dire. Entre eux l'accord est vite fait: l'O.R.I.M. va
prendre en charge Pavelitch et son second Percec -- qui est lui aussi
du voyage.

Afin de sceller leur amitié, ils vont d'abord -- pourquoi se gêner?
-- boire un mastic à la brasserie Tzervekoff où, entre deux attentats,
les affiliés jouent au trictrac. Pouis, l'on va faire un tour au
dépôt de bombes, installé par l'ingénieur D... dans sa cave de la rue
Dobri-Voïvode, et l'on monte dans la grosse Mercédès de l'O.R.I.M.
pour gagner le village de Banki.

C'est à quelques kilomètres de Sofia, un petit village plein de
tranquillité et d'innocence, avec ses maisons paysannes aux murs
garnis de piments séchés et de guirlandes de tabac.



Propos 21 -4

__Chut! fait Vantcha en montrant à ses hôtes une manière de vieux
berger.

Oui, ce paysan est de la bande, et c'est dans sa propre demeure,
entre les stocks de bombes et les râteliers de revolvers, que se
tiennent, le soir, les cours pratiques de terrorisme dont Pavelitch et
Percec deviendront les studieux élèves.

De bonnes leçons auront été prises quand, avant de se rendre à
Vienne, Pavelitch passera par Rome, muni d'une recommandation de
l'O.R.I.M. auprès de Mussolini.

Ah! il n'a pas besoin d'attendre longtemps! Le duce l'accueille à
la villa "Torlonia" et les voilà de discuter haute politique, crime et
finances.

Que l'O.R.I.M. ait reçu de lui cette année-là une somme de 44
millions de lires, Mussolini en convient. Ce n'est pas rien et c'est
même beaucoup pour le peu que fait Mihaïloff: des lancements de bombes
au petit bonheur, des assassinats de femmes et d'enfants serbes, on
trouve que c'est bien payé. Ah! si Pavelitch était de taille à lui
ouvrir la route des Balkans, à lui le nouveau César!

Et sans doute que Pavelitch sut convaincre le duce, puisqu'il ne
quitta pas la villa "Torlonia" sans avoir reçu 25 millions de lires et
la promesse d'une aide continue, tant politique que financière.

Le premier objectif sur lequel on s'est mis d'accord est
l'assassinat du roi Alexandre de Yougoslavie.

Comment l'apprend-on à Belgrade? Nul ne me l'a dit, mais, le 17
juillet 1929, le gouvernement yougoslave condamne à mort par contumace
Pavelitch qui ne quittera Rome que pour aller s'installer à Vienne et
à y préparer son attentat avec l'aide d'anciens officiers
austro-hongrois, tous d'origine croate.

Et ces messieurs, pour se faire la main, ont déjà été jeter
quelques bombes sur le territoire yougoslave, quand arrive à Vienne
une protestation -- presque un ultimatum -- du gouvernement de
Belgrade. Il faut alors, à la police viennoise, arrêter Anté
Pavelitch, le conduire à la frontière d'Allemagne, d'où, mais où
voulez-vous qu'il aille? il se dirige sur l'Italie.

Pour le paranoiaque qu'est Mussolini, l'époque est celle des grands
délires. Ses visions d'un empire romain reconstitué sont inscrites
sur tous les murs de l'Italie fasciste. Aux "balillas" émerveillés,
on révèle mille grandeurs. Regardez cette carte, mes enfants, cette
Belgrade que vous y voyez, elle est nôtre pour s'être appelée jadis
Roman Singidunum. La via Ignatia, qui va de Durazzo à Bitolj
(Monastir) en Macédoine serbe, ne traverse que des terres italiennes.

__A chi la Dalmatia? __A noï!

__A chi l'Albania? __A noï!

__A chia l'Abyssinia? __A noï!

__A chi la Corsica?



Propos 21 -5

Arrêtons-nous après avoir entendu proclamer toute l'Adriatique "Mare
Nostrum" par les organisations fascistes "Pro Dalmatia" et "Dante
Alighieri".

Mussolini est donc parvenu à un carrefour, sans trop savoir encore
dans quelle direction il lancera ses invincibles chemises noires.
Certes, une victoire sur le Négus, qui n'a pour ainsi dire pas
d'armée, le séduirait, car, en même temps qu'il poserait une couronne
impériale sur la tête du roi d'Italie, il laverait la honte d'Adoua,
de cette triste journée du 29 février 1896 qui vit l'anéantissement
total, par les guerriers du ras Makonnen, des 7.000 soldats de la
brigade Dabormida.

"Victis invictis victuri" a-t-il eu l'audace de faire graver, en
manière de provocation, sur le monument commémoratif élevé en Érythrée
devant la tragique plaine d'Adoua. Mais le grand état-major fasciste
demande encore deux ou trois ans avant que ne soient prêtes les
phalanges vengeresses.

Qu'à cela ne tienne! Puisque Pavelitch est un Croate et qu'il le
paie généreusement, pourquoi ne l'utiliserait-il pas pour tenter de
séparer la Croatie de la Yougoslavie? Qu'une révolution y éclate, et
la voilà indépendante (sous le protectorat fasciste, cela va de soi).
Du coup, la Dalmatie revient à l'Italie.

Bon valet, Pavelitch accepte; et le plan que le duce a élaboré
personnellement, on le lui communique, à fin d'exécution, le 13
septembre 1932, au cours d'un déjeuner offert en son honneur (sic) à
Rieka (Fiume) par le signor de Biase, gouverneur du Quarnero.

Pour commencer, le traître croate organisera ses groupes de
terroristes sur le territoire même de l'Italie. Une villa est mise à
sa disposition à Pessaro et, quand elle est devenue trop petite, il
émigre avec sa bande au camp militaire fasciste de Borgotaro, près de
Bologne. Il a maintenant assez de place pour recevoir tout ce qu'il
peut recruter de ces Croates qui deviendront ses Oustachis (les
insurgés), et qui sont racolés, à son intention, en Italie, en
Allemagne, en Belgique, mais aussi en Amérique du Sud par les soins de
Branimir Jelitch, un de ses hommes à tout faire.

Tout va si bien qu'une brigade d'agents de l'Ovra est bientôt mise
au service de la bande. Son chef, le docteur Ercole Luigi Conti, est
chargé, par Mussolini lui-même, de plusieurs missions de confiance.
C'est ainsi qu'il devra veiller sur Pavelitch, ravitailler les
Oustachis en armes et en faux papiers d'identité, et aussi fournir à
l'équipe croate le matériel nécessaire à la fabrication d'une
importante quantité de fausse monnaie yougoslave.

Lorsque ces faux dinars se mirent à circuler tant à Belgrade qu'à
Zagreb, par centaines de milliers, la police yougoslave, si perspicace
qu'elle fut, ne soupçonna pas un instant qu'ils prevenaient du camp
italien de Borgotaro.

%%%

Vous avez dû remarquer que je ne vous parlais plus d'un des principaux
acolytes de Pavelitch, Gustav Percec. Cet individu, expulsé de Vienne
par la police, servait en effet dans l'armée hongroise avec



Propos 21 -6

une grade d'officier. Renseigné sur lui par Pavelitch, Mussolini n'eut
donc pas de peine à obtenir du régent Horthy que Percec redevint (mais
avait-il jamais cessé de l'être?) un membre actif de la bande. C'est
pourquoi la Hongrie l'installa dans la ferme de Yanka Puszta à
quelques kilomètres de la frontière yougoslave.

Yanka Puszta, au nom maudit, ne tarda pas à devenir le réceptacle
de tout ce que la police hongroise pouvait ramasser, sur son
territoire, de vagabonds originaires de la Croatie. Amenés de bon gré
ou de force à la ferme, ils y étaient entraînés au maniement des armes
et des bombes en provenance d'Italie.

On se serait cru dans une forteresse. Les greniers, les étables et
toutes les dépendances étaient des dépôts de matériel, d'équipements
et de munitions, des ateliers pour la fabrication des machines
infernales dont on apprenait le maniement dans les locaux et les cours
de la ferme principale. Et les paysans du voisinage entendaient, non
sans inquiétude, crépiter mitraillettes et parabellums. Est-il besoin
de vous dire que la cible sur laquelle ils tiraient était constituée
par un portrait en pied -- grandeur nature -- du roi Alexandre de
Yougoslavie?

Un de ces champions sanguinaires portait le nom de Vlada Georgieff
et le surnom de Cernozemski. Disons tout de suite que sa virtuosité
le fit désigner comme le futur assassin d'Alexandre.

Un jour, pourtant, se révoltèrent quelques "recrues" qui étaient de
nationalité yougoslave. À la demande d'Anté Pavelitch, les gendarmes
hongrois intervinrent et ces "rebelles" furent liquidés ou mis au pas.

C'était l'époque où l'amitié entre Belgrade et Paris allait sans
cesse grandissant, l'époque de la "Petite Entente". L'Entente
Balkanique, dont le créateur avait été Alexandre, heureux
complémentaire de ce système de sécurité, barrait la route à la
poussée allemande "Drang nach Osten". Elle gênait donc les
séparatistes croates, élevés dans l'esprit germanique, les terroristes
macédoniens et le pénible second d'Hitler, Mussolini.

Que le cas du duce relève de la psychiâtrie, nul n'en doute plus
aujourd'hui. Il n'en est pas moins vrai qu'alors le bouffon sanglant
du Palais de Venise ne se connaissait pas de pire ennemi que le roi
Alexandre Ier. Il décida donc de passer à l'action -- veuillez lire à
l'assassinat -- dès qu'il estima suffisamment entraînée la troupe de
tueurs. Horthy ne le désapprouva pas, bien au contraire. Leur équipe
était bien en mains et elle pouvait même, en cas de besoin, compter
sur l'appui des communistes qui les rejoignaient sur ce point.
Ceuxci, d'ailleurs, avaient été les premiers à ouvrir les hostilités.
On sait, en effet, que, le 28 juin 1921, le parti communiste
yougoslave fit lancer une bombe contre la voiture d'Alexandre au
moment où il quittait l'Assemblée nationale de Belgrade, devant
laquelle il venait de prêter serment à la Constitution du nouvel État
yougoslave. Mais le roi ne fut pas atteint.

Ce fut également par un échec que se solda un nouvel attentat
perpétré contre le roi, en 1933, à Zagreb. Son auteur, l'oustachi



Propos 21 -7

Peter Oreb, ne toucha donc pas les 500.000 lires que lui avait promis
Mussolini.

Mais grande fut la colère du duce. Il s'en confia à Galeazzo
Ciano, son gendre.

Orgueilleux, haineux et vénal, ce vil condottière de ruelles
chaudes était prêt à toutes les besognes. Une anecdote nous éclairera
sur la bassesse de son caractère. Cet homme, qui se disait un grand
pilote de guerre et commandait, sur le front d'Éthiopie, l'escadrille
la Disperata, ce lâche matamore de l'aviation n'était pas même capable
de décoller et d'atterrir correctement. C'est ainsi qu'à son bord se
tenait le capitaine Casero, un as, chargé d'accomplir à sa place ces
délicates opérations. Et, à Asmara, il faisait donner des coups de
poinçon dans la carlingue de son Caproni pour faire croire (vainement)
aux correspondants de guerre qu'elle avait été atteinte par les balles
éthiopiennes.

Galeazzo Ciano fut chargé par son beau-père d'organiser, dans tous
ses détails, l'assassinat d'Alexandre. Il accepta, après avoir
demandé leur concours, qu'ils lui accordèrent d'enthousiasme, au
sénateur Bocini, chef de l'Ovra (police secrète fasciste) et à Antonio
Cortese, directeur du Département politique au Ministère des Affaires
étrangères.

Des sommes considérables ayant été mises à leur disposition, il ne
restait plus qu'à attendre l'occasion et le moment propice.

Quand, à l'automne de 1934, on commença à parler d'une visite du
roi Alexandre à la Bulgarie et à la France, Ciano manda d'urgence, à
Rome, Anté Pavelitch et Vantcha Mihaïloff. Une réunion eut lieu au
Ministère fasciste des Affaires étrangères. On discuta. Mihaïloff,
en bon Bulgare, voulait que l'attentat fût commis à Sofia.

