Discussion:
Coronavirus : dans les cafés et restaurants, “la deuxième vague sera celle des dépôts de bilan”
Add Reply
Le très gentil Luciole135
2020-05-23 09:18:30 UTC
Réponse
Permalink
J'entends déjà les anti-Raoult éclater de rire, bien se marrer et
souhaiter un autre coronavirus l'an prochain histoire de bien rigoler.


https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims/coronavirus-cafes-restaurants-deuxieme-vague-sera-celle-depots-bilan-1830860.html

"On n'a jamais vu ça, c'est surréaliste". Joël Oudin, Président de
l'Union des Métiers des Industries de l'Hôtellerie pour la Marne estime
que 30% des établissements pourraient baisser le rideau. Certains
seraient au bord du suicide et ne rouvriront pas.

Par Marie-Line Fournier
Publié le 20/05/2020 à 12:06

Joël Oudin et ses adhérents n'ont jamais été confrontés à une telle
situation. "Au moment de la guerre du golfe, explique le président de
l'UMIH (union des métiers de l'industrie hôtelière) de la Marne qui
regroupe 1.100 établissements, on avait rencontré de très grosses
difficultés. Mais dans les quatre à cinq mois qui ont suivi, il y avait
eu une reprise. Cette fois, c'est différent."

S'il y a une deuxième vague, ce sera celle des dépôts de bilan, y
compris jusqu'au début de l'année prochaine. Il faudra rembourser les
emprunts, plus les loyers qu'on a étalés.
- Joël Oudin, président de l'UMIH de la Marne

L'inquiétude laisse place à l'amertume, voire à la colère. Les cafetiers
se sentent abandonnés. "Les assurances ne jouent pas le jeu,
ajoute-t-il. La BPI n'apporte ses garanties qu'à coup sûr. On n'a jamais
vu ça. Les dettes s'entassent. Ceux qui avaient un peu de mal, vont
devoir arrêter. Ils ont bossé toute leur vie. Ça va être terrible,
notamment dans les campagnes. Tous attendent le protocole de
réouverture. Avec une certaine appréhension : "Si on est obligé de
n'avoir qu'une table sur deux, avec 4 m2 par client, on n'ouvrira pas.
En plus, le restaurant ne sera sûrement pas une priorité pour beaucoup
de personnes. On est en plein marasme. C'était le début de la saison, en
plus il y a aujourd'hui deux France. Cela me scandalise qu'on soit en
zone rouge."


Pour une départementalisation de la gestion de crise

Les députés montent au créneau, notamment dans la Marne. Au lendemain de
la présentation du plan de déconfinement, Valérie Beauvais, députée (LR)
de la Marne, a adressé un mail au Premier Ministre. "Mon groupe à
l'Assemblée Nationale avait demandé une départementalisation. Au sein du
Grand Est, on est vraiment limite. Dans la Marne et les Ardennes, on
remplit plusieurs critères pour passer au vert. D'un point de vue
économique, c'est grave de rester longtemps dans le rouge. Il nous faut
une gestion au cas par cas, plus individualisée. On a besoin des
touristes pour redémarrer, notamment des Européens." Car rester dans le
rouge signifie pas d'ouverture. Le maire de Reims, Arnaud Robinet, a
également lancé un appel à l'aide en faveur des restaurateurs.


Repartir au plus vite : une nécessité

A Mancy, à cinq kilomètres d’Épernay, dans la Marne, le bar-restaurant «
La Madelon » est fermé depuis le 15 mars dernier. Didier Blanchard, son
gérant-propriétaire ne cache pas son inquiétude. "Je ne peux pas tenir
sans revenus," dit-il. " Je n'ose même pas aller en courses… J'avais
fait le plein de réservations quand tout s'est arrêté. Il faut que ça
redémarre début juin. Le plus important, c'est l'ouverture au tourisme
étranger, belge, notamment. J'ai reçu deux fois 1.500 euros par le fonds
d'aide aux PME, mais ça devient hyper-difficile pour moi. Mes trois
salariés sont au chômage. Les assurances ne jouent pas le jeu et les
banques comptent des agios. J'ai de la place pour accueillir les clients
en toute sécurité. Si je ne refais pas très vite de trésorerie, je vais
baisser le rideau. Je me donne jusqu'après les vendanges."


