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Retraites
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bigcrunch
2019-12-01 01:53:51 UTC
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C’est véritablement la marque des inégalités sociale en France. En
clair, en augmentant l’âge du départ à la retraite comme veut le faire
le gouvernement, on prive tout bonnement une partie de la population de
retraite, on fait en sorte que les classes populaires « meurent au
travail ».
Message ID : <***@mid.individual.net>
https://www.facebook.com/notes/gds/on-a-150-milliards-pour-les-retraites-le-coup-de-gueule-de-gilles-raveaud-%C3%A9conom/1422316061265766/
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Les croix kramées

La droite qui est a l'extrémité de la déchéance vole juste leurs
territoirs et ce qui il y a dessus. Les amènes pour les faire bosser
pour rien. Et accuse la gauche de foutre le bordel. M'en fous je ne
suis pas de gauche. Je suis bien pire pour toi et mieux pour tous.
jmh
2019-12-01 08:25:56 UTC
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C’est véritablement la marque des inégalités sociale en France. En clair, en
augmentant l’âge du départ à la retraite comme veut le faire le gouvernement,
on prive tout bonnement une partie de la population de retraite, on fait en
sorte que les classes populaires « meurent au travail ».
Elles sont aisément remplaçables...
--
Le pessimiste est sous la pluie, l'optimiste se douche sous les nuages
Duzz'
2019-12-01 08:32:49 UTC
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Post by jmh
C’est véritablement la marque des inégalités sociale en France. En clair, en
augmentant l’âge du départ à la retraite comme veut le faire le gouvernement,
on prive tout bonnement une partie de la population de retraite, on fait en
sorte que les classes populaires « meurent au travail ».
Elles sont aisément remplaçables...
Notamment celles qui meurent d'ennui dans les administrations
territoriales.
Canta Galet
2019-12-01 09:22:58 UTC
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Post by Duzz'
Post by jmh
C’est véritablement la marque des inégalités sociale en France. En clair, en
augmentant l’âge du départ à la retraite comme veut le faire le gouvernement,
on prive tout bonnement une partie de la population de retraite, on fait en
sorte que les classes populaires « meurent au travail ».
Elles sont aisément remplaçables...
Notamment celles qui meurent d'ennui dans les administrations
territoriales.
Drôle d'économiste qui ne dit rien de la situation du financement de la retraite des fonctionnaires, qui va devenir un vrai boulet pour l'économie.


6500 milliards d'euros : le vrai montant de la dette française

Depuis la présentation du projet de loi de finances 2019, la semaine dernière par le gouvernement, c'est l'un des éléments les plus scrutés par les observateurs : quel montant atteindra la dette de l'État l'an prochain ? En apparence, les chiffres sont (presque) positifs : après avoir atteint 98,7 % du PIB cette année, soit 2290 milliards d'euros, le gouvernement anticipe une légère baisse l'an prochain (de 0,1 %, pour atteindre 98,6 % du PIB), prélude à un désendettement plus marqué les années suivantes, qui doit permettre de revenir à 92,7 % à l'horizon 2022. Une bonne nouvelle ? Oui… Mais non. Car le chiffre officiel de la dette cache en fait un véritable trou noir, qui n'apparaît pas directement dans les comptes de l'État : les engagements hors bilan. Or ceux-ci atteignent aujourd'hui plus de 4200 milliards l'an dernier, soit une dette totale dépassant les 6500 milliards d'euros.

À quoi correspondent ces engagements hors bilan ? il s'agit des sommes que l'État s'est engagé à verser si certains évènements se produisent. Pour résumer, ils tombent dans deux catégories.

La première, ce sont les retraites futures des fonctionnaires : l'État ne fait pas, chaque année, de provisions pour anticiper les pensions futures des personnes qu'il emploie, mais sait qu'il devra les verser un jour. L'argent correspondant n'apparaît donc pas dans le bilan comptable, même s'il s'agit d'une dette à venir.
La deuxième catégorie, ce sont les garanties financières apportées par l'État. Par exemple, lorsque l'Europe a créé le mécanisme européen de stabilité (MES) afin de venir en aide aux pays en situation difficile, les partenaires européens n'ont pas apporté d'argent, seulement la garantie qu'en cas de faillite, ils couvriraient les pertes.

