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Camarades, les emprunts russes te font de l'oeil !
(trop ancien pour répondre)
Cardinal de Hère
2017-10-12 13:17:18 UTC
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Raw Message
Comment résoudre les problèmes liés à la dette souveraine ? Comme les
Bolcheviques en 1917 : on ne paye plus !

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2860

Comment les Russes résolurent le problème de la dette souveraine :
l’exemple de 1917
Valentin Martin

Comment les Russes résolurent le problème
de la dette souveraine : l’exemple de 1917

Tout un monde sépare la Russie de 1917 de la France d’aujourd’hui. A la
veille de la Grande Guerre, la population russe, juste sortie du
servage, est majoritairement agraire (85%), miséreuse, analphabète et
superstitieuse 1). En 1905, un député rapporte à la Douma que la
présence de blattes et de cafards dans certaines maisons rurales est
considérée comme un signe de richesse2) . Il faut garder à l’esprit ce
contexte socio-économique pour comprendre les mesures prises par les
Soviets. La Russie de 1917 est plus proche de la France du XIVème siècle
que de cela France d’aujourd’hui. Néanmoins, il existe quelques
similitudes dans les formes que prend dans les deux cas le capitalisme
financier. En France comme en Russie, celui-ci est fondé sur le libre
commerce d’obligations et d’actions qui impose aux peuples de lourdes
dettes. Aussi l’étude de la dette russe et de son traitement en 1917
est-elle porteuse d’enseignements pour les lecteurs qui cherchent des
solutions au « problème de la dette »3) .

L’origine de la dette russe

A partir des années 1870, la Russie attire les investisseurs européens,
tant pour ses matières premières que pour l’abondance de sa main
d’oeuvre. Des banques d’affaires comme Paribas ou Rothschild tirent
profit de mines et d’usines. Une statistique établie en 1901 cite 50
sociétés métallurgiques à participation française, 19 charbonnages, 6
verreries, 7 entreprises de gaz et d’éclairage, 8 sociétés de
construction, 10 usines textiles. « L’appétit vient en mangeant : les
réussites de la fin du siècle ont aiguisé les audaces de entrepreneurs
français. 4) » Ces actions, souvent défiscalisés, rapportent de copieux
dividendes. Ainsi, entre 1894 et 1912, le total des revenus français
passe de 212 millions de francs par an à 556. Corrompue, la presse
occidentale fait croire à une solide amitié franco-russe, pour mieux
cacher le caractère précaire et purement commercial que prennent les
investissements. De nombreux rentiers se joignent à cette aventure
impérialiste. En 1917, c’est plus de la moitié des actions russes qui
est détenue par les capitaux étrangers.

C’est dans ce contexte qu’il faut replacer les fameux « emprunts russes
», autrement nommés « obligation d’Etat » et qui s’élèvent à 9 milliards
de francs en 1917. Ils servent avant tout de « tremplin » à la
pénétration économique des investisseurs en Russie (Girault, 27). C’est
pourquoi ce sont souvent les mêmes banques d’affaires et sociétés de
crédit (et non le gouvernement français) qui sont chargées de vendre les
emprunts. Ils permettent d’abord de soutenir le fastueux régime
autoritaire du Tsar, mais aussi d’organiser l’industrialisation en
développant les transports, au profit des commerçants français.

Les lourdes contreparties à ces emprunts sont d’abord commerciales. Les
Russes doivent acheter du matériel ferroviaire aux Français à un prix
très élevé (Girault, 582). Mais elles sont surtout militaires. La
plupart des emprunts servent à financer la guerre. L’emprunt de 1906 (2
milliards) pour la guerre russo-japonaise est décidé contre l’avis du
peuple, sans approbation de la Douma. De même, la coopération financière
mène à un certain nombre d’alliances militaires. L’accord de la triple
intervention entre l’Empire allemand, la France et la Russie précède la
guerre russo-japonaise. La conférence d’Algésiras, suivi de l’alliance
franco-russe précède la guerre contre l’Allemagne. « La coopération
franco-russe prend alors une tournure nettement germanophobe. Elle
contribue à la préparation lointaine du conflit... » (Girault, 576)

Pour toutes ces raisons, les soviétiques considèrent la dette comme
illégitime. « Le peuple russe ne paiera sous aucun prétexte les emprunts
contractés par le gouvernement tsariste pendant l’époque des luttes
contre le peuple », déclare Lénine. En 1917, les actions qui, pour les
économistes marxistes, correspondent à du vol, sont purement et
simplement interdites. De même pour les emprunts d’Etat contractés par
le gouvernement tsariste. A cet égard, les trois décrets que promulgua
Lénine feront date dans l’histoire de la finance. Nous les reproduisons
tels quels pour mieux en saisir la pertinence et l’actualité.

