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Esclavage en Libye : merci l’OTAN !
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Lyly
2017-12-06 11:02:06 UTC
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Par Bruno Guigue | 19 NOVEMBRE 2017

Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ? On tombe
vraiment des nues ? Certainement pas. Le 11 avril 2017, l’Office
international des migrations publiait un rapport indiquant que des
milliers de migrants transitant par la Libye étaient vendus comme du
bétail sur des marchés aux esclaves, avant d’être soumis au travail
forcé ou à l’exploitation sexuelle. Cette réalité, tout le monde la
connaissait, et personne n’a rien fait.

Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la
région sahélienne, on n’a pas le souvenir qu’il ait dit quelque chose.
Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de
l’ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on
ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C’est
vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la
situation en Libye.

Il ne faudrait pas l’oublier : si ce pays est à la dérive, s’il est
dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c’est parce
que la France et ses alliés l’ont anéanti en 2011. Les marchands
d’esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les
bagages de l’OTAN. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la
propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogé le droit de
détruire un Etat souverain. Ils l’ont remplacé par la loi de la jungle
et le chaos milicien. On voit le résultat.

Où sont-ils, ceux qui ont décidé de renverser Mouammar Kadhafi ? On
aimerait les entendre, ces visionnaires. Nicolas Sarkozy voulait faire
de cette croisade le joyau de son mandat. “Le chef de l’Etat a fait de
l’intervention en Libye un combat personnel. Pour le rayonnement de la
France”, titre “Le Monde” le 23 août 2011. Le rayonnement est aveuglant
! Pour Alain Juppé, l’intervention en Libye est “un investissement pour
l’avenir”. Il aurait dû préciser que cet investissement n’était pas
seulement pétrolier. Les esclavagistes le remercient. Eux aussi, ils
investissent.

Du côté de l’opposition de “gauche”, ce n’est guère mieux. François
Hollande approuve le recours à la force contre Kadhafi “parce que sinon
Kadhafi aurait massacré une partie de son peuple”. Qu’il se rassure :
pour ce qui est des massacres, l’OTAN a fait ses preuves. Le 21 mars
2011, “Libération” demande à Jean-Luc Mélenchon pourquoi il approuve
les frappes aériennes en Libye. Il répond : “La première question à se
poser est la suivante : y a-t-il un processus révolutionnaire au
Maghreb et au Moyen-Orient ? Oui. Qui fait la révolution ? Le peuple.
Il est donc décisif que la vague révolutionnaire ne soit pas brisée en
Libye.”

Il faudrait pourtant que les progressistes ou prétendus tels se mettent
sérieusement à méditer la leçon des faits. Car la politique
occidentale, c’est toujours le grand écart : on part avec les droits de
l’homme et on finit avec le marché aux esclaves. Certains ont beau
l’emballer de rhétorique humaniste ou révolutionnaire, l’impérialisme
reste l’impérialisme. On peut multiplier à foison les variantes du
cache-misère idéologique, le prétendu devoir d’ingérence n’est que le
droit que l’on s’arroge à écraser le voisin. C’est le droit du plus
fort revu et corrigé par BHL.

Les hypocrites diront que l’esclavage ne date pas d’hier et que cette
affaire concerne les Africains, niant la responsabilité du
néo-colonialisme. Poussés par la misère, ils sont des centaines de
milliers à vouloir franchir la Méditerranée au péril de leur vie. La
destruction de l’Etat libyen les a mis à la merci des passeurs qui les
vendent comme du bétail. S’ils échappent à leurs griffes, leur calvaire
ne fait que commencer. Quel paradoxe ! Victimes d’un monde dual, ces
damnés de la terre n’ont d’autre espoir que d’aller traîner leur misère
dans les pays qui ont fait leur malheur.