__Oui, dit Ciano, mais ne crains-tu pas que notre tueur n'atteigne
également le roi Boris qui se trouvera évidemment dans la même voiture
qu'Alexandre?

Telle était également l'inquiétude manifestée par Bocini et
Cortese, soucieux de préserver la vie de Boris, gendre du roi d'Italie
et allié de Mussolini. De son côté, Pavelitch insistait pour la
France.

__Soit, accepta le trio, préparez-vous à agir en France!

Depuis des mois déjà, une campagne, bien orchestrée, était menée
dans toute la presse italienne, contre l'amitié franco-yougoslave. "La
France, écrivait le "Giornale d'Italia", doit nous donner la preuve
qu'elle n'a pas partie liée avec la politique agressive de la Serbie,
mais qu'elle la désapprouve."

Vains appels, vaines menaces que méprisa la France, peu soucieuse,
surtout pendant la mission d'Henri de Jouvenel à Rome, d'abandonner sa
chère et fidèle alliée. Raison de plus, pensèrent les criminels, de
faire assassiner Alexandre sur le territoire des Français; on détruira
ainsi la confiance et l'amitié que leur témoignent les Serbes.
Machiavel n'eut pas mieux calculé...



Propos 21 -8

Réunie à l'Hôtel Continental de Rome, l'équipe fignole ses plans.
Premièrement, l'assassinat; ensuite une révolte en Croatie, par les
soins des amis de Pavelitch, puis un soulèvement en Macédoine, avec
les comitadjis de Mihaïloff.

Mussolini -- qui se croit un Borgia -- reçoit alors les conjurés.
Et c'est dans la villa "Torlonia", promue caverne de brigands, qu'il
leur donne son assentiment, ses ordres.

Les membres du groupe de tueurs ont été soigneusement choisis. En
tête, vient le Bulgare Vlada Georgief-Cernozemski, un dur qui a déjà
tué, à Sofia, deux membres du Parlement bulgare. Son second se nomme
Eugène Kvaternik. S'il n'a jamais assassiné personne, il se
rattrapera plus tard comme chef de police à Zagreb pendant la courte
ère de l'État croate. Et puis, il parle assez bien le français.
Trois autres Oustachis leur sont adjoints: Kralj, Pospisil et Raitch.

Reste à les pourvoir d'une identité truquée, et c'est Luigi Conti
qui leur délivrera de faux passeports. Cernozemski en reçoit deux;
l'un, tchécoslovaque au nom de Suck, l'autre, hongrois, qui le dénomme
Kalemen. Il en sera de même pour Kralj qui devient Silny et Mulny.
Kvaternik est rebaptisé Kramer; Pospisil, Nowak.

Mais Ciano a une idée géniale. Quel faux nom va-t-on donner au
cinquième larron, Raïtch? Celui de Benès, afin de faire croire
éventuellement au public français que l'assassin d'Alexandre est le
parent du Président de la République tchécoslovaque.

Il n'y a plus qu'à remplir de lires et de francs les portefeuilles
de la bande et à l'envoyer à Lausanne, en la faisant passer par
l'Autriche, afin de brouiller les traces.

Les tueurs entrèrent en France par Thonon-les-Bains, et au lieu de
descendre à la gare de Lyon, à Paris, où la surveillance policière
était sévère en raison de l'arrivée prochaine du roi, ils quittèrent
le train à Fontainebleau et gaghèrent la capitale par la route.

Leur dernière réunion a lieu dans un petit restaurant parisien, le
6 octobre 1934. La même nuit, Kvaternik, Cernozemski et Mijo Kralj
prennent le train pour Aix-en-Provence, qui n'est qu'à dix-huit
kilomètres de Marseille où le roi doit arriver par mer. Installés à
l'Hôtel Moderne, où ils passeront deux nuits, ils y reçoivent armes et
grenades des mains d'une "mystérieuse femme blonde", une fausse
Tchécoslovaque prétendant s'appeler Maria Voudroch et dont la trace a
été perdue.

Quant à Pospisil et Raïtch ils ont été tenus en réserve à Paris. Si
l'attentat échouait à Marseille, ils l'exécuteraient pendant la visite
que le roi Alexandre doit accomplir au Palais de Versailles.

.. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. ..

Nous sommes le 9 octobre 1934, un mardi -- jour qu'Alexandre considère
comme maléfique. Il est 16 heures quand le destroyer yougoslave
Dubrovnik mouille dans le Vieux Port de Marseille.

Ici, ouvrons encore une parenthèse. Les policiers yougoslaves, qui
ont précédé leur roi en France, cachent si peu leur inquiétude en



Propos 21 -9

face d'un service d'ordre plutôt déficient, qu'ils vont jusqu'à
déconseiller au roi de débarquer. C'est mal connaître Alexandre. Il
est sur une terre amie, au milieu d'un peuple frère; s'il y a un
risque à courir, il l'accepte. Et dès que la vedette royale accoste
au quai des Belges, il gagne la terre.

Dix minutes plus tard, à peine le cortège royal s'était-il engagé
sur la Canebière, qu'un homme sortit de la foule en criant "Vive le
roi!" sans que nul ne songeât à l'en empêcher, il s'approcha de la
voiture où avaient pris place Alexandre et Louis Barthou, ministre
français des Affaires étrangères, et les blessa mortellement de quatre
coups de revolver.

Le colonel qui chevauchait auprès de la voiture abattit d'un coup
de sabre l'assassin dont le corps fut foulé aux pieds par la foule.
Il s'agissait de Cernozemski, affublé d'un passeport au nom de Petrus
Kalemen.

À 17 heures, le drapeau, mis en berne sur la préfecture de
Marseille, annonçait à la foule indignée la mort du roi et du
ministre.

Si Kvaternik ne put être arrêté, les trois autres complices de
l'assassin tombèrent aux mains de la police française et furent
condamnés à l'emprisonnement à vie, peine à laquelle mirent fin -- par
une libération -- les Allemands dès qu'ils furent arrivés en France en
1940. Le tribunal d'Aix-en-Provence condamna également à la peine
capitale, par contumace, Pavelitch et Kvaternik.

Était-ce pour Mussolini, Ciano et leurs complices, la première
victoire de l'Axe en Europe? Certes, mais elle n'eut pas les
lendemains qu'ils espéraient. La Croatie reçut, en effet, le corps du
roi, transporté de Split à Belgrade par Zagreb, non sous les étendards
de la révolution, mais à genoux, en prière, devant les trois couleurs
du drapeau yougoslave cravaté de noir. N'était-ce pas la preuve
évidente que l'État yougoslave, l'oeuvre des générations serbe, croate
et slovène, était une solide réalité et non une création artificielle
du traité de Versailles, comme voulaient le faire passer les traîtres
oustachis et autres, à la solde de l'étranger!...

Deux peuples, qu'une amitié fervente, née dans les épreuves de la
grande guerre, lie indissolublement, ont ressenti cette double
tragédie avec la même douleur. Les criminels Oustachis et leurs
protecteurs n'ont pas réussi, par cette abominable conspiration, à
abolir, entre la France et la Yougoslavie, une alliance, qui était un
grand gage de la stabilité et de la paix européennes.

Si grand fut le deuil national, si terrible la colère du peuple que
les Oustachis prirent peur. Pas une goutte de leur sang ne fut
cependant versée, comme si les larmes de la grande famille yougoslave
avaient effacé toutes les traces du crime et du péché.

Quand le gouvernement français demanda à Mussolini l'extradition de
Pavelitch et de Kvaternik, qui s'étaient réfugiés en Italie, le duce
la lui refusa. Et l'odieux bonhomme eut encore le front de faire
savoir au gouvernement yougoslave qu'il considérait comme un casus
belli, toute évocation, au cours de l'instruction de l'assassinat et



Propos 21 -10

dans l'acte d'accusation que la Yougoslavie se préparait à soumettre à
la Société des Nations, toute évocation de la complicité de l'Italie.

Soucieuse de sa propre existence et hésitant à prendre partie, la
Société des Nations accepta d'ignorer la vérité.

C'est ainsi que nous allons bientôt voir périr, dans d'atroces
souffrances, au moins 500.000 hommes, femmes et enfants serbes qui
seront devenus les victimes de ce triste compromis diplomatique.

CHAPITRE II

DANS LES COULISSES DE LA TRAHISON

"Dieu au ciel, les Croates sur la terre"

Le 27 mars 1941, un groupe d'officiers imposa sa démission au
gouvernement Cvetkovitch-Macek qui, le 25 de ce mois, avait signé
l'adhésion de la Yougoslavie au Pacte tripartite, et mit fin à la
régence. "Dans un magnifique sursaut, le peuple serbe, plus
clairvoyant que ses dirigeants et fidèle à sa fière tradition
d'indépendance, avait balayé les ministres pusillanimes qui venaient
de le mettre au pieds de l'oppresseur.

Dès le lendemain de ce coup de force, les représentants de tous les
partis politiques formaient un nouveau gouvernement et le jeune roi
Pierre II, porté ainsi au trône cinq mois avant la date prévue par la
Constitution, prenait en mains les destinées de sa patrie.

Le nouveau gouvernement manifesta sans tarder une hostilité très
nette envers les puissances de l'Axe. "Votre courage brillera dans
les pages de l'Histoire et recevra aussi une récompense plus
immédiate. Quoi que vous puissiez perdre dans le présent, vous aurez
sauvé l'avenir." Telles furent d'ailleurs les paroles par lesquelles
Winston Churchill, le premier ministre britannique, félicitait le
peuple yougoslave devant la Chambre des Communes.

Mais, se voyant ou se prétendant bravée, le 6 avril 1941, à 7
heures, l'Allemagne attaquait la Yougoslavie sans aucune déclaration
de guerre. Quelques minutes seulement avant de faire bombarder
Belgrade par son aviation et d'y tuer plusieurs milliers de personnes,
Hitler avait expectoré sa haine sur l'antenne de "Radio-Berlin". "La
nation allemande, déclara-t-il, réglera maintenant ses comptes avec
cette clique serbe de criminels qui croit, une fois encore, pouvoir
mettre les Balkans à la disposition britannique contre la paix
européenne."

Le 6 avril, à la minute même où les oiseaux de mort s'envolaient
des aérodromes allemands, le colonel yougoslave Kren, un officier
d'origine croate, membre secret de l'organisation oustachie,
s'enfuyait de Belgrade en avion afin de remettre à l'ennemi les plans
des forces arériennes yougoslaves. C'est ainsi que presque tous les
appareils furent anéantis au sol.

Et la ville était encore en flammes, ce tragique matin-là, quand
Anté Pavelitch, parlant d'un poste clandestin, prononçait ces odieuses
paroles: "Soldats croates, servez-vous de vos armes contre les
officiers et les soldats serbes. Nous lutterons désormais, épaule
contre



Propos 21 -11

épaule, aux côté de nos alliés, les Allemands et les Italiens."

On sait que, dès le 7 avril, le gouvernement yougoslave se voyait
dans l'obligation de quitter Belgrade et de se retirer vers
Monténégro. Il n'était donc en retraite que depuis deux jours, quand,
le 9 avril, à 14 heures, à Sevojna, un village du district d'Uzice,
Vladko Macek, vice-président du gouvernement et chef du Parti Paysan
Croate, lui faussa compagnie. Il avertit les membres de son parti
d'une décision qu'il avait certainement mûrie de longue date... Un
autre membre du Parti Croate se dérobait le même jour que lui:
Andres, ministre du Commerce et de l'Industrie.

Une troisième défection a lieu le lendemain, celle de Dzafer
Kulenovitch, ministre des Mines et Forêts. Ce traître -- on l'a
appris pendant la guerre -- appartenait depuis longtemps à
l'Organisation des Oustachis, tout en faisant partie du Service secret
nazi. Il était en liaison avec le principal agent de l'espionnage
allemand en Yougoslavie, un certain D. Tomljenovitch, directeur
général d'une société commerciale à Belgrade, ancien officier
autrichien, à qui il faisait connaître, après chaque Conseil des
Ministres, toutes les décisions gouvernementales ayant trait à la
défense et à l'économie du pays.