Décret du 21 janvier 1918 sur les emprunts d’Etat

« 1° Tous les emprunts d’Etat conclus par le gouvernement des
propriétaires et bourgeois russes... sont annulés à partir du 1er
décembre 1917...
2° Sont également annulées toutes les garanties données par les
gouvernements cités, relativement aux emprunts des différentes
entreprises et institutions.
3° Tous les emprunts étrangers sont annulés sans exception et sans
conditions.
...
5° Les citoyens peu fortunés, possédant des titres des emprunts d’Etat
annulés pour une somme inférieure à 10.000 roubles reçoivent à la place
des titres nominatifs d’un nouvel emprunt de la République Russe
Socialiste Fédérative Soviétique pour une somme ne dépassant pas 10.000
roubles.
6. Les dépôts des caisses d’épargne nationale et leurs intérêts sont
intangibles. Toutes les obligations des emprunts annulés, appartenant
aux caisses d’épargne, seront inscrites au Grand livre de la dette de la
République Paysanne Ouvrière Russe.
7. Les coopératives, les administrations locales et toutes les
institutions démocratiques ou utiles au point de vue général, possédant
des obligations des emprunts annulés, reçoivent des compensations
déterminés par un règlement élaboré par le Conseil Supérieur de
l’Economie Nationale et les représentants de ces institutions...
Remarque : Les organes locaux du Conseil Supérieur de l’économie
nationale sont chargés de définir le caractère d’utilité sociale ou
démocratique des institutions mentionnées.

...

11° Les conseils des députés ouvriers, soldats et paysans forment,
d’accord avec les conseils locaux de l’économie national, des
commissions chargés d’établir la liste des citoyens appartenant à la
classe des peu fortunés.
Ces commissions ont le droit d’annuler toutes les économies acquises en
dehors du travail personnel, même dans le cas où ces économies ne
dépassent pas la somme de 5000 roubles. »

Décret sur les actions du 23 janvier 1918

1° Les capitaux des anciennes banques privées (capitaux sociaux,
capitaux de réserve et capitaux spéciaux) sont confisqués sans réserve
au profit de la Banque du Peuple de la République Russe.
2° Toutes les actions sont annulées et tout paiement de dividendes est
absolument suspendu.
3° Toutes les actions des banques doivent être immédiatement présentées
par leurs propriétaires actuels dans les succursales locales de la
Banque du Peuple.
4° Les détenteurs des actions de banques qui n’ont pas leurs actions
sous la main, sont tenus de présenter à la Succursale de la Banque du
Peuple des bordereaux des actions de banques leur appartenant, avec
l’indication exacte de l’endroit où elles se trouvent.
5° Les détenteurs des actions de banques qui n’auraient pas présenté
leurs actions (paragraphe 3), ou qui n’en auraient pas communiqué les
bordereaux (paragraphe 4) dans le délai de deux semaines à dater de la
publication du présent décret, seraient passibles de la confiscation de
la totalité de leurs biens.
6° Toute espèce de transactions sur les actions de banques sont
rigoureusement interdites. Toute personne qui participerait à ces
transactions est passible de trois ans de prison au maximum.

Décret de nationalisation des banques du 14 décembre 1917

« En vue de l’organisation rationnelle de l’économie nationale, de la
destruction définitive de la spéculation des banques, pour libérer
totalement les ouvriers et les paysans et toute la population de
l’exploitation des banquiers capitalistes, et pour la constitution de la
Banque unique nationale de la République Russe, véritablement au service
des intérêts du peuple et des classes prolétaires, le Comité central
exécutif décide que :

1° Les opérations de banque sont déclarées monopole d’Etat.
2° Toutefois les banques par actions et maisons de banque sont
rattachées à la Banque du Peuple.
3° Les actifs et passifs des entreprises liquidées sont repris par la
Banque du Peuple.
4° Le mode de fusion des banques privées avec la Banque du Peuple sera
déterminé par décret spécial.
5° La direction provisoire des affaires des banques privées est remise
au Conseil de la Banque du Peuple.
6° Les intérêts des petits déposants seront complètement assurés. 5)

Représailles, embargo, et massacres

Dès 1917, les gouvernements occidentaux engagent d’impitoyables
représailles. Trois ans après la répudiation des emprunts, les cours
boursiers des emprunts russes demeurent étonnamment élevés. En effet,
les investisseurs espèrent la victoire de l’armée blanche alliée aux
armées occidentales. Churchill déclare que « le bolchévisme doit être
étranglé dans son berceau ». Anglais et Français arment le général
tsariste Denikine, les Allemands la division cosaque de Krasnov.
Clémenceau lance une intervention française de grande envergure en
Ukraine (mars-avril 1919). La guerre est sans pitié. Les occidentaux
occupent Mourmansk, Kola et Arkhangelsk. Les pogroms antisémites des
généraux blancs font plusieurs centaines de milliers de victimes. Quant
à la famine de 1919, qui fait cinq millions de morts, elle est en grande
partie due au blocus et à l’embargo imposé par les Britanniques.

Au passage, l’armée franco-britannique empoche les 94 tonnes d’or
versées à l’armée allemande pour établir la paix de Brest-Litovsk. Les
pillages exercés par le général blanc Koltchak permettent d’amasser un
trésor de guerre considérable, qui est ensuite remis aux Français.