Bruno Guigue | 19 NOVEMBRE 2017

Source: BRUNO GUIGUE·
--
Lyly
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Herisson grognon
2017-12-06 17:59:51 UTC
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Post by Lyly
Par Bruno Guigue | 19 NOVEMBRE 2017
Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ? On tombe
vraiment des nues ? Certainement pas. Le 11 avril 2017, l'Office
international des migrations publiait un rapport indiquant que des
milliers de migrants transitant par la Libye étaient vendus comme du
bétail sur des marchés aux esclaves, avant d'être soumis au travail
forcé ou à l'exploitation sexuelle. Cette réalité, tout le monde la
connaissait, et personne n'a rien fait.
Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la
région sahélienne, on n'a pas le souvenir qu'il ait dit quelque chose.
Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de
l'ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on
ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C'est
vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la
situation en Libye.
Il ne faudrait pas l'oublier : si ce pays est à la dérive, s'il est
dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c'est parce
que la France et ses alliés l'ont anéanti en 2011. Les marchands
d'esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les
bagages de l'OTAN. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la
propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogé le droit de
détruire un Etat souverain. Ils l'ont remplacé par la loi de la jungle
et le chaos milicien. On voit le résultat.
Où sont-ils, ceux qui ont décidé de renverser Mouammar Kadhafi ? On
aimerait les entendre, ces visionnaires. Nicolas Sarkozy voulait faire
de cette croisade le joyau de son mandat. "Le chef de l'Etat a fait de
l'intervention en Libye un combat personnel. Pour le rayonnement de la
France", titre "Le Monde" le 23 août 2011. Le rayonnement est aveuglant
! Pour Alain Juppé, l'intervention en Libye est "un investissement pour
l'avenir". Il aurait dû préciser que cet investissement n'était pas
seulement pétrolier. Les esclavagistes le remercient. Eux aussi, ils
investissent.
Du côté de l'opposition de "gauche", ce n'est guère mieux. François
Hollande approuve le recours à la force contre Kadhafi "parce que sinon
pour ce qui est des massacres, l'OTAN a fait ses preuves. Le 21 mars
2011, "Libération" demande à Jean-Luc Mélenchon pourquoi il approuve
les frappes aériennes en Libye. Il répond : "La première question à se
poser est la suivante : y a-t-il un processus révolutionnaire au
Maghreb et au Moyen-Orient ? Oui. Qui fait la révolution ? Le peuple.
Il est donc décisif que la vague révolutionnaire ne soit pas brisée en
Libye."
Il faudrait pourtant que les progressistes ou prétendus tels se mettent
sérieusement à méditer la leçon des faits. Car la politique
occidentale, c'est toujours le grand écart : on part avec les droits de
l'homme et on finit avec le marché aux esclaves. Certains ont beau
l'emballer de rhétorique humaniste ou révolutionnaire, l'impérialisme
reste l'impérialisme. On peut multiplier à foison les variantes du
cache-misère idéologique, le prétendu devoir d'ingérence n'est que le
droit que l'on s'arroge à écraser le voisin. C'est le droit du plus
fort revu et corrigé par BHL.
Les hypocrites diront que l'esclavage ne date pas d'hier et que cette
affaire concerne les Africains, niant la responsabilité du
néo-colonialisme. Poussés par la misère, ils sont des centaines de
milliers à vouloir franchir la Méditerranée au péril de leur vie. La
destruction de l'Etat libyen les a mis à la merci des passeurs qui les
vendent comme du bétail. S'ils échappent à leurs griffes, leur calvaire
ne fait que commencer. Quel paradoxe ! Victimes d'un monde dual, ces
damnés de la terre n'ont d'autre espoir que d'aller traîner leur misère
dans les pays qui ont fait leur malheur.
Bruno Guigue | 19 NOVEMBRE 2017
En réumé :

"Car la politique occidentale, c'est toujours le grand écart : on part
avec les droits de l'homme et on finit avec le marché aux esclaves."

Vive l'occident !