Un jour s'écoule encore quand arrive, à toutes brides, d'Italie, le
colonel oustachi Slavko Kvaternik, qui prononce à la radio de Zagreb
une allocution pour annoncer la formation de "l'État Indépendant de
Croatie", auquel Vladko Macek prête son appui, puisque le "speaker"
peut lire une déclaration dans laquelle l'ancien vice-président du
gouvernement yougoslave ose avouer sa félonie dans ces termes:
"J'invite tous les membres du Parti Paysan Croate à reconnaître l'état
de choses nouvellement créé comme étant légalement obligatoire, à
aider le gouvernement de la Croatie indépendante et à se soumettre
loyalement à ses règlements".

Ses forces étant insuffisantes pour pouvoir résister longtemps à
l'avalanche germano-italienne, la Yougoslavie est brisée et occupée
après douze jours de sanglants combats. Mais sa résistance aurait
certainement duré bien davantage sans la trahison d'un nombre
important d'officiers et de soldats pro-oustachis qui, au lieu de
défendre la liberté de leur patrie et celle du monde, passèrent au
service de l'ennemi et de la tyrannie. La preuve en est donnée par la
déclaration qui fit au Parlement de "l'État Indépendant de Croatie",
en février 1942, Lorkovitch, son ministre des Affaires étrangères:

"C'est surtout par l'apport du peuple croate et de sa révolution
qu'a été raccourcie la durée de la guerre en Yougoslavie, réduit le
total des pertes allemandes et italiennes, et permis de donner, à la
frontière Est de la Serbie, le coup mortel à la Yougoslavie".

Le journaliste anglais F.A. Voigt, cherchant les causes de la
faiblesse de la Yougoslavie au moment de l'attaque allemande en 1941,
a également écrit ceci:

"Tandis que les Serbes ont été fortement attachés à la France et à
la Grande-Bretagne, les Croates, les uns volontairement, les autres
sous pression, ont été pro-germaniques. Et, quand la crise survint,



Propos 21 -12

ils étaient, par conséquent, une source de faiblesse pour la
Yougoslavie et un point fort pour l'Allemagne, avec des résultats qui
ont été catastrophiques pour la Yougoslavie et les plus funestes pour
la cause des Alliés".

%%%

Tous ces appuis leur ayant été acquis (ou vendus...), les
puissances de l'Axe eurent donc toutes facilités de morceler la
Yougoslavie afin d'affaiblir au maximum la résistance de son peuple.

Les Allemands annexèrent une moitié de la Slovénie, le reste étant
le lot des Italiens. Les Italiens s'adjugeaient également le
Monténégro qui devenait un protectorat et don était fait de la
Macédoine à la Bulgarie, cependant que la Hongrie recevait les
provinces yougoslaves du Nord, ainsi que la Voïvodina.

Leurs nouveaux maîtres entreprirent sans tarder l'éviction des
Slovènes qui avaient lutté, pendant des siècles, contre la
germanisation et l'italisation forcées et, pour commencer, expulsèrent
en Serbie 30.000 Slovènes, presque tous des intellectuels.

Quant aux soldats de la Hongrie -- de la Hongrie de
Saint-Étienne-que l'on juge de leur attitude! En avril 1941 et
janvier 1942, les Croix Fléchées ont organisé le massacre massif de la
population serbe, tuant encore quelque 30.000 personnes, dont un grand
nombre de femmes et d'enfants.

À Novi-Sad, on amenait sur les bords du Danube tous les membres de
l'élite serbe, sans distinction de sexe. Après les avoir obligés à se
mettre à moitié nus par un froid de moins 30°, on les tuait d'un coup
de revolver dans la nuque avant de les jeter dans un trou percé dans
la glace du fleuve. Quelques amis des Serbes subirent le même sort.
C'est ainsi que périrent L'avocat Pavlas et sa femme, des catholiques
originaires de Slovaquie. Mais, au moment d'être abattu, Pavlas
s'écria fièrement:

__Emmenez-nous donc à l'endroit où les Serbes, en 1918, ont tué au
moins un Hongrois, et je ne regretterai pas de mourir!

Dans certains quartiers de Novi-Sad, les cadavres gelés des Serbes
étaient entassés comme des stères de bois. Ces horribles
amoncellements étaient le rendez-vous de la sodatesque hongroise,
avide de se remplir les poches de doigts coupés chargés de bagues et
d'oreilles ornées de boucles d'or.

Nous ne tarderons pas à voir à l'oeuvre, en Croatie, les Oustachis
de Pavelitch, formés à l'école italienne. Contentons-nous, pour le
moment, de dire que les fascistes italiens (et albanais) rivalisèrent
de zèle avec les autres spécialistes de l'extermination raciale dans
les provinces serbes de Kossovo et de Metohija que l'on avait données
à l'Albanie.

Et voici messieurs les Allemands. Tous les territoires de l'ancien
royaume de Serbie (de 1918) étaient passés directement sous leur
coupe, sous l'autorité exclusive d'un gouverneur militaire assisté,
pour la forme, d'un gouvernement civil, que présidait le général



Propos 21 -13

Milan Neditch (il assuma cette responsabilité pour éviter le
démembrement de la Serbie entre la Bulgarie, la Hongrie et la
Croatie), secondé par le chef de l'organisation fasciste Dimitrije
Liotitch. C'est, d'ailleurs, à ce Ljotitch que revient aussi une
grande part de responsabilité dans les souffrances inouïes qu'endura
la Serbie sous l'occupation.

Pour chaque Allemand tué, cent Serbes devaient être fusillés, et
cinquante seulement pour chaque blessé. Ainsi en avait ordonné Adolf
Hitler.

Faut-il rappeler les massacres massifs qui eurent lieu, en Serbie,
dans les villes de Kragujevac et de Kraljevo, les 21 et 22 octobre
1941, où les Allemands exécutèrent plusieurs milliers de civils en
répression d'attaques de guérillas qui s'étaient produites sur la
ville et au cours desquelles ils avaient eu 26 tués et 50 blessés. À
Kragujevac, ils exécutèrent des centaines de lycéens ainsi que leur
directeur et leurs professeurs. Ces actes de sauvagerie durent
commandés par les officiers supérieurs allemands Koenig et Zimmermann,
dont l'un était, dans la vie civile, professeur de théologie...

Tel était le sort de la Yougoslavie qui entra courageusement dans
la seconde guerre mondiale, alors que la force allemande demeurait
encore intacte et que, de tout l'Occident européen, seule la
GrandeBretagne demeurait dans la bataille, à lutter pour la liberté du
monde.

%%%

Les territoires de la Croatie, de la Dalmatie, de la Slavonie, de
la Bosnie-Herzégovine et du Srem formèrent l'État fantoche appelé
"État Indépendant de Croatie", à la tête duquel Hitler et Mussolini
placèrent Anté Pavelitch, l'assassin du roi Alexandre. Ainsi trouvait
son couronnement la conspiration ourdie, en mai 1929, à la villa
"Torlonia".

"L'idéologie du nouveau régime se réduisait à des données
négatives: la lutte contre l'orthodoxie, le libéralisme, la
démocratie, la franc-maçonnerie, le judaïsme et le bolchevisme."

Le Ministère de l'Intérieur, à la tête duquel se trouvait Andrija
Artukovitch, fit afficher l'ordre suivant:

"Tous les Serbes et les Juifs, citoyens de Zagreb, capitale de la
Croatie, doivent abandonner la ville dans les douze heures. Tout
citoyen convaincu de leur avoir donné refuge sera exécuté
sur-le-champ."

Automatiquement furent destitués les fonctionnaires de confession
orthodoxe et israélite. Et, sans doute afin qu'ils fussent reconnus
plus facilement lors des prochains massacres auxquels on les vouait
déjà, un nouvel ordre du ministre de l'Intérieur enjoignit à tous les
Serbes orthodoxes de porter autour du bras le signe médiéval des
ghettos, un ruban bleu orné de la lettre P, la première du mot
pravoslavac, qui se traduit par orthodoxe.

De leur côté, les Juifs se virent imposer le port de l'étoile de
David, au bord de manche pour commencer, et un peu plus tard sur le
dos.



Propos 21 -14

Environ 2.200.000 Serbes et 80.000 Juifs de "L'État Indépendant de
Croatie" furent stigmatisés de cette manière. Bientôt, l'usage de
l'écriture nationale serbe, en caractères cyrilliques, allait être
interdit, même sur les monuments funéraires.

Était-ce tout? Non, car, afin de leur bien montrer qu'ils étaient
de deux races méprisables, Serbes et Juifs se virent défendu de
marcher sur les trottoirs. Seul, le milieu des rues leur était
accessible. Et, dans toutes les administrations publiques, les cafés,
les magasins, les autobus et les tramways, on ne tarda pas à lire
cette inscription: "Entrée interdite aux Serbes, aux Juifs, aux
nomades et aux chiens."

C'est ainsi que fut mis hors la loi le tiers de la population de
"l'État Indépendant de Croatie".

Il ne restait plus au gouvernement d'Anté Pavelitch que de déclarer
la guerre à la Grande-Bretagne et à la France libre et à se conformer
ainsi au vieux plan de Mussolini, que le gouverneur de Fiume, le
signor de Biase, avait révélé dans un toast, le 13 décembre 1932.

Mais on n'en aura jamais fini avec la vassalisation oustachie. En
effet, Pavelitch allait solliciter, pour son État fantoche, le
protectorat italien. Le 18 mai 194l, à la tête d'une délégation
croate, il allait à Rome présenter à l'empereur et roi d'Italie
Victor-Emmanuel II, une pétition dans laquelle il offrait la couronne
de Znonimir (un ancien roi croate) à un prince de la Maison de Savoie.
Pauvre Victor-Emmanuel! Rappelons les termes de sa royale réponse à
l'assassin:

"L'Italie n'a pas montré seulement aujourd'hui d'une façon tangible
sa pleine compréhension et sa sympathie pour les désirs du peuple
croate qui a trouvé en vous son représentant intrépide. Aujourd' hui
que le désir séculaire du peuple croate pour la résurrection de son
propre état a été réalisé, grâce à la victoire des puissances de
l'Axe. Nous sommes très heureux de profiter de l'occasion, dans le
faste de cette imposante manifestation, pour assurer messieurs les
délégués de l'État Indépendant de Croatie que l'Italie, toujours amie
et solidaire de son distingué peuple, est prête à apporter tout son
concours fraternel à ses projets et à ses actions.

"Inspirés par ces sentiments, Nous sommes heureux de pouvoir
accepter l'offre du peuple croate et d'autoriser Notre bien-aimé
neveu, son Altesse Royale, le Duc de Spoleto, à prendre la couronne de
Croatie.

Le Duc de Spoleto reçut l'auguste nom de Tomislav II. Rendonslui
toutefois cet hommage, qu'il n'a jamais voulu mettre les pieds dans
son "royaume" entaché de sang.

Le même jour, le Pape Pie XII accordait une audience privée à
Pavelitch et à sa suite. C'était, rappelons-le, le 18 mai 1941.
Certes, les Oustachis avaient traité les Serbes avec l'ignominie que
vous savez, mais ils n'avaient encore répandu leur sang qu'avec une
certaine parcimonie. On croit nécessaire d'écrire ici cette phrase
dans l'impossibilité où l'on est de prêter au Saint-Père la moindre
indulgence envers une bande de malfaiteurs.



Propos 21 -15

Du Vatican, Pavelitch n'eut que deux pas à faire, dans la soirée, pour
gagner le Palais de Venise où l'attendait Mussolini. Là, les deux
complices apposèrent leur signature sur un traité de délimitation de
l'Italie et de la Croatie, aux termes duquel l'Italie se voyait
attribuer la côte croate, la Dalmatie du Nord, et toutes les grandes
îles de la mer Adriatique, ainsi que le port de Kotor (Cattaro).

Incorporé ainsi à l'Axe, Pavelitch n'avait plus qu'à déclarer la
guerre aux États-Unis quand ils se rangèrent aux côtés des Alliés, en
décembre 1941.

%%%

Nous vous parlions tout à l'heure des premières mesures racistes
prises par le gouvernement oustachi. Elles furent encore précisées
par le gouvernement oustachi. Elles furent encore précisées par le Dr
Mile Budak, ministre de l'Éducation publique et des Cultes. À un
journaliste qui le questionnait, au cours de sa première conférence de
presse, il n'hésitait pas à déclarer, au sujet des minorités serbes et
juives: "Pour elles, nous avons trois millions de cartouches."