En France, tout au long du vingtième siècle, les fils et petits-fils de
capitalistes « spoliés » s’organisèrent en lobbies, parmi lesquelles on
peut citer la « Ligue nationale des Français sinistrés de Russie » des
années 30, ou plus récemment l’« Association française des porteurs
d’emprunts russes », présidée par Pierre de Pontbriand, par ailleurs
membre de l’ultra-libéral « Club du 5 rue Frédéric Bastiat ». Leurs
attaques ont pris diverses formes au fur et à mesure qu’évoluait la
Guerre Froide. Elles portèrent certainement les coups les plus efficaces
dans les années 80, quand Gorbatchev pour des raisons que l’ouverture
des archives permettront de mieux déterminer, décida d’abandonner toute
politique communiste. Ainsi en témoignent les propos de l’ambassadeur
français en Russie : « Une mutation profonde s’est produite au sein du
pouvoir soviétique dans les années quatre-vingt et, à ce moment-là, il
est clair que l’on a trouvé en face de soi, notamment avec Mikhael
Gorbatchev, un homme qui était prêt à regarder les choses en face.6) »

Voyons les choses en face. Il fut juridiquement et techniquement
relativement facile de se libérer des dites dettes souveraines. En
revanche, l’exemple russe ne doit nous laisser aucune illusion. Pour
conserver leurs actions, obligations et dividendes, les capitalistes
furent (et demeurent) suffisamment organisés pour opposer aux peuples de
redoutables forces politiques, mais aussi militaires.

Valentin Martin
2 octobre 2012

1) Marc Ferro, La Révolution de 1917, Aubier, Paris, 1967, p. 36.
2) F.-X. Coquin, La Révolution russe, PUF, coll. « Que sais-je ? »,
1974, p. 14.
3) Sur l’origine de la dette française. Cf. notre article « Sortir de
l’impasse monétaire »
http://www.comite-valmy.org/spip.php ?article1056
4) R. Girault, Emprunts russes et investissements français en Russie,
1887-1914, Publication de la Sorbonne, Armand Colin, Paris, 1973.
5) Ces décrets sont cités dans EPSTEIN, E., Les banques de commerce
russes, Marcel Giard, 1925, Paris.
6) Ces décrets sont cités dans EPSTEIN, E., Les banques de commerce
russes, Marcel Giard, 1925, Paris.
RVG
2017-10-12 13:54:19 UTC
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Raw Message
Post by Cardinal de Hère
le général
amiral
Post by Cardinal de Hère
blanc Koltchak
Une ordure proto-fasciste dont Poutine a fait un héros national par le
financement d'une superproduction cinématographique digne d'Hollywood.
--
«L’ancienne pensée unique des Soviétiques avait beaucoup moins d’emprise
que l’occupation médiatique plus prenante que toute idéologie.»
Bernard Noël, L’Outrage aux mots

https://www.jamendo.com/artist/336871/regis-v-gronoff/albums
http://bluedusk.blogspot.fr/
http://soundcloud.com/rvgronoff
http://www.toutelapoesie.com/salons/user/18908-guillaume-daquile/
Cardinal de Hère
2017-10-12 14:29:40 UTC
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Raw Message
Post by RVG
Post by Cardinal de Hère
le général
amiral
Pas la seule erreur, semble-t-il :
"Les pillages exercés par le général blanc Koltchak permettent d’amasser
un trésor de guerre considérable, qui est ensuite remis aux Français. "

Dans Wikipedia il est dit que l'or est allé aux Japon où il est encore !

<https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Koltchak#Koltchak_contre_l.E2.80.99or_des_Tsars>
Post by RVG
Post by Cardinal de Hère
blanc Koltchak
Une ordure proto-fasciste dont Poutine a fait un héros national par le
financement d'une superproduction cinématographique digne d'Hollywood.
Le rôle de Poutine est préoccupant.