https://www.valeursactuelles.com/economie/6500-milliards-deuros-le-vrai-montant-de-la-dette-francaise-99462
antiusa
2019-12-01 19:05:27 UTC
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Fakes news
Canta Galet
2019-12-01 22:40:51 UTC
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Post by bigcrunch
C’est véritablement la marque des inégalités sociale en France. En
clair, en augmentant l’âge du départ à la retraite comme veut le faire
le gouvernement, on prive tout bonnement une partie de la population de
retraite, on fait en sorte que les classes populaires « meurent au
travail ».
https://www.facebook.com/notes/gds/on-a-150-milliards-pour-les-retraites-le-coup-de-gueule-de-gilles-raveaud-%C3%A9conom/1422316061265766/
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Les croix kramées
http://youtu.be/rOvHghBZ1Yw
La droite qui est a l'extrémité de la déchéance vole juste leurs
territoirs et ce qui il y a dessus. Les amènes pour les faire bosser
pour rien. Et accuse la gauche de foutre le bordel. M'en fous je ne
suis pas de gauche. Je suis bien pire pour toi et mieux pour tous.
Pour l’histoire officielle, tout paraît simple. L’affaiblissement de la droite et des patrons, les cinq millions d’adhérents de la CGT, le « plan complet de sécurité sociale » prévu par le Conseil national de la Résistance et l’ordonnance du 4 octobre 1945 qui l’institue auraient ouvert un boulevard aux architectes du régime général. C’est une fable. La mise en œuvre concrète s’avère herculéenne. Avec Pierre Laroque, directeur de la sécurité sociale au ministère, Croizat supervise l’installation du nouveau système en lieu et place du méli-mélo préexistant : un millefeuille de couvertures par profession, par branche, par catégorie de salariés, par type de risque, auxquelles s’ajoutent les mutuelles et les caisses syndicales et patronales (2). L’unification repose sur les seuls militants de la CGT, la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) s’étant déclarée hostile à la caisse unique. Les crocs-en-jambe ne manquent pas. Quand les militants dénichent un local vide pour héberger une nouvelle caisse, il arrive qu’une administration le préempte (3).

Des résistances inouïes
Pourtant, fin août 1946, les hussards rouges ont mis sur pied 123 caisses primaires de sécurité sociale et 113 caisses d’allocations familiales (CAF). Leurs administrateurs, d’abord désignés par le syndicat, seront bientôt élus par les salariés. Parallèlement se négocie, sous l’arbitrage de Croizat, une convention collective pour les personnels des deux instances nationales employeuses : la Fédération nationale des organismes de sécurité sociale et l’Union nationale des caisses d’allocations familiales, ce qui permettra de reclasser plus de 70 000 agents issus des anciennes caisses.

Pourquoi cette séparation entre caisses primaires et CAF, alors que le projet initial prévoyait une caisse unique ? C’est que l’idée d’un seul organisme concentrant un tel pouvoir aux mains d’ouvriers se heurte à une résistance inouïe. Les membres de la commission réunie en juin 1945 pour préparer les ordonnances sur la Sécurité sociale ne parviennent pas à se mettre d’accord. A l’Assemblée consultative provisoire, une majorité obtient qu’on sépare les allocations familiales des assurances sociales (maladie et vieillesse) et des accidents du travail. La démocratie sociale en ressort affaiblie, car les allocations familiales forment alors la composante la plus puissante du régime (plus de la moitié des prestations), et leurs conseils d’administration ne comptent qu’une moitié d’élus salariés contre trois quarts dans les autres caisses.

Au sein même de la CGT, les appréciations divergent. La direction confédérale pousse à l’extension maximale du régime général. Mais les logiques professionnelles portées par les cadres, les fonctionnaires et les branches comme l’énergie, les mines et les chemins de fer résistent. Ces dissensions pèsent d’autant plus que plane sur la CGT la menace d’une scission. Celle-ci intervient en 1947, au début de la guerre froide, et donne naissance à Force ouvrière (FO). Faisant allusion aux « sérieuses polémiques » internes, un document confédéral publié en avril 1946 explique qu’en vue de la « réalisation de l’unité des assurances ouvrières », « il convient de ne pas créer de nouvelles cloisons financières entre les cadres et le personnel d’exécution, ni entre les professions à taux de salaire relativement élevé et celles dont le taux de salaire ne dépasse pas le minimum vital (4) ». La direction confédérale sera battue ; l’Association générale des institutions de retraite des cadres (Agirc) est créée en mars 1947.

Quant aux fonctionnaires, si la confédération obtient la même année leur intégration dans le régime général pour la maladie, leurs mutuelles en sont exfiltrées dès 1947 — les mutuelles, rendues obligatoires à partir de 2016 par le gouvernement actuel, sont un adversaire majeur du régime général en matière de santé. La création en 1958 de l’Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce (Unedic), puis, en 1961, d’un régime complémentaire de retraite réclamé par le patronat allié à FO et à la CFTC, l’Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (Arrco), s’effectue contre le régime général. Or la maîtrise de cette institution par les salariés reposait sur le taux unique de cotisation interprofessionnelle et sur la caisse unique, qui unifient le salariat et réduisent le pouvoir d’initiative des employeurs.

Promoteur de la division des caisses qui fissure l’autonomie ouvrière, le patronat s’appuie également sur le gouvernement, qui, en dernière instance, fixe les taux de cotisation et le montant des prestations. Une telle prérogative n’allait pas de soi, puisqu’il fut question en 1945 que le taux de cotisation soit décidé par les salariés eux-mêmes. Sensibles aux arguments des employeurs, les gouvernements successifs gèlent le taux de cotisation au régime général durant toute la décennie 1950. Ce sabotage de l’institution attise le mécontentement des assurés, qui perçoivent des remboursements très inférieurs à leurs dépenses de santé réelles.