Cependant, lorsque le programme d'extermination reçut un
commencement d'exécution, peu de Serbes furent tués au moyen d'armes à
feu. On tenait mieux à leur disposition, car ce n'était pas par
hasard que Pavelitch, parlant des Serbes devant l'armée oustachie, à
Zagreb, avait osé affirmer que ce "n'est pas un bon Oustachi, celui
qui ne peut arracher au couteau un enfant des entrailles de sa mère".

Cette odieuse phrase annonçait les scènes de véritable hystérie
sadique et collective dont allait souffrir tout un peuple.

Les fascistes italiens connaissaient le mieux leurs propres favoris
et ne manquèrent pas de les qualifier de criminels dans le journal
"Gazzetta del Popolo": "Il serait ridicule de nier que les détenteurs
du pouvoir actuels en Croatie ne sont pas des anciens terroristes.
Ces criminels sont devenus généraux, ministres, ambassadeurs, éditeurs
de journaux et chefs de police. Malgré ces hautes vocations, ils
n'ont pas changé. Ils sont restés les mêmes, y inclus Pavelitch
lui-même ainsi que les membres de son gouvernement."

Mais avant de tenter de vous en décrire les pires horreurs,
essayons de jeter quelques lueurs sur ce qui paraîtra toujours
incompréhensible à la grande masse du monde civilisé.

Remontons, si vous le voulez bien, à quelques 80 ans avant les
horribles événements qui font l'objet de notre propos.

Un homme politique croate, Anté Starcevitch, avait alors élaboré
une doctrine nationale croate. Il rêvait de faire de la Croatie
l'État le plus important des Balkans, un État dans lequel les Serbes
n'auraient pas figuré, leur nom même y étant proscrit, car à en croire
ce Starcevitch, les Serbes n'auraient jamais existé, ils n'auraient
été que des Croates, affublés d'un nom régional. De ce fait, il
revenait aux seuls Croates d'être les héritiers des Turcs dans les
Balkans.

Starcevitch entreprit donc de réveiller ou d'exalter la conscience
nationale croate pour que son peuple pût s'imposer à tous les Slaves
balkaniques. Il espérait, de cette façon, réaliser un grand



Propos 21 -16

État croate pour que son peuple pût s'imposer à tous les Slaves
balkaniques. Il espérait, de cette façon, réaliser un grand État
croate libre et unitaire, qui ne serait lié à l'Autriche-Hongrie que
par la personne de son roi: Autriche, Hongrie et Croatie groupées
sous la couronne du roi-empereur François-Joseph.

Toujours d'après notre politicien, les pays auxquels devait
s'appliquer le droit historique et national croate comprendraient tous
les territoires qui s'étendent entre l'Allemagne et la Macédoine,
entre le Danube et la mer Adriatique.

Habilement répandues, ces conceptions, que nous traiterons
volontiers de délirantes, avaient pénétré peu à peu l'esprit des
masses croates et plus particulièrement celui de la jeunesse et des
populations urbaines. Le chauvinisme bien présenté fait aisément
litière de la logique, du raisonnement. Celui de Starcevitch fut donc
assez facilement admis comme parole d'Évangile, comme la rigoureuse
expression historique des aspirations croates.

Évidemment, la réalisation de cet idéal national appelait la
création d'un vaste mouvement politique et culturel. Tout obstacle
devait être farouchement abattu. Haine et mort allaient devenir une
devise.

Le premier obstacle à briser était représenté par les Serbes.
Fallait-il les croatiser, eux, les orthodoxes, en les convertissant,
de bon gré, au catholicisme, et les exterminer s'ils refusaient la
conversion? Starcevitch n'hésitait donc pas à écrire que "les Serbes
étaient une corvée pour l'abattoir".

Une corvée d'ailleurs méprisable, car à en croire le politicien
-qui, par sa doctrine de la légalité historique croate semble bien
être le premier raciste de notre temps -- seule, dans les Balkans, la
race croate pouvait se flatter de posséder toutes les supériorités
physiques, spirituelles, culturelles et politiques. Engagée sur une
telle pente, cette doctrine d'exclusivisme national allait bientôt
trouver son expression adéquate dans le slogan populaire bien connu:
"Dieu au ciel, les Croates sur la terre!"

Rien, hélas! n'est plus dangereux que le culte d'un idéal lorsqu'il
est en contradiction avec la réalité, les capacités d'un peuple et les
conditions de son milieu. D'erreurs en stupidité, il ne manque pas de
vous conduire au crime. Ainsi fit Anté Starcevitch sans mesurer la
somme de crimes inouïs que devait exiger la réalisation de ses
conceptions fantastiques. Et, sans doute, également, n'avait-il pas
prévu que les serviteurs de son idéal seraient, en premier lieu, les
Oustachis aux mains sanglantes.

CHAPITRE III

LES OUSTACHIS ENTRENT EN SCÈNE

Le crime de génocide

Dans le premier volume de ses Mémoires sur la deuxième guerre
mondiale, M. Winston Churchill, abordant la question des anciennes
provinces de l'empire austro-hongrois, a remarqué avec justesse que



Propos 21 -17

l'indépendance a apporté à certaines d'entre elles "les tortures que
les poètes et les théologiens de jadis réservaient aux damnés". Rien,
en effet, ne pouvait ressembler mieux que "l'État Indépendant de
Croatie" à cette évocation churchillienne de l'Enfer de Dante.

Il s'agissait pour les Oustachis, nous l'avons dit, de régler leur
compte avec les Serbes, de les extirper, au besoin par
l'extermination, d'un État dont les frontières s'enfonçaient
profondément dans leur territoire ethnique. Telle était la position
géographique du "Royaume" fabriqué par les puissances de l'Axe pour
satisfaire leur appétit et donner une réalité à l'imagination des
chauvinistes croates d'il y avait quatre-vingts ans.

Ayant donc adopté l'idéologie totalitaire et ses méthodes les plus
expéditives, on dressa, dans toutes les villes de l'"État Indépendant
de Croatie", des gibets auxquels tout commandant oustachi pendit
lui-même, et laissa accrochés pendant plusieurs jours, les corps de
plusieurs dizaines de Serbes, à titre d'avertissement pour les autres.

Dès les premiers jours de mai 1941, le commandant de Banja Luka, un
certain Viktor Gutitch, entreprit un voyage à travers toute la Bosnie
occidentale. Arrivé dans la ville de Sanski-Most, il s'empressa de
faire connaître son programme: "Les grandes routes, déclara-t-il,
auront le désir de voir passer des Serbes, mais il n'y aura plus de
Serbes (paraphrase d'une vieille poésie populaire, se rapportant à
l'époque des Turcs). J'ai donné, en effet, des ordres sévères pour
leur extermination complète. Je vous autorise à les exterminer
partout où vous les rencontrerez et la bénédiction vous sera accordée,
pour cette action, par notre Poglavnik Pavelitch et par moi-même.
C'est ainsi que je désire servir la volonté de Dieu et celle de notre
peuple croate."

On ne l'avait d'ailleurs pas attendu pour commencer, puisque,
plusieurs jours avant cette déclaration, les Oustachis avaient déjà
tué, dans les villages de Kijevo et de Tomina, 27 Serbes dont les
corps avaient été emenés à Sanski-Most pour être suspendus, pendant
deux jours, la corde au cou, aux arbres du jardin public.

Mais notre homme poursuit son voyage et le voilà à Prijedor où, à
peine descendu de voiture, il fait des reproches au chef de la police.

__Quoi? lui crie Gutich, comment osez-vous m'accueillir avec tant
de désinvolture? Je n'aperçois aucun cadavre; n'auriez-vous donc pas
pendu de Serbes?

Et s'adressant ensuite aux citoyens de la ville:

"Les Serbes doivent disparaître, affirma-t-il, une partie par le
chemin de fer -- vers les camps de concentration -- et l'autre par la
rivière, mais... sans canots. Quant à ceux qui resteront, leurs
cadavres serviront d'engrais à nos champs qui deviendront croates pour
toujours."

Ne croyez pas que ce fut là le fait d'un isolé. Tel était, au
contraire, le but fondamental de toute la politique croate que
Pavelitch, lui-même, eut l'outrecuidance de dévoiler, en 1944, au
moment où il se rendait compte de la fin prochaine de son monstrueux
régime:



Propos 21 -18

"Même si nous devons périr, l'État et moi, il restera, après nous, un
territoire ethniquement croate, que nous aurons laissé en héritage à
notre peuple."

Bien avant lui, son bras droit Viktor Gutitch a exprimé le même
plan dans cette déclaration: "Ou bien nous vaincrons et ces Serbes
damnés seront éliminés pour toujours, ou si, par malheur, la
Yougoslavie est reconstituée, nous aurons au moins amélioré la
statistique au profit des Croates."
%%%

En Herzégovine, la rivière Neretva charriera tellement de cadavres
serbes pendant plusieurs jours, qu'il y en aura d'accrochés à tous les
rochers, les autres flottant à l'embouchure du cours d'eau, en pleine
mer Adriatique.

Dans la ville de Sisak, les Oustachis écorchèrent vivant un
industriel serbe, Milos Teslitch, bien connu dans toute la région pour
sa bonté et son hospitalité généreuse. Son bourreau s'appelait Faget.
La photographie que nous reproduisons le montre, entouré de ses
Oustachis et tenant à la main le coeur qu'il vient d'arracher à la
victime.

Le 28 avril 1941, en pleine nuit, quelques centaines d'Oustachis
encerclent les villages serbes de Gudovac, Tuke, Brezovac, Klokocevac
et Bolac, dans le district de Bjelovar. Ils arrêtent 250 paysans,
parmi lesquels on cite le pope Bozin et l'instituteur Stevan
Ivankovitch.

Les femmes sanglotaient, car elles avaient compris pourquoi on
ordonnait aux villageois de prendre des pelles et de pioches. Leur
colonne, encadrée d'Oustachis, sortit lentement du village et s'arrêta
devant un champ.

__Creusez votre tombe!

L'Impuissance, la résignation de ces malheureux étaient telles
qu'ils obéirent.

On leur lia alors les mains dans le dos avec du fil de fer, avant
de les précipiter et de les enterrer vivants dans le fossé profond
qu'ils avaient dû ouvrir eux-mêmes.

Et, si cruels qu'ils fussent, les Allemands ne connurent pas ce
crime sans émotion. Une commission, désignée par eux, fit exhumer et
photographier les corps. Son procès-verbal figure dans les documents
du Reich sous ce titre: "Ustachenwerk bei Bjelovar" (L'oeuvre des
Oustachis à Bjelovar).

La même nuit, près de Vukovar, sur les bords su Danube, d'autres
Oustachis égorgèrent encore 180 Serbes et jetèrent leurs cadavres dans
le fleuve.

Que l'on excuse l'aridité de ce palmarès du crime en comprenant que
cette longue énumération des atrocités oustachies est, avant tout, un
document pour l'Histoire.

Nous voici maintenant dans la ville de Dvor n/Uni. Les Oustachis y
ont pour commandant le prêtre catholique Anté Djuritch, desservant



Propos 21 -19

de la commune de Divusa. Dès le premier jour, cet ecclésiastique se
charge de l'administration du district, fait prêter serment aux
fonctionnaires et leur donne ses instructions en vue de la conversion
forcée des Serbes orthodoxes au catholicisme et de la suppression de
ceux qui s'y refuseraient.

Dans cette localité, il fait arrêter les citoyens Vaso Mrkobrad,
secrétaire de la mairie, Mladen Durman, receveur des P.T.T., Bogdan
Smoljanovitch, chef de l'administration des Eaux et Forêts et cinq
autres personnes. Ils meurent dans les pires souffrances après qu'on
leur eût brisé bras et jambes.

On a recueilli le témoignage d'un habitant du district de Dvor
n/Uni sur la conduite du prêtre Djuritch:

"Avant que j'aie quitté cette localité, tous les fonctionnaires et
tous les instituteurs ont reçu de la part de Djuritch l'ordre de
remettre une demande pour leur conversion au catholicisme, ou de
donner leur démission. Lorsqu'ils remirent leur pétition, on leur fit
discrètement comprendre qu'ils avaient encore à conseiller aux Serbes
de faire comme eux. De même, tous les chefs de famille ont été
obligés de présenter des demandes en vue de la conversion de leur
famille."