jusqu'à 9m35s
Max Enfoux
2017-10-12 14:43:12 UTC
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Raw Message
Post by Cardinal de Hère
Comment résoudre les problèmes liés à la dette souveraine ? Comme les
Bolcheviques en 1917 : on ne paye plus !
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2860
l’exemple de 1917
Valentin Martin
Comment les Russes résolurent le problème
de la dette souveraine : l’exemple de 1917
Tout un monde sépare la Russie de 1917 de la France d’aujourd’hui. A la
veille de la Grande Guerre, la population russe, juste sortie du
servage, est majoritairement agraire (85%), miséreuse, analphabète et
superstitieuse 1). En 1905, un député rapporte à la Douma que la
présence de blattes et de cafards dans certaines maisons rurales est
considérée comme un signe de richesse2) . Il faut garder à l’esprit ce
contexte socio-économique pour comprendre les mesures prises par les
Soviets. La Russie de 1917 est plus proche de la France du XIVème siècle
que de cela France d’aujourd’hui. Néanmoins, il existe quelques
similitudes dans les formes que prend dans les deux cas le capitalisme
financier. En France comme en Russie, celui-ci est fondé sur le libre
commerce d’obligations et d’actions qui impose aux peuples de lourdes
dettes. Aussi l’étude de la dette russe et de son traitement en 1917
est-elle porteuse d’enseignements pour les lecteurs qui cherchent des
solutions au « problème de la dette »3) .
L’origine de la dette russe
A partir des années 1870, la Russie attire les investisseurs européens,
tant pour ses matières premières que pour l’abondance de sa main
d’oeuvre. Des banques d’affaires comme Paribas ou Rothschild tirent
profit de mines et d’usines. Une statistique établie en 1901 cite 50
sociétés métallurgiques à participation française, 19 charbonnages, 6
verreries, 7 entreprises de gaz et d’éclairage, 8 sociétés de
construction, 10 usines textiles. « L’appétit vient en mangeant : les
réussites de la fin du siècle ont aiguisé les audaces de entrepreneurs
français. 4) » Ces actions, souvent défiscalisés, rapportent de copieux
dividendes. Ainsi, entre 1894 et 1912, le total des revenus français
passe de 212 millions de francs par an à 556. Corrompue, la presse
occidentale fait croire à une solide amitié franco-russe, pour mieux
cacher le caractère précaire et purement commercial que prennent les
investissements. De nombreux rentiers se joignent à cette aventure
impérialiste. En 1917, c’est plus de la moitié des actions russes qui
est détenue par les capitaux étrangers.
C’est dans ce contexte qu’il faut replacer les fameux « emprunts russes
», autrement nommés « obligation d’Etat » et qui s’élèvent à 9 milliards
de francs en 1917. Ils servent avant tout de « tremplin » à la
pénétration économique des investisseurs en Russie (Girault, 27). C’est
pourquoi ce sont souvent les mêmes banques d’affaires et sociétés de
crédit (et non le gouvernement français) qui sont chargées de vendre les
emprunts. Ils permettent d’abord de soutenir le fastueux régime
autoritaire du Tsar, mais aussi d’organiser l’industrialisation en
développant les transports, au profit des commerçants français.
Les lourdes contreparties à ces emprunts sont d’abord commerciales. Les
Russes doivent acheter du matériel ferroviaire aux Français à un prix
très élevé (Girault, 582). Mais elles sont surtout militaires. La
plupart des emprunts servent à financer la guerre. L’emprunt de 1906 (2
milliards) pour la guerre russo-japonaise est décidé contre l’avis du
peuple, sans approbation de la Douma. De même, la coopération financière
mène à un certain nombre d’alliances militaires. L’accord de la triple
intervention entre l’Empire allemand, la France et la Russie précède la
guerre russo-japonaise. La conférence d’Algésiras, suivi de l’alliance
franco-russe précède la guerre contre l’Allemagne. « La coopération
franco-russe prend alors une tournure nettement germanophobe. Elle
contribue à la préparation lointaine du conflit... » (Girault, 576)
Pour toutes ces raisons, les soviétiques considèrent la dette comme
illégitime. « Le peuple russe ne paiera sous aucun prétexte les emprunts
contractés par le gouvernement tsariste pendant l’époque des luttes
contre le peuple », déclare Lénine. En 1917, les actions qui, pour les
économistes marxistes, correspondent à du vol, sont purement et
simplement interdites. De même pour les emprunts d’Etat contractés par
le gouvernement tsariste. A cet égard, les trois décrets que promulgua
Lénine feront date dans l’histoire de la finance. Nous les reproduisons
tels quels pour mieux en saisir la pertinence et l’actualité.
Décret du 21 janvier 1918 sur les emprunts d’Etat
« 1° Tous les emprunts d’Etat conclus par le gouvernement des
propriétaires et bourgeois russes... sont annulés à partir du 1er
décembre 1917...
2° Sont également annulées toutes les garanties données par les
gouvernements cités, relativement aux emprunts des différentes
entreprises et institutions.
3° Tous les emprunts étrangers sont annulés sans exception et sans
conditions.
...
5° Les citoyens peu fortunés, possédant des titres des emprunts d’Etat
annulés pour une somme inférieure à 10.000 roubles reçoivent à la place
des titres nominatifs d’un nouvel emprunt de la République Russe
Socialiste Fédérative Soviétique pour une somme ne dépassant pas 10.000
roubles.
6. Les dépôts des caisses d’épargne nationale et leurs intérêts sont
intangibles. Toutes les obligations des emprunts annulés, appartenant
aux caisses d’épargne, seront inscrites au Grand livre de la dette de la
République Paysanne Ouvrière Russe.
7. Les coopératives, les administrations locales et toutes les
institutions démocratiques ou utiles au point de vue général, possédant
des obligations des emprunts annulés, reçoivent des compensations
déterminés par un règlement élaboré par le Conseil Supérieur de
l’Economie Nationale et les représentants de ces institutions...
Remarque : Les organes locaux du Conseil Supérieur de l’économie
nationale sont chargés de définir le caractère d’utilité sociale ou
démocratique des institutions mentionnées.
...