Alain
"René Groumal
2017-12-07 10:20:51 UTC
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Post by Herisson grognon
Post by Lyly
Par Bruno Guigue | 19 NOVEMBRE 2017
Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ? On tombe
vraiment des nues ? Certainement pas. Le 11 avril 2017, l'Office
international des migrations publiait un rapport indiquant que des
milliers de migrants transitant par la Libye étaient vendus comme du
bétail sur des marchés aux esclaves, avant d'être soumis au travail
forcé ou à l'exploitation sexuelle. Cette réalité, tout le monde la
connaissait, et personne n'a rien fait.
Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la
région sahélienne, on n'a pas le souvenir qu'il ait dit quelque chose.
Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de
l'ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on
ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C'est
vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la
situation en Libye.
Il ne faudrait pas l'oublier : si ce pays est à la dérive, s'il est
dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c'est parce
que la France et ses alliés l'ont anéanti en 2011. Les marchands
d'esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les
bagages de l'OTAN. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la
propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogé le droit de
détruire un Etat souverain. Ils l'ont remplacé par la loi de la jungle
et le chaos milicien. On voit le résultat.
Où sont-ils, ceux qui ont décidé de renverser Mouammar Kadhafi ? On
aimerait les entendre, ces visionnaires. Nicolas Sarkozy voulait faire
de cette croisade le joyau de son mandat. "Le chef de l'Etat a fait de
l'intervention en Libye un combat personnel. Pour le rayonnement de la
France", titre "Le Monde" le 23 août 2011. Le rayonnement est aveuglant
! Pour Alain Juppé, l'intervention en Libye est "un investissement pour
l'avenir". Il aurait dû préciser que cet investissement n'était pas
seulement pétrolier. Les esclavagistes le remercient. Eux aussi, ils
investissent.
Du côté de l'opposition de "gauche", ce n'est guère mieux. François
Hollande approuve le recours à la force contre Kadhafi "parce que sinon
pour ce qui est des massacres, l'OTAN a fait ses preuves. Le 21 mars
2011, "Libération" demande à Jean-Luc Mélenchon pourquoi il approuve
les frappes aériennes en Libye. Il répond : "La première question à se
poser est la suivante : y a-t-il un processus révolutionnaire au
Maghreb et au Moyen-Orient ? Oui. Qui fait la révolution ? Le peuple.
Il est donc décisif que la vague révolutionnaire ne soit pas brisée en
Libye."
Il faudrait pourtant que les progressistes ou prétendus tels se mettent
sérieusement à méditer la leçon des faits. Car la politique
occidentale, c'est toujours le grand écart : on part avec les droits de
l'homme et on finit avec le marché aux esclaves. Certains ont beau
l'emballer de rhétorique humaniste ou révolutionnaire, l'impérialisme
reste l'impérialisme. On peut multiplier à foison les variantes du
cache-misère idéologique, le prétendu devoir d'ingérence n'est que le
droit que l'on s'arroge à écraser le voisin. C'est le droit du plus
fort revu et corrigé par BHL.
Les hypocrites diront que l'esclavage ne date pas d'hier et que cette
affaire concerne les Africains, niant la responsabilité du
néo-colonialisme. Poussés par la misère, ils sont des centaines de
milliers à vouloir franchir la Méditerranée au péril de leur vie. La
destruction de l'Etat libyen les a mis à la merci des passeurs qui les
vendent comme du bétail. S'ils échappent à leurs griffes, leur calvaire
ne fait que commencer. Quel paradoxe ! Victimes d'un monde dual, ces
damnés de la terre n'ont d'autre espoir que d'aller traîner leur misère
dans les pays qui ont fait leur malheur.
Bruno Guigue | 19 NOVEMBRE 2017
"Car la politique occidentale, c'est toujours le grand écart : on part
avec les droits de l'homme et on finit avec le marché aux esclaves."
Vive l'occident !
Alain
L'esclavage c'est plutôt une pratique de l'Orient..
--
Un fanatique est réfractaire à toute réfutation par les faits et la
logique car il choisi de vivre dans la haine sans égard pour les faits
et la logique
Herisson grognon
2017-12-07 10:51:00 UTC
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Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ? On tombe
vraiment des nues ? Certainement pas. Le 11 avril 2017, l'Office