De tels exploits devant être récompensés, Djuritch reçut des mains
d'Anté Pavelitch la "Croix pour le Mérite".

%%%

À Gracac, c'est un chirurgien serbe, le docteur Veljko Torbica, que
les Oustachis découpent vivant, à coups de couteau. Et comme le
praticien met du temps à mourir, ils saupoudrent de sel ses plaies
saignantes en ne cessant de lui demander: "Docteur, est-ce que
l'opération réussit bien?"

Dans la ville d'Otocac, un autre bandit, l'officier oustachi Ivan
Sajfer, arrêta le pope, qui était également député serbe, Branko
Dobrosavljevitch, en compagnie de son fils et de 331 autres Serbes.
Pour demeurer fidèle à une technique déjà éprouvée, le criminel fit
creuser leur tombe à ses victimes, leur lia les mains dans le dos et
les fit exécuter à la hache. Le pope et son fils furent suppliciés
les derniers, avec cet atroce raffinement que l'enfant fut coupé en
morceaux devant son père qu'on obligeait à réciter les prières des
agonisants. Et à peine l'enfant eut-il rendu le dernier soupir, que
les brutes se jetèrent sur le père, lui arrachèrent les cheveux, la
barbe et la peau, lui crevèrent les yeux pour ne l'achever qu'après
l'avoir torturé longuement.

Crime effroyable encore que celui que commirent les bandits de
Pavelitch au village de Susnjari, près de la ville de Glina. Tous les
habitants furent tués, à l'exception de 20 enfants. Sans doute
épargna-t-on ces jeunes innocents? Hélas! on s'empara d'eux, on les
lia à des planches qui furent approchées de meules de foin. Et les
Oustachis mirent le feu aux meules pour que les enfants brûlassent,
leurs pieds étant grillés les premiers.

Luka Avramovitch, ancien député, et son fils ont été crucifiés et
brûlés dans leur maison à Mliniste, district de Glamoc, que les
Oustachis incendièrent.

%%%



Propos 21 -20

Par la suite, le gouvernement de "l'État Indépendant de Croatie" fit
savoir que ces crimes n'avaient été accomplis que dans le cadre de son
programme dit national. On croit rêver en lisant ce que déclara, à
cet effet, au cours d'une conférence publique faite le 2 juin 1941, a
Nova Gradiska, le docteur Milovan Zanitch, ministre de la Justice:

"Cet État, notre patrie, est seulement pour les Croates et pour
personne d'autre. Il n'y a pas de méthode que, nous, Croates,
puissions négliger dans le but de faire ce pays vraiment nôtre, et de
le nettoyer des Serbes.

"Tous ceux qui vinrent en notre patrie, il y a 300 ans, doivent
disparaître. Nous ne cachons pas notre pensée. C'est la politique de
notre État, et quand nous l'aurons mise à exécution, nous ne ferons
pas autre chose, mais seulement ce qui est écrit dans les principes
oustachis."

C'était, ainsi, donner le signal des grands massacres, puisque, en
juin 1941, plus de 100.000 hommes, femmes et enfants serbes furent
tués en quelques jours, torturés et massacrés dans leurs maisons, sur
les routes, dans les champs, les prisons, les écoles et même au sein
de leurs églises orthodoxes.

Voici deux témoignages sur ces atrocités. Le premier est la
confession d'un de leurs auteurs, l'Oustachi Hilmia Berberovitch.
Enlevé, le 20 octobre 1942, par un groupe de résistance, il donna à la
police de Belgrade la description suivante du massacre auquel il
participa, dans l'église orthodoxe serbe de Glina:

"Dans la ville de Glina, nous avons arrêté et mis en prison de
nombreux Serbes. Par petits groupes, nous les avons transférés de la
prison dans l'église. Notre chef nous munit de haches et de couteaux
et ensuite commença le travail. Quelques-uns furent tués d'un coup au
coeur. D'autres furent égorgés et d'autres encore coupés en morceaux
à coups de hache. Non seulement l'église fut transformée en
boucherie, mais c'était un enfer de cris et de gémissements. Commencé
environ à 10 h. du soir, le massacre se termina seulement vers 4 h. le
lendemain matin, et se renouvela pendant huit jours. Après chaque
massacre, nos uniformes étaient changés, car ils étaient trempés de
sang humain. Un de mes camarades oustachis m'a confié que, dans
l'église de Glina, 10.000 Serbes furent massacrés, tous en provenance
des arrondissements de Topusko, Vrgin, Most et Glina."

Et voici le deuxième témoignage. C'est celui d'un survivant,
Jednak Ljuban. Il nous fait le récit des heures mortelles qu'il a
vécues dans la tragique église de Glina:

"Les Oustachis ont rassemblé quelques centaines de paysans de mon
village et de ses environs et nous ont transportés par camions à
Topusko. Là, nous sommes restés emprisonnés dans la mairie jusqu'à
notre départ pour Glina, où nous avons directement été conduits à
l'église orthodoxe de la ville. Les Oustachis nous expliquèrent que
notre présence dans l'église avait pour but de nous faire assister à
un Te Deum chanté pour la longévité du Poglavnik et celle de "l'État
Indépendant de Croatie". Cette notification fit lever en nous
quelques doutes parce que, nous ne l'ignorions pas, ce Te Deum devait
avoir lieu le soir. Mais, à l'intérieur de l'église, tout semblait
être préparé
Eole
2004-08-18 20:26:01 UTC
Permalink
Post by danautoba
Post by Eole
Post by R.V. Gronoff
http://users.skynet.be/eglisedem/catholisisme/oustachis.htm
Comme je l'ai dit dans un précédent message, il est important de
parler de ces horreurs ; en outre maintenant que la situation dans les
Balkans semble stabilisée, on pourra prendre un certain recul face à
l'évocation du régimie criminel des Oustachis.
Mais il n'est pas suffisant de raconter les crimes perpétrés par ce
régime. Il faudrait chercher à expliquer comment une "bande de voyous"
a pu mettre de son côté assez d'excéutants pour les perpétrer, quel
était leur mobile idéologique, et enfin pourquoi un tel déchaînement
de violence, était-il prévisible dans les mois ou les années qui ont
précédé l'invasion de la Yougoslavie par Hitler ?
D'autre part je ne suis pas d'accord pour mettre l'accent sur le
facteur religieux. Faire la chasse aux orthodoxes c'était faire la
chasse aux Serbes parce que, par définition, la confession catholique
ou orthodoxe est la seule chose qui permette de différencier les deux
peuples. La chasse aux juifs et aux tziganes, c'est dans la continuité
du nazisme. Et n'oublions pas que les musulmans de Bosnie, eux, furent
promus "fleur de la nation croate".
Si, le facteur religieux à joué un grand rôle, Monsieur Gronoff à
raison...
Kara
Oui, j'ai lu sur le sujet ce matin. Le silence coupable du Vatican aussi a
joué.
Mais les questions que j'ai posées demeurent sans réponse.
--
"Il est absolument caractéristique qu'aucun des pays qui ont été annexés par
la France de 1792 à 1812 n'ait le moindre désir de retourner sous les ailes
de l'aigle. On s'est approprié les fruits de la première révolution
française, mais on n'a pas eu le c¦ur de supporter la rigoureuse
centralisation administrative, le système préfectoral, l'infaillibilité des
Apôtres de la Civilisation envoyés de Paris". (Friedrich ENGELS)
R.V. Gronoff
2004-08-18 22:35:31 UTC
Permalink
Post by danautoba
Si, le facteur religieux à joué un grand rôle, Monsieur Gronoff à
raison...
Kara
C'est possible, mais vous quotez comme une hure en préménopause.
danautoba
2004-08-19 07:27:42 UTC
Permalink
Post by R.V. Gronoff
Post by danautoba
Si, le facteur religieux à joué un grand rôle, Monsieur Gronoff à
raison...
Kara
C'est possible, mais vous quotez comme une hure en préménopause.
Je suis déjà en ménpause !!! vous n'aimez pas la gelatine farcie de
morceaux de hure ? votre religion vous l'interdit ? je n'ai pas votre
chance de bien quoter.
Il est inutile que vous me répondiez, votre réponse démontre,qui vous
êtes un jentil ortodoxe plein d'amour envers les ignorants tel que moi
!
Sachez Monsieur que je ne pas eu la chance (comme vous) d'apprendre la
langue française...et cela ne va pas m'empêcher de participer quand je
le désire !!!
Avant d'étaler votre érudition,vous feriez mieux d'aller domander
grâce...
Tien,pourquoi pas dans une eglise orthodoxe au Kosovo...
Vous êtes vraiment qu'un minable et triste Monsieur....
Kara
Eòle / Éole
2004-08-19 07:48:35 UTC
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Post by danautoba
Je suis déjà en ménpause !!! vous n'aimez pas la gelatine farcie de
morceaux de hure ? votre religion vous l'interdit ? je n'ai pas votre
chance de bien quoter.
Il est inutile que vous me répondiez, votre réponse démontre,qui vous
êtes un jentil ortodoxe plein d'amour envers les ignorants tel que moi
!
Sachez Monsieur que je ne pas eu la chance (comme vous) d'apprendre la
langue française...et cela ne va pas m'empêcher de participer quand je
le désire !!!
Avant d'étaler votre érudition,vous feriez mieux d'aller domander
grâce...
Tien,pourquoi pas dans une eglise orthodoxe au Kosovo...
Vous êtes vraiment qu'un minable et triste Monsieur....
Kara
OK.
--
"The answer is blowing in the wind" (Bod Dylan)
danautoba
2004-08-19 21:25:23 UTC
Permalink
Post by danautoba
Je suis déjà en ménpause !!! vous n'aimez pas la gelatine farcie de
morceaux de hure ? votre religion vous l'interdit ? je n'ai pas votre
chance de bien quoter.
Il est inutile que vous me répondiez, votre réponse démontre,qui vous
êtes un jentil ortodoxe plein d'amour envers les ignorants tel que moi
!
Sachez Monsieur que je ne pas eu la chance (comme vous) d'apprendre la
langue française...et cela ne va pas m'empêcher de participer quand je
le désire !!!
Avant d'étaler votre érudition,vous feriez mieux d'aller domander
grâce...
Tien,pourquoi pas dans une eglise orthodoxe au Kosovo...
Vous êtes vraiment qu'un minable et triste Monsieur....
Kara
OK.
Mon message est adressé à Monsieur Gronoff,qui ignore que c'est un
forum grand publc,donc fréquenté par des hommes et des femmes
ordinaires,et de toutes origines.Je ne maîtrise pas la langue
française (plustôt)l'écriture,donc à ces yeux je constitue un obstacle
pour la société française ? ça s'appel EXCLUSION !
PS.Excusez moi Monsieur Eole
Kara
Eòle / Éole
2004-08-20 07:09:20 UTC
Permalink
Post by danautoba
OK.
Mon message est adressé à Monsieur Gronoff,qui ignore que c'est un
forum grand publc,donc fréquenté par des hommes et des femmes
ordinaires,et de toutes origines.Je ne maîtrise pas la langue
française (plustôt)l'écriture,donc à ces yeux je constitue un obstacle
pour la société française ? ça s'appel EXCLUSION !
PS.Excusez moi Monsieur Eole
Molim vas, mozete da mi govorite srpskom ili hrvatskom;)
--
"The answer is blowing in the wind" (Bod Dylan)
Eòle / Éole
2004-08-20 09:18:21 UTC
Permalink
Post by Eòle / Éole
Molim vas, mozete da mi govorite srpskom ili hrvatskom;)
*na* srpskom ili *na* hrvatskom.
--
"The answer is blowing in the wind" (Bod Dylan)
Esmeralda
2004-08-17 23:18:04 UTC
Permalink
Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes, en
vue de leur substituer un culte racial, affirme l'historienne Julie
Selzer Mandel, qui a consulté des documents des services secrets des
Etats-Unis. Le"Corriere della Sera" du 4 mars 2002 donne un aperçu de
cette recherche, mettant en lumière ce qu'on appelle "la lutte entre
la croix et la swastika".
C'est de la politique-fiction restrospective ?
Post by Camille Lefort
Le livre de Julie Selzer Mandel est le premier volume d'une série, et
il s'intitule: "Persécution des Eglises chrétiennes". Rappelons que
cette thèse de la volonté de supprimer les Eglises apparaît clairement
dans les discours du Führer.
Vous pouvez sans doute nous dire quels discours ? Peut-être la page d'où
est issu votre copié-collé les mentionne-t-elle.