11° Les conseils des députés ouvriers, soldats et paysans forment,
d’accord avec les conseils locaux de l’économie national, des
commissions chargés d’établir la liste des citoyens appartenant à la
classe des peu fortunés.
Ces commissions ont le droit d’annuler toutes les économies acquises en
dehors du travail personnel, même dans le cas où ces économies ne
dépassent pas la somme de 5000 roubles. »
Décret sur les actions du 23 janvier 1918
1° Les capitaux des anciennes banques privées (capitaux sociaux,
capitaux de réserve et capitaux spéciaux) sont confisqués sans réserve
au profit de la Banque du Peuple de la République Russe.
2° Toutes les actions sont annulées et tout paiement de dividendes est
absolument suspendu.
3° Toutes les actions des banques doivent être immédiatement présentées
par leurs propriétaires actuels dans les succursales locales de la
Banque du Peuple.
4° Les détenteurs des actions de banques qui n’ont pas leurs actions
sous la main, sont tenus de présenter à la Succursale de la Banque du
Peuple des bordereaux des actions de banques leur appartenant, avec
l’indication exacte de l’endroit où elles se trouvent.
5° Les détenteurs des actions de banques qui n’auraient pas présenté
leurs actions (paragraphe 3), ou qui n’en auraient pas communiqué les
bordereaux (paragraphe 4) dans le délai de deux semaines à dater de la
publication du présent décret, seraient passibles de la confiscation de
la totalité de leurs biens.
6° Toute espèce de transactions sur les actions de banques sont
rigoureusement interdites. Toute personne qui participerait à ces
transactions est passible de trois ans de prison au maximum.
Décret de nationalisation des banques du 14 décembre 1917
« En vue de l’organisation rationnelle de l’économie nationale, de la
destruction définitive de la spéculation des banques, pour libérer
totalement les ouvriers et les paysans et toute la population de
l’exploitation des banquiers capitalistes, et pour la constitution de la
Banque unique nationale de la République Russe, véritablement au service
des intérêts du peuple et des classes prolétaires, le Comité central
1° Les opérations de banque sont déclarées monopole d’Etat.
2° Toutefois les banques par actions et maisons de banque sont
rattachées à la Banque du Peuple.
3° Les actifs et passifs des entreprises liquidées sont repris par la
Banque du Peuple.
4° Le mode de fusion des banques privées avec la Banque du Peuple sera
déterminé par décret spécial.
5° La direction provisoire des affaires des banques privées est remise
au Conseil de la Banque du Peuple.
6° Les intérêts des petits déposants seront complètement assurés. 5)
Représailles, embargo, et massacres
Dès 1917, les gouvernements occidentaux engagent d’impitoyables
représailles. Trois ans après la répudiation des emprunts, les cours
boursiers des emprunts russes demeurent étonnamment élevés. En effet,
les investisseurs espèrent la victoire de l’armée blanche alliée aux
armées occidentales. Churchill déclare que « le bolchévisme doit être
étranglé dans son berceau ». Anglais et Français arment le général
tsariste Denikine, les Allemands la division cosaque de Krasnov.
Clémenceau lance une intervention française de grande envergure en
Ukraine (mars-avril 1919). La guerre est sans pitié. Les occidentaux
occupent Mourmansk, Kola et Arkhangelsk. Les pogroms antisémites des
généraux blancs font plusieurs centaines de milliers de victimes. Quant
à la famine de 1919, qui fait cinq millions de morts, elle est en grande
partie due au blocus et à l’embargo imposé par les Britanniques.
Au passage, l’armée franco-britannique empoche les 94 tonnes d’or
versées à l’armée allemande pour établir la paix de Brest-Litovsk. Les
pillages exercés par le général blanc Koltchak permettent d’amasser un
trésor de guerre considérable, qui est ensuite remis aux Français.
En France, tout au long du vingtième siècle, les fils et petits-fils de
capitalistes « spoliés » s’organisèrent en lobbies, parmi lesquelles on
peut citer la « Ligue nationale des Français sinistrés de Russie » des
années 30, ou plus récemment l’« Association française des porteurs
d’emprunts russes », présidée par Pierre de Pontbriand, par ailleurs
membre de l’ultra-libéral « Club du 5 rue Frédéric Bastiat ». Leurs
attaques ont pris diverses formes au fur et à mesure qu’évoluait la
Guerre Froide. Elles portèrent certainement les coups les plus efficaces
dans les années 80, quand Gorbatchev pour des raisons que l’ouverture
des archives permettront de mieux déterminer, décida d’abandonner toute
politique communiste. Ainsi en témoignent les propos de l’ambassadeur
français en Russie : « Une mutation profonde s’est produite au sein du
pouvoir soviétique dans les années quatre-vingt et, à ce moment-là, il
est clair que l’on a trouvé en face de soi, notamment avec Mikhael
Gorbatchev, un homme qui était prêt à regarder les choses en face.6) »
Voyons les choses en face. Il fut juridiquement et techniquement
relativement facile de se libérer des dites dettes souveraines. En
revanche, l’exemple russe ne doit nous laisser aucune illusion. Pour
conserver leurs actions, obligations et dividendes, les capitalistes
furent (et demeurent) suffisamment organisés pour opposer aux peuples de
redoutables forces politiques, mais aussi militaires.
Valentin Martin
2 octobre 2012
1) Marc Ferro, La Révolution de 1917, Aubier, Paris, 1967, p. 36.
2) F.-X. Coquin, La Révolution russe, PUF, coll. « Que sais-je ? »,
1974, p. 14.
3) Sur l’origine de la dette française. Cf. notre article « Sortir de
l’impasse monétaire »
http://www.comite-valmy.org/spip.php ?article1056
4) R. Girault, Emprunts russes et investissements français en Russie,
1887-1914, Publication de la Sorbonne, Armand Colin, Paris, 1973.
5) Ces décrets sont cités dans EPSTEIN, E., Les banques de commerce
russes, Marcel Giard, 1925, Paris.
6) Ces décrets sont cités dans EPSTEIN, E., Les banques de commerce
russes, Marcel Giard, 1925, Paris.
-
Les Russes ont dors et déjà payé leur dette vis-à-vis de tous les pays statellites de l'ex-urss. Que demandent en plus les Etats-Unis ? De tuer l'ours russe et de s'en accaparer tout le territoire ?