international des migrations publiait un rapport indiquant que des
milliers de migrants transitant par la Libye étaient vendus comme du
bétail sur des marchés aux esclaves, avant d'être soumis au travail
forcé ou à l'exploitation sexuelle. Cette réalité, tout le monde la
connaissait, et personne n'a rien fait.
Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la
région sahélienne, on n'a pas le souvenir qu'il ait dit quelque chose.
Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de
l'ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on
ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C'est
vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la
situation en Libye.
Il ne faudrait pas l'oublier : si ce pays est à la dérive, s'il est
dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c'est parce
que la France et ses alliés l'ont anéanti en 2011. Les marchands
d'esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les
bagages de l'OTAN. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la
propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogé le droit de
détruire un Etat souverain. Ils l'ont remplacé par la loi de la jungle
et le chaos milicien. On voit le résultat.
Où sont-ils, ceux qui ont décidé de renverser Mouammar Kadhafi ? On
aimerait les entendre, ces visionnaires. Nicolas Sarkozy voulait faire
de cette croisade le joyau de son mandat. "Le chef de l'Etat a fait de
l'intervention en Libye un combat personnel. Pour le rayonnement de la
France", titre "Le Monde" le 23 août 2011. Le rayonnement est aveuglant
! Pour Alain Juppé, l'intervention en Libye est "un investissement pour
l'avenir". Il aurait dû préciser que cet investissement n'était pas
seulement pétrolier. Les esclavagistes le remercient. Eux aussi, ils
investissent.
Du côté de l'opposition de "gauche", ce n'est guère mieux. François
Hollande approuve le recours à la force contre Kadhafi "parce que sinon
pour ce qui est des massacres, l'OTAN a fait ses preuves. Le 21 mars
2011, "Libération" demande à Jean-Luc Mélenchon pourquoi il approuve
les frappes aériennes en Libye. Il répond : "La première question à se
poser est la suivante : y a-t-il un processus révolutionnaire au
Maghreb et au Moyen-Orient ? Oui. Qui fait la révolution ? Le peuple.
Il est donc décisif que la vague révolutionnaire ne soit pas brisée en
Libye."
Il faudrait pourtant que les progressistes ou prétendus tels se mettent
sérieusement à méditer la leçon des faits. Car la politique
occidentale, c'est toujours le grand écart : on part avec les droits de
l'homme et on finit avec le marché aux esclaves. Certains ont beau
l'emballer de rhétorique humaniste ou révolutionnaire, l'impérialisme
reste l'impérialisme. On peut multiplier à foison les variantes du
cache-misère idéologique, le prétendu devoir d'ingérence n'est que le
droit que l'on s'arroge à écraser le voisin. C'est le droit du plus
fort revu et corrigé par BHL.
Les hypocrites diront que l'esclavage ne date pas d'hier et que cette
affaire concerne les Africains, niant la responsabilité du
néo-colonialisme. Poussés par la misère, ils sont des centaines de
milliers à vouloir franchir la Méditerranée au péril de leur vie. La
destruction de l'Etat libyen les a mis à la merci des passeurs qui les
vendent comme du bétail. S'ils échappent à leurs griffes, leur calvaire
ne fait que commencer. Quel paradoxe ! Victimes d'un monde dual, ces
damnés de la terre n'ont d'autre espoir que d'aller traîner leur misère
dans les pays qui ont fait leur malheur.
Bruno Guigue | 19 NOVEMBRE 2017
"Car la politique occidentale, c'est toujours le grand écart : on part
avec les droits de l'homme et on finit avec le marché aux esclaves."
Vive l'occident !
Alain
L'esclavage c'est plutôt une pratique de l'Orient..
AVANT l'intervention de Washington, Londres et Paris la Libye était le
pays au meilleur standard de vie de l'Afrique, sur certains points
meilleur que la france, depuis cette intervention c'est un état failli,
la population vit sous la pression de gangsters et d'islamistes et les
conditions de travail sont devenues en dessous de tout, dont cet
esclavagisme qui ne se cache même pas, voilà le résultat de décisions
prises par des directions qui se prétendent démocratiques, d'états qui
se prétendent démocratiques, et que vous le dénonciez ou pas n'a,
évidemment, pas d'importance, mais vous place précisément sur le domaine
politique.