Au Ronron Café, les chats sont restés sur place

A Reims, depuis tout juste trois ans, les fans de chats venaient
caresser les matous en dégustant le plat du jour ou en buvant un thé.
Seulement, depuis les 14 mars au soir, finis les câlins, finies les
caresses. Le Ronron Café a dû, lui aussi, fermer. "On ne rentrait déjà
pas dans nos frais, mais on allait dans le bon sens, " raconte Roxane
Valette, la gérante des lieux. Ses trois salariés sont au chômage."J'ai
dû rempoter avec mes économies puis faire une demande de prêt. Cela fait
trois ans que je ne me verse pas de salaire. On ne pense pas arrêter,
mais quand ça reprendra, est-ce- qu'on va rentrer assez d'argent d'ici
la fin de l'année ? A long terme, est-ce-que tout ça ne va pas nous
faire dégringoler car il faut continuer à payer les loyers ?"


Roxane Valette se rend tous les jours dans son établissement pour
s'occuper des animaux. "Les chats sont habitués au lieu, on n'a pas
voulu changer leurs habitudes. Ils ne sont pas coincés ici. Le café,
c'est leur famille. Ils vivent bien le confinement. Sur rendez-vous, et
en respectant les gestes barrières, on a pu accueillir une personne
candidate à l'adoption. Elle est quasiment finalisée. Si elle se
concrétise, ce sera la 94ème depuis notre installation…. Comme tout le
monde, on espère pouvoir rouvrir en juin. Avant, on demandait déjà aux
clients de se laver les mains et de mettre des sur-chaussures.
Maintenant, pour les salariés comme pour les clients, il y aura les
masques…"


Le Café du Palais pourrait fermer

A Reims, le café du Palais est une institution. Depuis 90 ans, la
famille Vogt est réputée pour sa cuisine de bistrot. Le city guide de
Louis Vuitton en fait une de ses bonnes adresses. Seulement, la Covid 19
est passée par là. Résultat : "Il a fallu fermer dans l'heure, alors que
nous avions des stocks. C'est très dur", explique Sébastien Povoa, le
directeur de l'établissement. "Pour nous, le début de la saison, c'est à
Pâques, après deux mois très calmes. La trésorerie était limite quand on
a dû arrêter."


Le Café du Palais propose désormais des plats à emporter. Les salades,
les croques monsieur ainsi que le pain chic (au foie gras et jambon
d'Ardennes) ont la cote. "On a quelques demandes. Est-ce-que ça va
marcher ?" s'interroge le directeur. "On en est réduit à faire ça. C'est
nécessaire pour le commerce. Il faut absolument faire rentrer un peu de
chiffre d'affaires. C'est peut-être l'avenir pour les restaurants pour
subsister. Mais, ça ne nous convient pas. On y perd la convivialité."
Même pendant la guerre, on avait continué. Aujourd'hui, fermeture,
chômage partiel. On se pose vraiment beaucoup de questions. Il ne
faudrait pas que ça dure. Tant qu'on peut bénéficier d'aides, on survit,
mais il y a toujours les charges fixes.
- Sébastien Povoa, le directeur du café du palais à Reims

Et le directeur de poursuivre : "J'aimerais une ouverture totale
rapidement. Si en plus, on a plus qu'une table sur deux, alors qu'on est
déjà privés des touristes américains, brésiliens, japonais, qu'on ne
sait pas si les européens vont venir et puis les rémois, vont-ils
vouloir sortir ?"

La clientèle ne sera pas épargnée par la grave crise économique qui
s'annonce. Mais ceux qui le pourront, auront-ils envie plus que jamais
de sortir, de consommer ? Les professionnels de la restauration l'espèrent.
Duzz'
2020-05-23 09:52:16 UTC
Réponse
Permalink
Post by Le très gentil Luciole135
J'entends déjà les anti-Raoult éclater de rire, bien se marrer et
souhaiter un autre coronavirus l'an prochain histoire de bien rigoler.
Merci, Zézette, pour cet exemple lumineux de vos "conjectures" de
pisseuse prépubère.
Canta Galet
2020-05-23 09:54:52 UTC
Réponse
Permalink
Post by Le très gentil Luciole135
J'entends déjà les anti-Raoult éclater de rire, bien se marrer et
souhaiter un autre coronavirus l'an prochain histoire de bien rigoler.
Le gamin continue de s'amuser avec ses inepties.

Celui qui a le plus fait de tort à Raoult en lui faisant dire des choses qu'il n'a jamais dites, qui s'est servi de son image pour colporter sa petite haine merdeuse, jusqu'à se prendre pour un toubib, c'est toi !

Si Raoult te croise il y a fort à parier qu'il te gratifie de quelques coups de pieds au cul que tu mérites.
Loading...