Des campagnes de presse imputent aux gestionnaires ouvriers les conséquences d’une pénurie organisée par le gouvernement. Par exemple, ce dernier maintient les pensions à un niveau extrêmement faible en refusant au régime général la reconstitution de carrière pratiquée à l’Agirc. L’assurance-vieillesse affiche donc un excédent considérable, que l’Etat ponctionne goulûment. Henri Raynaud, secrétaire de la CGT chargé du dossier, montre en avril 1950 que les neuf seizièmes de la cotisation ne sont pas affectés aux pensions, mais autoritairement versés à la Caisse des dépôts pour couvrir des dépenses courantes de l’Etat. Leur cumul représente à ce moment 155 milliards de francs (5), soit plus de 20 % du produit intérieur brut (PIB).

Depuis la fin de la guerre, l’administration fiscale rêve de mettre la main sur la collecte des cotisations. En 1945, la CGT avait réclamé — en vain — un statut mutualiste pour une caisse nationale afin de garantir sur le long terme le contrôle de l’institution par les intéressés. Coupant la poire en deux, les ordonnances d’octobre 1945 dotent la caisse nationale du statut d’établissement public à caractère administratif, tandis que les caisses locales ressortissent du droit privé. Les relais du ministère des finances bataillent au cours des années 1950 pour obtenir le transfert des cotisations (gérées par les travailleurs) vers l’impôt (géré par l’Etat). Cette offensive fera long feu jusqu’à la création de la contribution sociale généralisée (CSG), un impôt affecté au régime général institué en 1990 par le gouvernement de M. Michel Rocard.

Une autre bataille, mobilisant les mêmes acteurs, fait rage pour restreindre l’emprise de la CGT. Des cinq élections organisées au sein des caisses primaires entre 1947 et 1962 la confédération sort majoritaire, recueillant d’abord 60 % des suffrages (puis 50 % après la création de FO), devant la CFTC (20 %), ainsi que divers acteurs, dont la mutualité (20 %). Le patronat s’attache à évincer cet adversaire encombrant de la présidence des caisses en apportant systématiquement ses voix aux candidats de la CFTC, de FO et de la Confédération générale des cadres (CGC), avant de se heurter au rapprochement entre la CGT et la minorité progressiste de la CFTC. La centrale chrétienne entame en effet une déconfessionnalisation qui aboutit en 1964 à la création de la Confédération française démocratique du travail (CFDT). C’est d’ailleurs l’élection de présidents de caisse issus de l’unité CGT-CFDT qui précipitera la reprise en main gouvernementale et patronale de cette expérience d’autonomie ouvrière.

Au demeurant, l’intervention de l’Etat ne fut jamais absente. D’abord légère, elle s’accentue au fil des ans : contrôle financier (1948), mise sous tutelle des caisses déficitaires (1950), création de l’Inspection générale de la Sécurité sociale (6) (1960), réduction des pouvoirs des conseils et professionnalisation des dirigeants des caisses (1960). Le coup de grâce est porté en août 1967 par les ordonnances Jeanneney, qui imposent le paritarisme. Auparavant, les syndicats élisaient deux fois plus de représentants que le patronat dans les caisses primaires ; chacun en désignera désormais un nombre égal. Cette réforme, portée par le Conseil national du patronat français et par FO — son secrétaire général André Bergeron revendiquera la copaternité du dispositif —, s’accompagne de la suppression des élections des conseils, amputant ainsi les administrateurs de leur légitimité auprès des salariés (7). Le patronat cogérera ainsi la plus symbolique des institutions ouvrières. Alors, comme par enchantement, l’assiette et le taux de cotisation au régime général progresseront de nouveau…

Soixante-dix ans plus tard, on saisit mieux l’acharnement de la sainte alliance réformatrice contre le régime général géré par les travailleurs et contre ses architectes. Des textes syndicaux publiés à l’époque ressort la fierté des ouvriers qui prouvent leur capacité à gérer un budget équivalant à celui de l’Etat. Même appauvri et mutilé de son caractère autogestionnaire, ce régime a posé les bases d’une toute nouvelle pratique du salaire, contraire à la pratique capitaliste courante. En 1946, le revenu salarié d’une famille de trois enfants (la moyenne dans les familles populaires) est constitué pour plus de la moitié par des allocations familiales, dont le montant se calcule comme un multiple du salaire de l’ouvrier non qualifié de la région parisienne.

Le travail parental est ainsi reconnu par du salaire : on peut être producteur de valeur sans aller sur le marché de l’emploi. De la même manière, l’assurance-maladie paie le salaire à vie des soignants et subventionne l’équipement hospitalier, préservant ainsi le domaine de la santé du chantage à l’emploi et du recours au crédit, deux institutions vitales pour le capital. Contre les comptes individuels de l’Arrco-Agirc qui organisent la retraite comme un revenu différé, le régime général instaure le droit au salaire continué des retraités, eux aussi reconnus comme producteurs de richesse. Cette dimension subversive de la cotisation reste farouchement combattue. Une mobilisation non seulement pour sa défense, mais aussi pour sa généralisation à l’ensemble de la production raviverait le souffle qui fit sortir Mme Récompense de sa loge et changea profondément la société d’après-guerre.
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