" Ce sera le soin du gouvernement de maintenir une coopération honnête
entre l'Eglise et l'Etat; la lutte contre les vues materialistes et pour
une réelle communauté nationale est tout autant dans l'interêt de la
nation allemande que dans celui de notre foi chrétienne. Le gouvernement
et le Reich, qui considèrent la christianité comme la fondation
inébranlable de la morale et du code moral de la nation, attachent la
plus grande valeur à des relations amicales avec le Vatican et
s'efforceront de les développer."
- Adolf Hitler dans son discours au Reichstag du 23 Mars 1933

Le 23 Mars 1933, Adolf Hitler obtenait les pleins pouvoir par un vote au
Reichstag, les députés du parti catholique "Zentrum" ont voté
unanimement pour.
SOMUA
2004-08-18 08:19:45 UTC
Permalink
Post by Esmeralda
Le 23 Mars 1933, Adolf Hitler obtenait les pleins pouvoir par un vote au
Reichstag, les députés du parti catholique "Zentrum" ont voté
unanimement pour.
personellement je m'en fout je suis athé mais

msgr Galler evèque de Münster pourait etre un contre exemple ?

de plus c'est pas parceque un parti democrate chretien vote quelquechose
dans un pays qu'il a pris ses ordres place saint pierre.
Esmeralda
2004-08-18 12:00:42 UTC
Permalink
Post by SOMUA
Post by Esmeralda
Le 23 Mars 1933, Adolf Hitler obtenait les pleins pouvoir par un vote au
Reichstag, les députés du parti catholique "Zentrum" ont voté
unanimement pour.
personellement je m'en fout je suis athé mais
msgr Galler evèque de Münster pourait etre un contre exemple ?
Il y a toujours des contre-exemples.
Post by SOMUA
de plus c'est pas parceque un parti democrate chretien vote quelquechose
dans un pays qu'il a pris ses ordres place saint pierre.
Il n'était pas franchement "démocrate chrétien", plutôt un peu
hétéroclite catholique plutôt
de centre droit. Ils ne semblaient pas représenter leur électorat,
les
landers à majorité catholique votaient moins nazi que les autres. Il n'y
a pas de preuve qu'ils aient pris des ordres du Vatican, peut-être que
les promesses de Hitler ont été plus fortes que leur humanité. Voir le
discours de Hitler au Reichstag le 23 Mars 1933. Ils ont en tout cas
obtenu un concordat.
UBUjean-jacques viala
2004-08-18 16:45:09 UTC
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Post by Esmeralda
Post by SOMUA
Post by Esmeralda
Le 23 Mars 1933, Adolf Hitler obtenait les pleins pouvoir par un vote au
Reichstag, les députés du parti catholique "Zentrum" ont voté
unanimement pour.
personellement je m'en fout je suis athé mais
msgr Galler evèque de Münster pourait etre un contre exemple ?
Il y a toujours des contre-exemples.
voui voui.

particulierement dans le type d'histoire que vous defendez.

on peut même dire que le plus souvent il y a plus de contre exemples que
d'exemples, mais bon, l'essentiel est d'être dans le sens de l'histoire.

..
UBU

Quand le destin des hommes et des femmes se trouve lié,directement ou non,
à ces articles que l'on écrit si facilement dans le confort du bureau,
on a le devoir d'hésiter et de peser le pour et le contre.
Camus
DISANA
2004-08-18 21:46:23 UTC
Permalink
Post by UBUjean-jacques viala
Post by Esmeralda
Il y a toujours des contre-exemples.
voui voui.
particulierement dans le type d'histoire que vous defendez.
on peut même dire que le plus souvent il y a plus de contre exemples que
d'exemples, mais bon, l'essentiel est d'être dans le sens de l'histoire.
Tien l'autre con qui parle de contre-exemple, tu parles, mais le FN est la
preuve matérialisée du contre-exemple de tous poils, d'ailleurs c'est bien
simple ce parti est contre tout et en plus soutenu par des ubu de
pacotilles, rassurant d'ailleurs car ce n'est pas demain la veille qu'il
accèdera au pouvoir, d'ailleurs il n'y tient pas parce qu'il ne serait pas
quoi en faire du pouvoir, c'est plus facile de brailler avec les loups et de
se victimiser, avoir le pouvoir et savoir l'exercer il faut du courage pour
çà et le FN c'est comme les galeries Lafayette on y trouve tout sauf le
courage bien sûr.

LBZ.
Camille Lefort
2004-08-18 16:46:31 UTC
Permalink
Post by Esmeralda
" Ce sera le soin du gouvernement de maintenir une coopération honnête
entre l'Eglise et l'Etat; la lutte contre les vues materialistes et pour
une réelle communauté nationale est tout autant dans l'interêt de la
nation allemande que dans celui de notre foi chrétienne. Le gouvernement
et le Reich, qui considèrent la christianité comme la fondation
inébranlable de la morale et du code moral de la nation, attachent la
plus grande valeur à des relations amicales avec le Vatican et
s'efforceront de les développer."
- Adolf Hitler dans son discours au Reichstag du 23 Mars 1933
Le 23 Mars 1933, Adolf Hitler obtenait les pleins pouvoir par un vote au
Reichstag, les députés du parti catholique "Zentrum" ont voté
unanimement pour.
Hitler a voulu pactiser avec l'Eglise comme il a pactisé avec Staline
(il n'y a aucune comparaison entre les deux, si ce n'est dans la
tactique d'Hitler évidemment). Si on veut abattre à long terme un
ennemi mais que le moment n'est pas encore venu, on pactise avec lui
pour mieux se le mettre dans la poche dans un premier temps. L'Eglise,
elle, n'était pas dupe.
Il n'y a que des gens intellectuellement limités qui peuvent
considérer comme sincère le discours d'Hitler que vous citez plus
haut.
sham
2004-08-18 19:41:23 UTC
Permalink
Post by Camille Lefort
Post by Esmeralda
" Ce sera le soin du gouvernement de maintenir une coopération
honnête entre l'Eglise et l'Etat; la lutte contre les vues
materialistes et pour une réelle communauté nationale est tout autant
dans l'interêt de la nation allemande que dans celui de notre foi
chrétienne. Le gouvernement et le Reich, qui considèrent la
christianité comme la fondation inébranlable de la morale et du code
moral de la nation, attachent la plus grande valeur à des relations
amicales avec le Vatican et s'efforceront de les développer."
- Adolf Hitler dans son discours au Reichstag du 23 Mars 1933
Le 23 Mars 1933, Adolf Hitler obtenait les pleins pouvoir par un vote
au Reichstag, les députés du parti catholique "Zentrum" ont voté
unanimement pour.
Hitler a voulu pactiser avec l'Eglise comme il a pactisé avec Staline
(il n'y a aucune comparaison entre les deux, si ce n'est dans la
tactique d'Hitler évidemment).
Faut être au moins deux pour pactiser.
Deux qui sont d'accord pour pactiser.

Et à chaque fois, ce fut bien le cas.
A chaque fois la peste fut d'accord avec le cholera,
d'accord sur l'essentiel qui était le maintient de l'asservissement
idéologique des populations sous leur coupe.

Hitler - ECR
Hitler - Staline
Post by Camille Lefort
Si on veut abattre à long terme un ennemi mais que le moment n'est pas
encore venu, on pactise avec lui pour mieux se le mettre dans la poche
dans un premier temps.
Moralité de merde, partagée par les protagonistes : Hitler, Staline, ECR.
Post by Camille Lefort
L'Eglise, elle, n'était pas dupe.
Pas plus que Staline.
Post by Camille Lefort
Il n'y a que des gens intellectuellement limités qui peuvent
considérer comme sincère le discours d'Hitler que vous citez plus
haut.
La "sincérité" d'Hitler, de l'ECR ou de Staline était du même ordre.