Alain
s***@free.fr
2017-12-07 14:57:21 UTC
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Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ? On tombe
vraiment des nues ? Certainement pas. Le 11 avril 2017, l'Office
international des migrations publiait un rapport indiquant que des
milliers de migrants transitant par la Libye étaient vendus comme du
bétail sur des marchés aux esclaves, avant d'être soumis au travail
forcé ou à l'exploitation sexuelle. Cette réalité, tout le monde la
connaissait, et personne n'a rien fait.
Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la
région sahélienne, on n'a pas le souvenir qu'il ait dit quelque chose.
Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de
l'ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on
ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C'est
vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la
situation en Libye.
Il ne faudrait pas l'oublier : si ce pays est à la dérive, s'il est
dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c'est parce
que la France et ses alliés l'ont anéanti en 2011. Les marchands
d'esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les
bagages de l'OTAN. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la
propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogé le droit de
détruire un Etat souverain. Ils l'ont remplacé par la loi de la jungle
et le chaos milicien. On voit le résultat.
Où sont-ils, ceux qui ont décidé de renverser Mouammar Kadhafi ? On
aimerait les entendre, ces visionnaires. Nicolas Sarkozy voulait faire
de cette croisade le joyau de son mandat. "Le chef de l'Etat a fait de
l'intervention en Libye un combat personnel. Pour le rayonnement de la
France", titre "Le Monde" le 23 août 2011. Le rayonnement est aveuglant
! Pour Alain Juppé, l'intervention en Libye est "un investissement pour
l'avenir". Il aurait dû préciser que cet investissement n'était pas
seulement pétrolier. Les esclavagistes le remercient. Eux aussi, ils
investissent.
Du côté de l'opposition de "gauche", ce n'est guère mieux. François
Hollande approuve le recours à la force contre Kadhafi "parce que sinon
pour ce qui est des massacres, l'OTAN a fait ses preuves. Le 21 mars
2011, "Libération" demande à Jean-Luc Mélenchon pourquoi il approuve
les frappes aériennes en Libye. Il répond : "La première question à se
poser est la suivante : y a-t-il un processus révolutionnaire au
Maghreb et au Moyen-Orient ? Oui. Qui fait la révolution ? Le peuple.
Il est donc décisif que la vague révolutionnaire ne soit pas brisée en
Libye."
Il faudrait pourtant que les progressistes ou prétendus tels se mettent
sérieusement à méditer la leçon des faits. Car la politique
occidentale, c'est toujours le grand écart : on part avec les droits de
l'homme et on finit avec le marché aux esclaves. Certains ont beau
l'emballer de rhétorique humaniste ou révolutionnaire, l'impérialisme
reste l'impérialisme. On peut multiplier à foison les variantes du
cache-misère idéologique, le prétendu devoir d'ingérence n'est que le
droit que l'on s'arroge à écraser le voisin. C'est le droit du plus
fort revu et corrigé par BHL.
Les hypocrites diront que l'esclavage ne date pas d'hier et que cette
affaire concerne les Africains, niant la responsabilité du
néo-colonialisme. Poussés par la misère, ils sont des centaines de
milliers à vouloir franchir la Méditerranée au péril de leur vie. La
destruction de l'Etat libyen les a mis à la merci des passeurs qui les
vendent comme du bétail. S'ils échappent à leurs griffes, leur calvaire
ne fait que commencer. Quel paradoxe ! Victimes d'un monde dual, ces
damnés de la terre n'ont d'autre espoir que d'aller traîner leur misère
dans les pays qui ont fait leur malheur.
Bruno Guigue | 19 NOVEMBRE 2017
"Car la politique occidentale, c'est toujours le grand écart : on part
avec les droits de l'homme et on finit avec le marché aux esclaves."
Vive l'occident !
Alain
L'esclavage c'est plutôt une pratique de l'Orient..
AVANT l'intervention de Washington, Londres et Paris la Libye était le
pays au meilleur standard de vie de l'Afrique, sur certains points
meilleur que la france, depuis cette intervention c'est un état failli,
la population vit sous la pression de gangsters et d'islamistes et les
conditions de travail sont devenues en dessous de tout, dont cet
esclavagisme qui ne se cache même pas, voilà le résultat de décisions
prises par des directions qui se prétendent démocratiques, d'états qui
se prétendent démocratiques, et que vous le dénonciez ou pas n'a,
évidemment, pas d'importance, mais vous place précisément sur le domaine
politique.
Alain
Oui bien sûr.