Max
---
Max Enfoux
2017-10-12 14:52:10 UTC
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Raw Message
Post by Max Enfoux
Post by Cardinal de Hère
Comment résoudre les problèmes liés à la dette souveraine ? Comme les
Bolcheviques en 1917 : on ne paye plus !
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2860
l’exemple de 1917
Valentin Martin
Comment les Russes résolurent le problème
de la dette souveraine : l’exemple de 1917
Tout un monde sépare la Russie de 1917 de la France d’aujourd’hui. A la
veille de la Grande Guerre, la population russe, juste sortie du
servage, est majoritairement agraire (85%), miséreuse, analphabète et
superstitieuse 1). En 1905, un député rapporte à la Douma que la
présence de blattes et de cafards dans certaines maisons rurales est
considérée comme un signe de richesse2) . Il faut garder à l’esprit ce
contexte socio-économique pour comprendre les mesures prises par les
Soviets. La Russie de 1917 est plus proche de la France du XIVème siècle
que de cela France d’aujourd’hui. Néanmoins, il existe quelques
similitudes dans les formes que prend dans les deux cas le capitalisme
financier. En France comme en Russie, celui-ci est fondé sur le libre
commerce d’obligations et d’actions qui impose aux peuples de lourdes
dettes. Aussi l’étude de la dette russe et de son traitement en 1917
est-elle porteuse d’enseignements pour les lecteurs qui cherchent des
solutions au « problème de la dette »3) .
L’origine de la dette russe
A partir des années 1870, la Russie attire les investisseurs européens,
tant pour ses matières premières que pour l’abondance de sa main
d’oeuvre. Des banques d’affaires comme Paribas ou Rothschild tirent
profit de mines et d’usines. Une statistique établie en 1901 cite 50
sociétés métallurgiques à participation française, 19 charbonnages, 6
verreries, 7 entreprises de gaz et d’éclairage, 8 sociétés de
construction, 10 usines textiles. « L’appétit vient en mangeant : les
réussites de la fin du siècle ont aiguisé les audaces de entrepreneurs
français. 4) » Ces actions, souvent défiscalisés, rapportent de copieux
dividendes. Ainsi, entre 1894 et 1912, le total des revenus français
passe de 212 millions de francs par an à 556. Corrompue, la presse
occidentale fait croire à une solide amitié franco-russe, pour mieux
cacher le caractère précaire et purement commercial que prennent les
investissements. De nombreux rentiers se joignent à cette aventure
impérialiste. En 1917, c’est plus de la moitié des actions russes qui
est détenue par les capitaux étrangers.
C’est dans ce contexte qu’il faut replacer les fameux « emprunts russes
», autrement nommés « obligation d’Etat » et qui s’élèvent à 9 milliards
de francs en 1917. Ils servent avant tout de « tremplin » à la
pénétration économique des investisseurs en Russie (Girault, 27). C’est
pourquoi ce sont souvent les mêmes banques d’affaires et sociétés de
crédit (et non le gouvernement français) qui sont chargées de vendre les
emprunts. Ils permettent d’abord de soutenir le fastueux régime
autoritaire du Tsar, mais aussi d’organiser l’industrialisation en
développant les transports, au profit des commerçants français.
Les lourdes contreparties à ces emprunts sont d’abord commerciales. Les
Russes doivent acheter du matériel ferroviaire aux Français à un prix
très élevé (Girault, 582). Mais elles sont surtout militaires. La
plupart des emprunts servent à financer la guerre. L’emprunt de 1906 (2
milliards) pour la guerre russo-japonaise est décidé contre l’avis du
peuple, sans approbation de la Douma. De même, la coopération financière
mène à un certain nombre d’alliances militaires. L’accord de la triple
intervention entre l’Empire allemand, la France et la Russie précède la
guerre russo-japonaise. La conférence d’Algésiras, suivi de l’alliance
franco-russe précède la guerre contre l’Allemagne. « La coopération
franco-russe prend alors une tournure nettement germanophobe. Elle
contribue à la préparation lointaine du conflit... » (Girault, 576)
Pour toutes ces raisons, les soviétiques considèrent la dette comme
illégitime. « Le peuple russe ne paiera sous aucun prétexte les emprunts
contractés par le gouvernement tsariste pendant l’époque des luttes
contre le peuple », déclare Lénine. En 1917, les actions qui, pour les
économistes marxistes, correspondent à du vol, sont purement et
simplement interdites. De même pour les emprunts d’Etat contractés par
le gouvernement tsariste. A cet égard, les trois décrets que promulgua
Lénine feront date dans l’histoire de la finance. Nous les reproduisons
tels quels pour mieux en saisir la pertinence et l’actualité.
Décret du 21 janvier 1918 sur les emprunts d’Etat
« 1° Tous les emprunts d’Etat conclus par le gouvernement des
propriétaires et bourgeois russes... sont annulés à partir du 1er
décembre 1917...
2° Sont également annulées toutes les garanties données par les
gouvernements cités, relativement aux emprunts des différentes
entreprises et institutions.
3° Tous les emprunts étrangers sont annulés sans exception et sans
conditions.
...
5° Les citoyens peu fortunés, possédant des titres des emprunts d’Etat
annulés pour une somme inférieure à 10.000 roubles reçoivent à la place
des titres nominatifs d’un nouvel emprunt de la République Russe
Socialiste Fédérative Soviétique pour une somme ne dépassant pas 10.000
roubles.
6. Les dépôts des caisses d’épargne nationale et leurs intérêts sont
intangibles. Toutes les obligations des emprunts annulés, appartenant
aux caisses d’épargne, seront inscrites au Grand livre de la dette de la
République Paysanne Ouvrière Russe.
7. Les coopératives, les administrations locales et toutes les
institutions démocratiques ou utiles au point de vue général, possédant
des obligations des emprunts annulés, reçoivent des compensations
déterminés par un règlement élaboré par le Conseil Supérieur de
l’Economie Nationale et les représentants de ces institutions...
Remarque : Les organes locaux du Conseil Supérieur de l’économie
nationale sont chargés de définir le caractère d’utilité sociale ou
démocratique des institutions mentionnées.
...
11° Les conseils des députés ouvriers, soldats et paysans forment,
d’accord avec les conseils locaux de l’économie national, des
commissions chargés d’établir la liste des citoyens appartenant à la