Sham
Camille Lefort
2004-08-19 09:10:08 UTC
Permalink
Post by sham
Post by Camille Lefort
Post by Esmeralda
" Ce sera le soin du gouvernement de maintenir une coopération
honnête entre l'Eglise et l'Etat; la lutte contre les vues
materialistes et pour une réelle communauté nationale est tout autant
dans l'interêt de la nation allemande que dans celui de notre foi
chrétienne. Le gouvernement et le Reich, qui considèrent la
christianité comme la fondation inébranlable de la morale et du code
moral de la nation, attachent la plus grande valeur à des relations
amicales avec le Vatican et s'efforceront de les développer."
- Adolf Hitler dans son discours au Reichstag du 23 Mars 1933
Le 23 Mars 1933, Adolf Hitler obtenait les pleins pouvoir par un vote
au Reichstag, les députés du parti catholique "Zentrum" ont voté
unanimement pour.
Hitler a voulu pactiser avec l'Eglise comme il a pactisé avec Staline
(il n'y a aucune comparaison entre les deux, si ce n'est dans la
tactique d'Hitler évidemment).
Faut être au moins deux pour pactiser.
Deux qui sont d'accord pour pactiser.
Et à chaque fois, ce fut bien le cas.
A chaque fois la peste fut d'accord avec le cholera,
d'accord sur l'essentiel qui était le maintient de l'asservissement
idéologique des populations sous leur coupe.
Hitler - ECR
Hitler - Staline
J'ai bien dit : "Hitler a VOULU" pactiser avec l'Eglise, par la
séduction, en voulant se la mettre dans sa poche. Manque de bol,
l'Eglise a condamné ses thèses racistes en disant qu'Hitler était
l'ennemi de la civilisation chrétienne. C'est alors qu'il s'est mis à
persécuter les prêtres et les religieuses au même titre que les juifs.
Post by sham
Post by Camille Lefort
Si on veut abattre à long terme un ennemi mais que le moment n'est pas
encore venu, on pactise avec lui pour mieux se le mettre dans la poche
dans un premier temps.
Moralité de merde, partagée par les protagonistes : Hitler, Staline, ECR.
que cela soit une "moralité de merde", je suis bien d'accord, c'était
celle d'Hitler. De Staline peut-être, en tout cas c'était aux
antipodes de celle de l'Eglise.
Post by sham
Post by Camille Lefort
L'E
Il n'y a que des gens intellectuellement limités qui peuvent
considérer comme sincère le discours d'Hitler que vous citez plus
haut.
La "sincérité" d'Hitler, de l'ECR ou de Staline était du même ordre.
aux yeux de gens limités, peut-être.
En vérité, certainement pas. L'Eglise a toujours tenu le langage de la
Vérité.
Majorelle
2004-08-19 12:14:09 UTC
Permalink
Post by Camille Lefort
Post by sham
Post by Camille Lefort
Post by Esmeralda
" Ce sera le soin du gouvernement de maintenir une coopération
honnête entre l'Eglise et l'Etat; la lutte contre les vues
materialistes et pour une réelle communauté nationale est tout autant
dans l'interêt de la nation allemande que dans celui de notre foi
chrétienne. Le gouvernement et le Reich, qui considèrent la
christianité comme la fondation inébranlable de la morale et du code
moral de la nation, attachent la plus grande valeur à des relations
amicales avec le Vatican et s'efforceront de les développer."
- Adolf Hitler dans son discours au Reichstag du 23 Mars 1933
Le 23 Mars 1933, Adolf Hitler obtenait les pleins pouvoir par un vote
au Reichstag, les députés du parti catholique "Zentrum" ont voté
unanimement pour.
Hitler a voulu pactiser avec l'Eglise comme il a pactisé avec Staline
(il n'y a aucune comparaison entre les deux, si ce n'est dans la
tactique d'Hitler évidemment).
Faut être au moins deux pour pactiser.
Deux qui sont d'accord pour pactiser.
Et à chaque fois, ce fut bien le cas.
A chaque fois la peste fut d'accord avec le cholera,
d'accord sur l'essentiel qui était le maintient de l'asservissement
idéologique des populations sous leur coupe.
Hitler - ECR
Hitler - Staline
J'ai bien dit : "Hitler a VOULU" pactiser avec l'Eglise, par la
séduction, en voulant se la mettre dans sa poche. Manque de bol,
l'Eglise a condamné ses thèses racistes en disant qu'Hitler était
l'ennemi de la civilisation chrétienne. C'est alors qu'il s'est mis à
persécuter les prêtres et les religieuses au même titre que les juifs.
Post by sham
Post by Camille Lefort
Si on veut abattre à long terme un ennemi mais que le moment n'est pas
encore venu, on pactise avec lui pour mieux se le mettre dans la poche
dans un premier temps.
Moralité de merde, partagée par les protagonistes : Hitler, Staline, ECR.
que cela soit une "moralité de merde", je suis bien d'accord, c'était
celle d'Hitler. De Staline peut-être, en tout cas c'était aux
antipodes de celle de l'Eglise.
Post by sham
Post by Camille Lefort
L'E
Il n'y a que des gens intellectuellement limités qui peuvent
considérer comme sincère le discours d'Hitler que vous citez plus
haut.
La "sincérité" d'Hitler, de l'ECR ou de Staline était du même ordre.
aux yeux de gens limités, peut-être.
En vérité, certainement pas. L'Eglise a toujours tenu le langage de la
Vérité.
Tu peux dire cela sans rougir de honte ?
CubaLibre
2004-08-19 12:18:58 UTC
Permalink
Post by Majorelle
Post by Camille Lefort
aux yeux de gens limités, peut-être.
En vérité, certainement pas. L'Eglise a toujours tenu le langage de la
Vérité.
Tu peux dire cela sans rougir de honte ?
Avec de telles questions, il y a quelques temps, on t'aurait
fait des trucs pas agréables.
--
CubaLibre
http://www.centre-ernesto-che-guevara.org/
Camille Lefort
2004-08-19 18:46:51 UTC
Permalink
Post by Majorelle
Tu peux dire cela sans rougir de honte ?
pourquoi devrais-je rougir ?
Camille Lefort
2004-08-19 18:47:09 UTC
Permalink
Post by Majorelle
Tu peux dire cela sans rougir de honte ?
pourquoi devrais-je rougir du Christ qui est la Vérité ?
R.V. Gronoff
2004-08-19 20:42:14 UTC
Permalink
Post by Camille Lefort
Post by Majorelle
Tu peux dire cela sans rougir de honte ?
pourquoi devrais-je rougir du Christ qui est la Vérité ?
Le Christ, oui, mais pas les imposteurs qui siègent à Rome depuis des
siècles.
Camille Lefort
2004-08-20 11:12:27 UTC
Permalink
Post by R.V. Gronoff
Post by Camille Lefort
Post by Majorelle
Tu peux dire cela sans rougir de honte ?
pourquoi devrais-je rougir du Christ qui est la Vérité ?
Le Christ, oui, mais pas les imposteurs qui siègent à Rome depuis des
siècles.
manque de bol, ceux qui vous appelez les "imposteurs qui siègent à
Rome" sont en communion avec Lui, et ce sont eux qui ont reçu la
succession apostolique. Bref, il y a une unité, que cela vous plaise
ou non, entre ces prétendus imposteurs et le Christ Lui-même.
sham
2004-08-19 18:26:02 UTC
Permalink
Post by Camille Lefort
Post by sham
Faut être au moins deux pour pactiser.
Deux qui sont d'accord pour pactiser.
Et à chaque fois, ce fut bien le cas.
A chaque fois la peste fut d'accord avec le cholera,
d'accord sur l'essentiel qui était le maintient de l'asservissement
idéologique des populations sous leur coupe.
Hitler - ECR
Hitler - Staline
J'ai bien dit : "Hitler a VOULU" pactiser avec l'Eglise,
Et l'Eglise a voulu signer un concordat avec Hitler.
Et elle l'a fait. On sait.
On sait aussi les accords passés avec le fasciste Mussolini, en 1929.
Post by Camille Lefort
Post by sham
Moralité de merde, partagée par les protagonistes : Hitler, Staline, ECR.
que cela soit une "moralité de merde", je suis bien d'accord,
Moi aussi.
Post by Camille Lefort
L'Eglise a toujours tenu le langage de la Vérité.
Mouarf !
C'est une version inédite de l'histoire du menteur crétois, ça.

La donation de Constantin, ça te dit quelque chose ?
http://www.xasa.com/wiki/fr/wikipedia/d/do/donation_de_constantin.html



Sham
Camille Lefort
2004-08-20 11:21:15 UTC
Permalink
Post by sham
Post by Camille Lefort
Post by sham
Faut être au moins deux pour pactiser.
Deux qui sont d'accord pour pactiser.
Et à chaque fois, ce fut bien le cas.
A chaque fois la peste fut d'accord avec le cholera,
d'accord sur l'essentiel qui était le maintient de l'asservissement
idéologique des populations sous leur coupe.
Hitler - ECR
Hitler - Staline
J'ai bien dit : "Hitler a VOULU" pactiser avec l'Eglise,
Et l'Eglise a voulu signer un concordat avec Hitler.
Et elle l'a fait. On sait.
On sait aussi les accords passés avec le fasciste Mussolini, en 1929.
Savez-vous ce qu'est vraiment un concordat ? Je vois bien que non. Je
vais donc vous renseigner sur la nature du concordat. Un concordat
n'est pas autre chose qu'un document juridique. Et si l'Eglise a voulu
le signer, c'était pour disposer d'un moyen de pression. Voyez, vous
êtes un peu moins ignorant que tout à l'heure.
Post by sham
Post by Camille Lefort
L'Eglise a toujours tenu le langage de la Vérité.
Mouarf !
C'est une version inédite de l'histoire du menteur crétois, ça.
La donation de Constantin, ça te dit quelque chose ?
http://www.xasa.com/wiki/fr/wikipedia/d/do/donation_de_constantin.html
êtes vous bien sûr de disposer de toutes les "informations" concernant
cet évènement ? Je vois bien que non, et de loin !
Bartleby
2004-08-20 11:43:02 UTC
Permalink
Post by Camille Lefort
Savez-vous ce qu'est vraiment un concordat ? Je vois bien que non. Je
vais donc vous renseigner sur la nature du concordat. Un concordat
n'est pas autre chose qu'un document juridique. Et si l'Eglise a voulu
le signer, c'était pour disposer d'un moyen de pression. Voyez, vous
êtes un peu moins ignorant que tout à l'heure.
Inénarrable !

Donc un "document juridique" est un bout de papier sans valeur qui
n'engage personne, mais peut servir de "moyen de pression".

Décidément les connaissance historiques de notre intervenant ne sont
rien au regard de ses connaissances juridiques.
jr
2004-08-20 11:41:10 UTC
Permalink
Post by Camille Lefort
Savez-vous ce qu'est vraiment un concordat ? Je vois bien que non.
Je vais donc vous renseigner sur la nature du concordat. Un
concordat n'est pas autre chose qu'un document juridique.
Personnellement, j'éviterais de signer un document juridique avec
Hitler. M'enfin, chacun fait comme il le sent.
--
jr
Bartleby
2004-08-18 20:35:30 UTC
Permalink
Post by Camille Lefort
Hitler a voulu pactiser avec l'Eglise comme il a pactisé avec Staline
(il n'y a aucune comparaison entre les deux, si ce n'est dans la
tactique d'Hitler évidemment). Si on veut abattre à long terme un
ennemi mais que le moment n'est pas encore venu, on pactise avec lui
pour mieux se le mettre dans la poche dans un premier temps. L'Eglise,
elle, n'était pas dupe.
Donc, la bureaucratie vaticane a pactisé avec Hitler exactement comme
un peu plus tard Staline, sans illusions de part et d'autres mais pour
gagner du temps et récupérer certains avantages.
Post by Camille Lefort
Il n'y a que des gens intellectuellement limités qui peuvent
considérer comme sincère le discours d'Hitler que vous citez plus
haut.
Heureusement que vous êtes intellectuellement illimité pour nous
éclairer...
sham
2004-08-18 20:59:43 UTC
Permalink
Post by Bartleby
Post by Camille Lefort
Hitler a voulu pactiser avec l'Eglise comme il a pactisé avec Staline
(il n'y a aucune comparaison entre les deux, si ce n'est dans la
tactique d'Hitler évidemment). Si on veut abattre à long terme un
ennemi mais que le moment n'est pas encore venu, on pactise avec lui
pour mieux se le mettre dans la poche dans un premier temps. L'Eglise,
elle, n'était pas dupe.
Donc, la bureaucratie vaticane a pactisé avec Hitler exactement comme
un peu plus tard Staline, sans illusions de part et d'autres mais pour
gagner du temps et récupérer certains avantages.
Le douanier Harribey Lefort nous a en effet bien montré que la mentalité
de l'ECR était aussi crapuleuse que celle des autres protagonistes.

Mais en ce qui concerne l'ECR, ce n'est pas une nouveauté, puisque c'est
précisément son sens aigu de la "real politik" qui est à l'origine de son
succès et de la domination idéologique qu'elle a pu faire peser sur le
monde occidental pendant près de 1600 ans.

Rappelons que dès le 4° siècle, cette organisation n'a pas hésité à
pactiser avec Constantin l'assassin, pour devenir la nouvelle religion
d'état de l'Empire Romain, et éliminer ainsi définitivement la
concurrence du culte de Mithra dont les prêtres étaient moins enclins
à passer l'éponge sur les saloperies commises par cet empereur.


Sham
Post by Bartleby
Post by Camille Lefort
Il n'y a que des gens intellectuellement limités qui peuvent
considérer comme sincère le discours d'Hitler que vous citez plus
haut.
Heureusement que vous êtes intellectuellement illimité pour nous
éclairer...
Camille Lefort
2004-08-19 09:17:20 UTC
Permalink
Post by Bartleby
Post by Camille Lefort
Hitler a voulu pactiser avec l'Eglise comme il a pactisé avec Staline
(il n'y a aucune comparaison entre les deux, si ce n'est dans la
tactique d'Hitler évidemment). Si on veut abattre à long terme un
ennemi mais que le moment n'est pas encore venu, on pactise avec lui
pour mieux se le mettre dans la poche dans un premier temps. L'Eglise,
elle, n'était pas dupe.
Donc, la bureaucratie vaticane a pactisé avec Hitler exactement comme
un peu plus tard Staline, sans illusions de part et d'autres mais pour
gagner du temps et récupérer certains avantages.
quels sont ces quelques "avantages" ? Est-ce que des milliers de vies
sont comparables à des "avantages" ?
Quand je dis que "Hitler a voulu pactiser avec l'Eglise", cela ne
signifie pas qu'il a réellement pactisé avec Elle. Pour ce qui est du
concordat. De quoi s'agit-il, sinon un accord juridique qui peut
représenter un utile moyen de pression. Si l'Eglise a signé, ce n'est
certainement pas pour approuver le régime nazi : Pie XII a déclaré à
plusieurs reprises qu'il détestait le nazisme, mais pour lui il
fallait signer un accord pour exercer une pression. Sinon, on n'avait
aucun moyen juridique de réclamer quoi que ce soit.