Durant la terreur aussi, ils étaient nombreux à regretter le temps jadis et la vie sous le règne des capétiens.

Surtout ceux qui vivaient des prébendes du roi.
Herisson grognon
2017-12-07 19:28:43 UTC
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Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ? On tombe
vraiment des nues ? Certainement pas. Le 11 avril 2017, l'Office
international des migrations publiait un rapport indiquant que des
milliers de migrants transitant par la Libye étaient vendus comme du
bétail sur des marchés aux esclaves, avant d'être soumis au travail
forcé ou à l'exploitation sexuelle. Cette réalité, tout le monde la
connaissait, et personne n'a rien fait.
Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la
région sahélienne, on n'a pas le souvenir qu'il ait dit quelque chose.
Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de
l'ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on
ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C'est
vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la
situation en Libye.
Il ne faudrait pas l'oublier : si ce pays est à la dérive, s'il est
dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c'est parce
que la France et ses alliés l'ont anéanti en 2011. Les marchands
d'esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les
bagages de l'OTAN. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la
propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogé le droit de
détruire un Etat souverain. Ils l'ont remplacé par la loi de la jungle
et le chaos milicien. On voit le résultat.
Où sont-ils, ceux qui ont décidé de renverser Mouammar Kadhafi ? On
aimerait les entendre, ces visionnaires. Nicolas Sarkozy voulait faire
de cette croisade le joyau de son mandat. "Le chef de l'Etat a fait de
l'intervention en Libye un combat personnel. Pour le rayonnement de la
France", titre "Le Monde" le 23 août 2011. Le rayonnement est aveuglant
! Pour Alain Juppé, l'intervention en Libye est "un investissement pour
l'avenir". Il aurait dû préciser que cet investissement n'était pas
seulement pétrolier. Les esclavagistes le remercient. Eux aussi, ils
investissent.
Du côté de l'opposition de "gauche", ce n'est guère mieux. François
Hollande approuve le recours à la force contre Kadhafi "parce que sinon
pour ce qui est des massacres, l'OTAN a fait ses preuves. Le 21 mars
2011, "Libération" demande à Jean-Luc Mélenchon pourquoi il approuve
les frappes aériennes en Libye. Il répond : "La première question à se
poser est la suivante : y a-t-il un processus révolutionnaire au
Maghreb et au Moyen-Orient ? Oui. Qui fait la révolution ? Le peuple.
Il est donc décisif que la vague révolutionnaire ne soit pas brisée en
Libye."
Il faudrait pourtant que les progressistes ou prétendus tels se mettent
sérieusement à méditer la leçon des faits. Car la politique
occidentale, c'est toujours le grand écart : on part avec les droits de
l'homme et on finit avec le marché aux esclaves. Certains ont beau
l'emballer de rhétorique humaniste ou révolutionnaire, l'impérialisme
reste l'impérialisme. On peut multiplier à foison les variantes du
cache-misère idéologique, le prétendu devoir d'ingérence n'est que le
droit que l'on s'arroge à écraser le voisin. C'est le droit du plus
fort revu et corrigé par BHL.
Les hypocrites diront que l'esclavage ne date pas d'hier et que cette
affaire concerne les Africains, niant la responsabilité du
néo-colonialisme. Poussés par la misère, ils sont des centaines de
milliers à vouloir franchir la Méditerranée au péril de leur vie. La
destruction de l'Etat libyen les a mis à la merci des passeurs qui les
vendent comme du bétail. S'ils échappent à leurs griffes, leur calvaire
ne fait que commencer. Quel paradoxe ! Victimes d'un monde dual, ces
damnés de la terre n'ont d'autre espoir que d'aller traîner leur misère
dans les pays qui ont fait leur malheur.
Bruno Guigue | 19 NOVEMBRE 2017
"Car la politique occidentale, c'est toujours le grand écart : on part
avec les droits de l'homme et on finit avec le marché aux esclaves."
Vive l'occident !
Alain
L'esclavage c'est plutôt une pratique de l'Orient..
AVANT l'intervention de Washington, Londres et Paris la Libye était le
pays au meilleur standard de vie de l'Afrique, sur certains points
meilleur que la france, depuis cette intervention c'est un état failli,
la population vit sous la pression de gangsters et d'islamistes et les
conditions de travail sont devenues en dessous de tout, dont cet
esclavagisme qui ne se cache même pas, voilà le résultat de décisions
prises par des directions qui se prétendent démocratiques, d'états qui
se prétendent démocratiques, et que vous le dénonciez ou pas n'a,
évidemment, pas d'importance, mais vous place précisément sur le domaine
politique.
Alain
Oui bien sûr.
Durant la terreur aussi, ils étaient nombreux à regretter le temps jadis
et la vie sous le règne des capétiens.
Surtout ceux qui vivaient des prébendes du roi.
Je doute que de larges secteurs de la population de la Libye préfèrent
ce qui leur est imposé actuellement à ce qui se vivait avant le
renversement du pouvoir, j'imagine que 50% de cette population, les
femmes, subit la charia avec un enthousiasme mitigé, si quelques uns ou
quelques une d'entre nous a envie d'essayer, on peut se cotiser pour
payer un billet d'avion.

Alain

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