classe des peu fortunés.
Ces commissions ont le droit d’annuler toutes les économies acquises en
dehors du travail personnel, même dans le cas où ces économies ne
dépassent pas la somme de 5000 roubles. »
Décret sur les actions du 23 janvier 1918
1° Les capitaux des anciennes banques privées (capitaux sociaux,
capitaux de réserve et capitaux spéciaux) sont confisqués sans réserve
au profit de la Banque du Peuple de la République Russe.
2° Toutes les actions sont annulées et tout paiement de dividendes est
absolument suspendu.
3° Toutes les actions des banques doivent être immédiatement présentées
par leurs propriétaires actuels dans les succursales locales de la
Banque du Peuple.
4° Les détenteurs des actions de banques qui n’ont pas leurs actions
sous la main, sont tenus de présenter à la Succursale de la Banque du
Peuple des bordereaux des actions de banques leur appartenant, avec
l’indication exacte de l’endroit où elles se trouvent.
5° Les détenteurs des actions de banques qui n’auraient pas présenté
leurs actions (paragraphe 3), ou qui n’en auraient pas communiqué les
bordereaux (paragraphe 4) dans le délai de deux semaines à dater de la
publication du présent décret, seraient passibles de la confiscation de
la totalité de leurs biens.
6° Toute espèce de transactions sur les actions de banques sont
rigoureusement interdites. Toute personne qui participerait à ces
transactions est passible de trois ans de prison au maximum.
Décret de nationalisation des banques du 14 décembre 1917
« En vue de l’organisation rationnelle de l’économie nationale, de la
destruction définitive de la spéculation des banques, pour libérer
totalement les ouvriers et les paysans et toute la population de
l’exploitation des banquiers capitalistes, et pour la constitution de la
Banque unique nationale de la République Russe, véritablement au service
des intérêts du peuple et des classes prolétaires, le Comité central
1° Les opérations de banque sont déclarées monopole d’Etat.
2° Toutefois les banques par actions et maisons de banque sont
rattachées à la Banque du Peuple.
3° Les actifs et passifs des entreprises liquidées sont repris par la
Banque du Peuple.
4° Le mode de fusion des banques privées avec la Banque du Peuple sera
déterminé par décret spécial.
5° La direction provisoire des affaires des banques privées est remise
au Conseil de la Banque du Peuple.
6° Les intérêts des petits déposants seront complètement assurés. 5)
Représailles, embargo, et massacres
Dès 1917, les gouvernements occidentaux engagent d’impitoyables
représailles. Trois ans après la répudiation des emprunts, les cours
boursiers des emprunts russes demeurent étonnamment élevés. En effet,
les investisseurs espèrent la victoire de l’armée blanche alliée aux
armées occidentales. Churchill déclare que « le bolchévisme doit être
étranglé dans son berceau ». Anglais et Français arment le général
tsariste Denikine, les Allemands la division cosaque de Krasnov.
Clémenceau lance une intervention française de grande envergure en
Ukraine (mars-avril 1919). La guerre est sans pitié. Les occidentaux
occupent Mourmansk, Kola et Arkhangelsk. Les pogroms antisémites des
généraux blancs font plusieurs centaines de milliers de victimes. Quant
à la famine de 1919, qui fait cinq millions de morts, elle est en grande
partie due au blocus et à l’embargo imposé par les Britanniques.
Au passage, l’armée franco-britannique empoche les 94 tonnes d’or
versées à l’armée allemande pour établir la paix de Brest-Litovsk. Les
pillages exercés par le général blanc Koltchak permettent d’amasser un
trésor de guerre considérable, qui est ensuite remis aux Français.
En France, tout au long du vingtième siècle, les fils et petits-fils de
capitalistes « spoliés » s’organisèrent en lobbies, parmi lesquelles on
peut citer la « Ligue nationale des Français sinistrés de Russie » des
années 30, ou plus récemment l’« Association française des porteurs
d’emprunts russes », présidée par Pierre de Pontbriand, par ailleurs
membre de l’ultra-libéral « Club du 5 rue Frédéric Bastiat ». Leurs
attaques ont pris diverses formes au fur et à mesure qu’évoluait la
Guerre Froide. Elles portèrent certainement les coups les plus efficaces
dans les années 80, quand Gorbatchev pour des raisons que l’ouverture
des archives permettront de mieux déterminer, décida d’abandonner toute
politique communiste. Ainsi en témoignent les propos de l’ambassadeur
français en Russie : « Une mutation profonde s’est produite au sein du
pouvoir soviétique dans les années quatre-vingt et, à ce moment-là, il
est clair que l’on a trouvé en face de soi, notamment avec Mikhael
Gorbatchev, un homme qui était prêt à regarder les choses en face.6) »
Voyons les choses en face. Il fut juridiquement et techniquement
relativement facile de se libérer des dites dettes souveraines. En
revanche, l’exemple russe ne doit nous laisser aucune illusion. Pour
conserver leurs actions, obligations et dividendes, les capitalistes
furent (et demeurent) suffisamment organisés pour opposer aux peuples de
redoutables forces politiques, mais aussi militaires.
Valentin Martin
2 octobre 2012
1) Marc Ferro, La Révolution de 1917, Aubier, Paris, 1967, p. 36.
2) F.-X. Coquin, La Révolution russe, PUF, coll. « Que sais-je ? »,
1974, p. 14.
3) Sur l’origine de la dette française. Cf. notre article « Sortir de
l’impasse monétaire »
http://www.comite-valmy.org/spip.php ?article1056
4) R. Girault, Emprunts russes et investissements français en Russie,
1887-1914, Publication de la Sorbonne, Armand Colin, Paris, 1973.
5) Ces décrets sont cités dans EPSTEIN, E., Les banques de commerce
russes, Marcel Giard, 1925, Paris.
6) Ces décrets sont cités dans EPSTEIN, E., Les banques de commerce
russes, Marcel Giard, 1925, Paris.
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Les Russes ont dors et déjà payé leur dette vis-à-vis de tous les pays statellites de l'ex-urss. Que demandent en plus les Etats-Unis ? De tuer l'ours russe et de s'en accaparer tout le territoire ?
Max
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Diplomatiquement parlé, ce serait faire un mauvais calcul pour la France. Macron est un con américaniste reconnu comme tel dans l'Europe entière. Est-ce cela pour qui vous avez voté ? Un américanoïaque confirmé. En-êtes-vous sûr ?