Il faut rappeler que lors des élections qui ont porté le Nazisme au
pouvoir, les landers à majorité catholique ont donné moins de trente
pour cent des voix aux nazis. C'est un détail significatif. Du coté
catholique on percevait la nocivité de cette idéologie païenne.
Esmeralda
2004-08-19 03:02:56 UTC
Permalink
Post by Camille Lefort
Post by Esmeralda
- Adolf Hitler dans son discours au Reichstag du 23 Mars 1933
Le 23 Mars 1933, Adolf Hitler obtenait les pleins pouvoir par un vote au
Reichstag, les députés du parti catholique "Zentrum" ont voté
unanimement pour.
Hitler a voulu pactiser avec l'Eglise comme il a pactisé avec Staline
C'est une théorie, c'est une possibilité mais elle n'est pas fondée sur
grand chose.
Post by Camille Lefort
(il n'y a aucune comparaison entre les deux, si ce n'est dans la
tactique d'Hitler évidemment). Si on veut abattre à long terme un
ennemi mais que le moment n'est pas encore venu, on pactise avec lui
pour mieux se le mettre dans la poche dans un premier temps.
Hitler n'a pas envahi le Vatican, me semble-t-il, ses cuisantes défaites
en Russie lui auraient-elles fait craindre les gardes Suisses ?
Post by Camille Lefort
L'Eglise, elle, n'était pas dupe.
Elle a donc collaboré sciemment.
Post by Camille Lefort
Il n'y a que des gens intellectuellement limités qui peuvent
considérer comme sincère le discours d'Hitler que vous citez plus
haut.
Les députés du Zentrum étaient-ils tous des gens intellectuellement
limités ?
Ce pacte avec le nazisme n'était-il pas plutôt dans la stratégie du
Vatican ? Stratégie qui incluait le gambit de millions de vies humaines.
Camille Lefort
2004-08-19 09:31:46 UTC
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Post by Esmeralda
Post by Camille Lefort
(il n'y a aucune comparaison entre les deux, si ce n'est dans la
tactique d'Hitler évidemment). Si on veut abattre à long terme un
ennemi mais que le moment n'est pas encore venu, on pactise avec lui
pour mieux se le mettre dans la poche dans un premier temps.
Hitler n'a pas envahi le Vatican, me semble-t-il, ses cuisantes défaites
en Russie lui auraient-elles fait craindre les gardes Suisses ?
L'Eglise est partout chez elle, même si son chef (je parle du Vicaire
du Christ, dans la mesure où c'est ce Dernier qui est la tête de
l'Eglise) réside au Vatican. Elle était aussi chez elle en Allemagne,
et Hitler n'a pas hésité à faire arrêter des prêtres et des
religieuses, tout simplement parce que leurs sermons, bien souvent,
condamnaient les thèses racistes des nazis. Sans doute aurait-il pu
aller jusqu'au Saint-Siège, comme l'avait fait napoléon, pour arrêter
le Pape en personne. D'ailleurs, comme l'a révélé l'amabassadeur
d'Italie à Berlin après un entretien avec le Pape : "Le Saint Père est
prêt à partir dans un camp de concentration plutôt que de faire quoi
que ce soit contre sa conscience" (cité par Pinhas Lapid, "Rome et les
juifs" Seuil, 1967).
Post by Esmeralda
Post by Camille Lefort
L'Eglise, elle, n'était pas dupe.
Elle a donc collaboré sciemment.
Êtes vous ignare ou idiote, ou bien les deux à la fois ? L'Eglise n'a
jamais collaboré. La condamnation du nazisme équivaut-elle, selon
votre "intelligence", à une collaboration avec le nazisme ?
Post by Esmeralda
Post by Camille Lefort
Il n'y a que des gens intellectuellement limités qui peuvent
considérer comme sincère le discours d'Hitler que vous citez plus
haut.
Les députés du Zentrum étaient-ils tous des gens intellectuellement
limités ?
Êtes-vous bien certaine de connaître toute l'affaire ? Certainement
pas, il y a des choses que vous ignorez, et vous ne pouvez en aucun
cas juger la démarche des députés du Zentrum.
Post by Esmeralda
Ce pacte avec le nazisme n'était-il pas plutôt dans la stratégie du
Vatican ? Stratégie qui incluait le gambit de millions de vies humaines.
de quel pacte voulez-vous parler ?
Des "millions de vies humaines", comme vous dites, ont pu être sauvées
grâce à l'Eglise, et cela est un fait incontestable.
Bartleby
2004-08-19 09:46:12 UTC
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Post by Camille Lefort
Êtes vous ignare ou idiote, ou bien les deux à la fois ? L'Eglise n'a
jamais collaboré. La condamnation du nazisme équivaut-elle, selon
votre "intelligence", à une collaboration avec le nazisme ?
Vous qui n'êtes ni ignare ni idiot (bon, dions que je vous accorde le
bénéfice du doute...) vous allez sans doute nous rappeler à quel
moment le nazisme a été explicitement condamné, comme le communisme
par exemple ?
Camille Lefort
2004-08-19 15:48:42 UTC
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Post by Bartleby
Post by Camille Lefort
Êtes vous ignare ou idiote, ou bien les deux à la fois ? L'Eglise n'a
jamais collaboré. La condamnation du nazisme équivaut-elle, selon
votre "intelligence", à une collaboration avec le nazisme ?
Vous qui n'êtes ni ignare ni idiot (bon, dions que je vous accorde le
bénéfice du doute...) vous allez sans doute nous rappeler à quel
moment le nazisme a été explicitement condamné, comme le communisme
par exemple ?
Pour combler votre manque de culture, je vais charitablement vous
éclairer.
La haine des juifs à cause de leur race ou antisémitisme a été
fermement condamné par l'Eglise, notamment par un décret du
Saint-Office daté du 25 mars 1928. L'antisémitisme est en effet
incompatible avec la doctrine du Christ en croix, mort pour tous les
hommes (et aussi pour vous), et le commandement du nouveau testament
sur la charité, et bien auparavant dans la bulle d'Innoncent "Licet
perfidia Iudaeorum".
Ce n'ets pas tout. En 1931, l'épiscopat allemand stigmatise le
programme national-socialiste. Ainsi en conséquence, le parti nazis
obient ses plus faibles résultats dans les régions à majorité
catholique en 33. La même année, le Cardinal Pacelli prépare la
condamnation de la loi allemande de stérilisation forcée des minorités
raciales non religieuses. C'est encore ce dernier qui écrit "Mit
brennender Sorge" (14 mars 1937) condamnant le nazisme (comment se
fait-il que vous soyiez inculte au point de ne pas connaître ce
document ?). Je ne vais pas vous citer le texte, il est consultable et
je dois répondre à d'autres gugus de votre genre. Il y a réellement
une politique antinazie par Pie XI, et c'est Pacelli (le futur Pie
XII) qui en est l'architecte. De très nombreux discours contiennent
une ou plusieurs condamnation(s) du nazisme.
Pourquoi à votre avis les nazis s'en sont-ils pris directement au Pape
et Mgr Pacelli ? Pourquoi ont-ils dit : "Sie Pie XI ets un demi-juif,
Pacelli, lui, est un juif parfait" ? Pourquoi des publications nazies
qualifient-elles Pie XI "d'ennemi juré du national socialisme" ? (j'ai
toutes les sources, si vous désirez vérifier, je puis vous les
communiquer). Ce n'est pas pour rien que les nazis haissaient Pie XI
puis son successeur.

Sachez bien cela : des 44 discours que le nonce Pacelli avait faits en
territoire allemand entre 1917 et 1929, au moins 40 contenaient des
attaques contre le germanisme et finalement contre le nazisme. Dans la
seule avant-guerre, il signa 60 protestations contre les exactions
nazies. Il soutint les propos antiracistes des cardinaux de Paris,
Milan, Malines, et Lisbonne après la "nuit de cristal" de novembre
1938. Il contraignit publiquement le cardinal de Vienne à revenir sur
son approbation initiale de l'Anschluss (je suppose que vous savez au
moins ce qu'est l'Anschluss). remarquez qu'on ne trouve pas
d'équivalent chez les chefs d'Etat de l'époque, surtout en matière de
fermeté.

Je n'ai parlé que de l'avant-guerre, je pourrais continuer sur la
suite, mais je n'ai guère le temps. Prochainement peut-être....
Bartleby
2004-08-19 16:06:28 UTC
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Post by Camille Lefort
Post by Bartleby
Vous qui n'êtes ni ignare ni idiot (bon, dions que je vous accorde le
bénéfice du doute...) vous allez sans doute nous rappeler à quel
moment le nazisme a été explicitement condamné, comme le communisme
par exemple ?
Pour combler votre manque de culture, je vais charitablement vous
éclairer.
Ah, je n'en attendais pas moins de votre infinie bonté...

<SNIP> sur le gloubiboulga suivant dont il ressort que le Pape a dit à
plusierus reprises que le racisme c'était pas bien.

Tout cela est bel et bon mais ne répond pas à ma question : où est la
condamnation *explicite* du nazisme ?

Voyez le sens du mot explicite dans n'importe quel dictionnaire et
revenez quand vous aurez compris la question.

Comme je suis infiniment patient je formule différemment ma question :

Un communiste était ipso facto excommunié.

Qu'en était-il d'un nazi ?
CubaLibre
2004-08-19 16:12:54 UTC
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Post by Bartleby
Un communiste était ipso facto excommunié.
Qu'en était-il d'un nazi ?
Voir
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29197.html
--
CubaLibre
http://www.centre-ernesto-che-guevara.org/
Bartleby
2004-08-20 09:50:39 UTC
Permalink
On Thu, 19 Aug 2004 18:12:54 +0200, "CubaLibre"
Post by CubaLibre
Post by Bartleby
Un communiste était ipso facto excommunié.
Qu'en était-il d'un nazi ?
Voir
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29197.html
Notre ami vous dirait qu'il s'agit de simple propagande.

A ma connaissance, mais je ne doute pas qu'il comblera mes éventuelles
lacune, le seul nazi excommunié fut Léon Degrelle, mais la mesure
rapidement levée

Et puis d'aucun me diront que Degrelle n'était pas nazi, mais
fasciste, et qu'en plus il était belge..
.-*°*€o La Guêpe o€*°*-.
2004-08-20 10:20:26 UTC
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Post by Bartleby
Post by CubaLibre
Voir
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29197.html
Notre ami vous dirait qu'il s'agit de simple propagande.
A ma connaissance, mais je ne doute pas qu'il comblera mes éventuelles
lacune, le seul nazi excommunié fut Léon Degrelle, mais la mesure
rapidement levée
Et puis d'aucun me diront que Degrelle n'était pas nazi, mais
fasciste, et qu'en plus il était belge..
Que dit notre ami douanier à propos du rôle de l'Eglise dans la fuite des
riches nazis spoliateurs des biens de juifs en Amérique du Sud ?
--
"Au fond de chaque homme civilisé se tapit un petit homme de l'âge de
pierre, prêt au vol et au viol, et qui réclame à grands cris un oeil
pour un oeil. Mais il vaudrait mieux que ce ne fût pas ce petit
personnage habillé de peaux de bêtes qui inspirât la loi de notre
pays."
-+-Albert Camus, Réflexions sur la peine capitale-+-
CubaLibre
2004-08-20 10:21:47 UTC
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Post by Bartleby
On Thu, 19 Aug 2004 18:12:54 +0200, "CubaLibre"
A ma connaissance, mais je ne doute pas qu'il comblera mes éventuelles
lacune, le seul nazi excommunié fut Léon Degrelle, mais la mesure
rapidement levée
Joker, j'ai droit a un coup de fil, j'appel Paul Touvier.
Post by Bartleby
Et puis d'aucun me diront que Degrelle n'était pas nazi, mais
fasciste, et qu'en plus il était belge..
Personne n'est parfait
--
CubaLibre
http://www.centre-ernesto-che-guevara.org/
President Helmut
2004-08-18 08:08:09 UTC
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Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes, en
vue de leur substituer un culte racial,
Et ils sont toujours là.


"Les racines occultistes du nazisme
de Nicholas Goodrick-Clarke


Actuellement indisponible
L'éditeur est en rupture de stock. Nous vous recommandons de consulter
cette page régulièrement pour savoir si cet article est à nouveau
disponible à la vente.

Ayant soutenu une thèse sur Les sectes mystiques allemandes et
l'idéologie de droite a Oxford, le Dr Goodrick-Clarke démontre comment
certains acteurs du pangermanisme de branche autrichienne purent
influencer l'idéologie nazie des années trente et quarante. L'auteur
entreprend une enquête scientifique et passe en revue les acteurs les
plus notoires et citant un grand nombre de revue et d'article de
l'époque ...surprenant "
Enrico
2004-08-18 21:38:40 UTC
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Post by Camille Lefort
Les nazis avaient programmé la suppression des Eglises chrétiennes, en
vue de leur substituer un culte racial, affirme l´historienne Julie
Selzer Mandel, qui a consulté des documents des services secrets des
Etats-Unis. Le"Corriere della Sera" du 4 mars 2002 donne un aperçu de
cette recherche, mettant en lumière ce qu´on appelle "la lutte entre
la croix et la swastika".
Ridicule. Cette dame aurait dû lire Mein Kampf, Hitler est tout à fait
clair sur ses intentions et sa foi catholique.

Enrico
htp://www.christianisme.ch
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