Max
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RVG
2017-10-12 15:17:38 UTC
Permalink
Raw Message
Post by Max Enfoux
Les Russes ont dors
d'ores
Post by Max Enfoux
et déjà
--
«L’ancienne pensée unique des Soviétiques avait beaucoup moins d’emprise
que l’occupation médiatique plus prenante que toute idéologie.»
Bernard Noël, L’Outrage aux mots

https://www.jamendo.com/artist/336871/regis-v-gronoff/albums
http://bluedusk.blogspot.fr/
http://soundcloud.com/rvgronoff
http://www.toutelapoesie.com/salons/user/18908-guillaume-daquile/
Max Enfoux
2017-10-12 15:30:39 UTC
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Raw Message
Post by RVG
Post by Max Enfoux
Les Russes ont dors
d'ores
Post by Max Enfoux
et déjà
Le livre d'or de RVG ?

Moi aussi.

Max
---
Max Enfoux
2017-10-12 15:34:59 UTC
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Raw Message
Post by Max Enfoux
Post by RVG
Post by Max Enfoux
Les Russes ont dors
d'ores
Post by Max Enfoux
et déjà
Le livre d'or de RVG ?
Moi aussi.
Max
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Je vais vous hyptnotiser : imaginez ! Vous écoutez un discours de RVG. Vos paupières deviennent lourdes, très lourdes

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